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Femmes, réveillez-vous !

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Réveillée un matin par l’injonction “Femmes, réveillez-vous !” j’ai senti le besoin d’écouter ce qui voulait s’exprimer à travers un conte initiatique toujours en cours d’écriture. Ceci est le premier chapitre…

Synopsis

Dans la forêt magique de Brocéliande, Morgane réunit les  femmes de la Lignée d’IS, celles qui portent en elles les valeurs de l’âge d’or des mondes engloutis (AtlantIS, la ville d’IS…) tout comme les anciennes prêtresses d’ISIS, toutes, femmes d’un Nouveau Monde qui se prépare. Dans le temps d’une seule nuit et dans l’unique espace d’un cercle de pierres réactivé, son rappel d’une Connaissance ancestrale ravive l’Unité oubliée.
Chaque chapitre se termine par une “pratique” et une “synthèse”.

 

1 – L’Appel

Impératif, l’Appel avait déchiré la nuit. Tirées de leur dormition millénaire, les femmes de la Grande Lignée Sacrée s’éveillaient à l’intérieur de leur rêve. Le temps était venu, leur disait-on. On avait besoin d’elles. Mais qui avait appelé ?

“De l’autre côté”, à Brocéliande, Morgane guettait celles qui devaient se préparer pour servir l’Ascension de la Terre. Debout, sur le grand rocher de schiste rouge du Val sans Retour, chevelure noire au vent, ailes déployées et frémissantes dans son manteau de chamane en plumes de Corneille, elle s’employait à maintenir actif, selon la Grande Fréquence Sacrée, le pont de communication. C’était un immense vortex vertical aux pulsations vivantes. Il projetait, en une auréole circulaire, une lumière violette au pied du grand rocher.

Morgane était très concentrée afin que son corps, son âme et son esprit œuvrent de concert.

Accueillir le flot des perceptions sensitives était sa priorité. Chaque élément était information : les fourmillements au centre du front comme la caresse des plumes du manteau sur sa peau nue, l’odeur de sève de la forêt de pins comme le petit goût de miel qui lui était associé, le clignotement des lucioles dans la nuit comme la vibration puissante des “veines du dragon”, ces énergies secrètes de la Terre qu’elle sentait filtrer sous ses pieds à travers la roche rugueuse…

Elle était aussi très attentive aux émotions associées qui s’imposaient comme les interprètes vibratoires des sensations. Elles parlaient “d’alignement” lorsque les fréquences étaient agréables comme celles de la Joie, de l’Amour, de la Paix, de la gratitude…

Dans le même temps, le souffle de l’Awen, cette l’inspiration divine bien connue des poètes, s’écoulait dans le canal de son corps depuis le sommet de sa tête, traduisant en images tout ce qui était sensations et émotions. Et la pensée en images se mettait à créer. Il n’y avait plus qu’à regarder la manifestation…

Par flux successifs, les femmes de la Grande Lignée Sacrée glissaient dans le vortex comme sur un toboggan d’air. Des forces invisibles les déposaient délicatement sur un tapis de mousse et les invitaient à rejoindre le périmètre du cercle violet.

L'appel de Morgane, peinture intuitive de Patricia Buigné-Verron

« L’appel de Morgane », peinture intuitive de Patricia Buigné-Verron

La dernière vague de femmes venait de se placer en cercle et Morgane relâcha sa concentration. Elle descendit de son rocher et posa sur les femmes un regard qui les transperça.

Bienvenue, femmes de la Lignée d’IS, femmes du Nouveau Monde, dit-elle en langage télépathique ! Me reconnaissez-vous ?

Mais qui donc était cette femme si puissante qui semblait les connaître ? Où se trouvaient-elles ? Qu’était “la Lignée d’IS” et pourquoi les désignaient-on comme “femmes du Nouveau Monde” ? Etait-ce leur rêve qui se poursuivait ? Les questions se bousculaient et la réponse ne se fit pas attendre.

Non, femmes,  vous ne rêvez plus! Je vous ai réveillées car j’ai été désignée pour être votre guide. Certaines d’entre vous me connaissent comme “Morgane”. Cela me convient. C’est mon nom de légende attaché à la forêt magique où le vortex vous a déposées.

Morgane ? La fée dont on rapporte les légendes ? Ainsi, elles se trouvaient avec cette fée dans la forêt de Brocéliande?

Je ne suis pas seulement Morgane, même si ce nom que l’on me prête dit déjà beaucoup de choses. En langue bretonne, “mor” vibre des forces vives de la mer, dont je suis dépositaire. Quant à “ane”, il véhicule l’énergie de la Grande Mère que je représente.

A ces mots une vague d’énergie déferla sur les femmes…

En Irlande, on m’appelle aussi “Morrigane”, la Grande Reine poursuivit-elle. On me prête là bas des pouvoirs prophétiques, mystérieux ou inquiétants. On rapporte, notamment, que je prends l’apparence d’une corneille lorsque j’escorte les âmes des guerriers jusqu’à l’autre rive du monde. Parfois, on me vénère comme “Dana” ou “Danu”, “Ana” ou “Anu”, du nom de  la déesse primordiale irlandaise.

Les femmes de la Grande Lignée Sacrée connaissaient bien les mythes. Elles avaient d’ailleurs toujours particulièrement affectionné ces histoires de tradition orale qui parlaient directement à l’âme !

Ce ne sont pas seulement des mythes, corrigea Morgane. Ressentez la vibration de la Déesse qui anime le mythe ! Dans l’Est, je règne sur le Danube.  En Inde, je domine le plus haut sommet de l’Himalaya et on me connait comme “Anna Pourna Devi”, déesse de l’Abondance. A Sumer, on me nomme “Inanna” et je suis la déesse de l’Amour et de la fertilité.  Et enfin, dans votre culture, on me célèbre à Auray à travers la figure de “Sainte Anne”.

Ainsi la Grande Mère pouvait apparaître sous des visages si variés ?

Qu’importe, en effet, le nom que l’on me donne ! poursuivit-t-elle. Que je sois en lien avec la mer, le monde des fées, celui des Déesses ou celui des Saintes, que j’ai été incarnée ou non, une seule chose est à retenir : j’ai traversé les temps et, selon les époques, la géographie sacrée du lieu et les cultures, on m’a prêté des visages différents. En vérité, je vous le dis, je suis Celle qui fut, qui Est et qui Sera…

Ces derniers mots résonnèrent longuement…

L’enseignement que je dois vous apporter se déroulera dans cette forêt, un haut-lieu électromagnétique à très forte amplification vibratoire. Ici, la haute teneur en fer affole les boussoles et dédouble l’espace-temps. Tout y devient perceptible simultanément : le manifesté et le non manifesté, la matière et la Source, le corps physique et son essence spirituelle, la forêt de Paimpont et sa doublure éthérique que l’on nomme Brocéliande. Vous expérimenterez qu’il est possible d’être dans un monde et dans l’autre à la fois. A travers ces deux aspects, il vous deviendra évident que tout est Un.

Ceci est le premier enseignement. Il est suivi d’une pratique. Ainsi en sera-t-il pour chaque enseignement.

Ainsi parla Morgane. Et les femmes, impressionnées, recevaient ses paroles…

 

Construire un pont de communication

  • Commencez à respirer par le chakra frontal entre les deux sourcils, en imaginant l’air qui y entre et qui en ressort…Plusieurs fois…Afficher l'image d'origine
  • Poursuivez votre respiration en portant votre attention au-dessus de votre tête…
  • Imaginez une coupe, largement ouverte sur le sommet de votre tête. Il s’y écoule le flux des énergies cosmiques jusque dans le canal de votre corps…
  • Soyez attentives aux perceptions reçues par l’intermédiaire de vos sens…
  • Dans le même temps, accueillez les émotions dans le cœur en vous ouvrant aux fréquences de Joie, d’Amour, de Paix, de gratitude et laissez la flamme intérieure vous emplir…
  • Accueillez les images qui s’offrent à vous…

La synthèse de Morgane

  • Un nouveau monde se prépare.
  • Des femmes sont appelées à servir.
  • La communication entre les mondes requiert une harmonie vibratoire corps-âme-esprit.
  • L’esprit communique par les intuitions et la perception spirituelle.
  • Le corps reçoit des réponses sous forme de perceptions sensorielles.
  • L’âme se nourrit des fréquences élevées reçues par le cœur qui utilise les émotions comme interprètes vibratoires.
  • Selon les lieux, les cultures et les époques, Morgane est appelée Morrigane, Dana, Ana, Inanna, Sainte Anne. La racine indo-européenne “Ana”, qui  signifie “Grande Mère”, ou encore “terre humide”, est la constante.
  • La forêt de Brocéliande est un haut-lieu électromagnétique de grande force vibratoire.
  • Tout est Un.

Les Sept Soeurs de l’Ile d’Ouessant

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Article de Eléanor de Toulfouen

Sept femmes vêtues de blanc dansent autour du cromlec’h, sept sœurs cheminent, sept vierges consacrées dansent dans la lumière de la Lune Pleine qui révèle leur présence

Sept Femmes dansent à présent dans le cromlec’h, sept sœurs de blanc vêtues, sept vierges consacrées, des couronnes de fleurs ornant leur chevelure

Et voici qu’un homme d’apparence chenue s’invite au rituel. Il semble né de la Terre elle-même, son corps est d’écorce et de mousse et son visage parsemé de feuilles.

Sept femmes de blanc vêtures chantent en se donnant la main autour d’un feu au centre du cromlec’h, sept sœurs, sept Vierges consacrées honorent la Mère dans le cercle sous la Lune Pleine.

Et voici que l’Homme entre dans le cercle de pierres. Il a l’air bien vieux, son corps noueux courbé vers le sol, il avance péniblement sur ses jambes torves. Il est toute souffrance.

Et les sept femmes voient enfin l’homme et les sept sœurs de l’Île d’Ouessant l’interpellent en ces termes :

  • Qui es-tu toi qui ose venir à nous vêtu de la sorte ?

  • Je suis l’Homme-Vert, ne me reconnaissez-vous pas ?

  • Non point ! L’Homme-Vert est… vert !!! tu es un vieillard et ne peux être lui !

  • Et vous, qui êtes-vous donc, Femmes qui dansez sous la Lune Pleine et doutez de mon identité ?

  • Nous sommes sept sœurs, sept vierges consacrées au service de la Mère, nous sommes sept femmes de blanc vêtues, nous chantons et célébrons la vie !

  • Comment vous nomme-t-on ?

Une à une les sept femmes, les sept sœurs, les sept vierges consacrées, s’avancent au centre du cromlec’h auprès du feu, lèvent les bras aux ciel et clament leur nom dans le silence de la nuit.

La première s’appelle Don,
La seconde Liesse,
La troisième Clarté,
La quatrième Fierté,
La cinquième Engagement,
La sixième Promesse,
La septième Amour

Sept femmes vêtues de blanc se nomment sous la Lune Pleine, sept sœurs, sept vierges consacrées.

  • Et vous m’avez oublié vous aussi !! Comment ne me reconnaissez-vous point ?Vous seules pouvez me rendre ma jeunesse. Jeunesse qui s’est enfuie quand les humains ont commencé à m’oublier, il en reste encore quelques uns pour se souvenir de moi mais si peu que mes membres endoloris ne sont plus que bois sec. Je vous cherchais car vous êtes celles qui me rendrez ma jeunesse.Vous voici, mes sœurs et voici que vous me redonnez vie en vous nommant car je suis de votre monde.

Sept femmes vêtues de blanc dansent dans le cromlec’h autour de l’Homme-Vert, sept sœurs, sept vierges consacrées redonnent vie à l’Homme Vert dont elles clament le nom à la face du Monde, éclairées par la une Lune Pleine. Et l’Homme Vert chante à présent le chant de l’Immortalité. Et voici que ses membres se dénouent et voici que ses traits rajeunissent et que se déride son front.

Et voici que la Terre toute entière frémit et que des jeunes poussent la transpercent de toutes part, et voici que refleurissent les déserts et que chantent les feuilles dans la douceur du vent tiède, souffle de vie.

Et voici que l’Homme Vert offre aux sept femmes vêtues de blancs, au sept sœurs au sept vierges consacrées, l’espace de quelques instants, son corps solide et puissant avant de disparaître comme il était venu.

Sept femmes de blanc vêtues, sept sœurs, sept vierges consacrées dansent dans le cromlec’h et portent à présent dans le cœur un gland d’or pur offert par l’Homme Vert en guise de remerciement et qui font d’elles des Immortelles consacrées.

Sept femmes de blanc vêtues, sept sœurs, sept vierges consacrées m’ont appelée dans le cromlec’h et j’ai dansé au clair de la Lune Pleine avec elles, la danse de vie sur l’Île d’Ouessant.

Résonances

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon troisième tableau, le second étant  « initiations » et le premier étant « Eveil »

Résonances1

Résonances5
C’était la fin d’un temps,
L’aube d’un autre temps…
L’espace entre les mondes
Laissait passer ses ondes,
Messages éternels.
Les portes temporelles
Lâchaient des potentiels
Tournoyant dans le ciel,
Délivrant un réseau
– Porté par les oiseaux –
D’énergies et de flux
Trop longtemps contenus…
Résonances3 Résonances4AMOUR et PAIX… LUMIÈRE…
La vibration première
Trouve des expressions,
Offre des partitions
A l’hymne de la Vie.
L’oiseau du Paradis
Des ailes applaudit…
La colombe irradie…
Le phénix se consume
En libérant des plumes…
L’onde dans leur sillage
Délivre les messages…

 

 

Résonances2

 

 

 

Dans l’espace invisible
D’un monde imperceptible,
On invoque. On reçoit.
On évoque. On prévoit.
La prêtresse masquée
La tiare enspiralée
Les deux bras grands ouverts
Est celle qui opère.
Les autres harmonisent
Ou elles canalisent
Une main vers le ciel
Tendue vers l’essentiel.

 

Elles s’en viennent  nombreuses,
Ces prêtresses passeuses
Servantes de la Source,
Pour offrir des ressources !
Aux yeux humains voilées,
Mais entre elles reliées
Par la même fréquence
D’une belle accordance,
Elles ouvrent les plans
D’un appel clignotant
Pour un grand Rendez-vous :
« Femmes, réveillez-vous ! »

             PBV

Les échos de l’ami Bran du

A propos des « prêtresses passeuses servantes de la Source »…
On ne connaît, ne sont relatés, dans la Tradition que deux collèges féminins :
l’un sur l’île de Sein ( les Senas) et un autre qui aurait été sur une île à l’embouchure de la Loire
sans trop savoir si nous sommes dans un légendaire ou un écho mythique car rien archéologiquement n’est venu confirmer cela…

Mais Morgane n’est elle pas elle aussi entourée d’un collège de 9 sœurs en son une île (Avallon) pour veiller sur la  « royauté » qui s’y trouve en sommeil ?
Quant à Brigit, elle est, dit-on en Irlande, à l’origine d’un collège de « sœurs », toutes veillant pendant plusieurs siècles sur un feu sacré,
au sein d’une église curieusement appelée « kildare » (l’Eglise des chênes !)

Collège de femmes consacrées
Ces femmes, vivant en communauté sur une île,
 dont font état les textes, sont des femmes consacrées qui ont fait le choix délibéré de servir le temple du Divin et d’entretenir le Foyer de Celui-ci….
Elles se rendent parfois sur le rivage proche afin de concélébrer l’acte d’amour et perpétuer la vie avec les hommes qu’elles choisissent à cet effet…
A chaque fin de cycle de la Roue de l’année, à la Samain donc, elles détruisent le temple et le reconstruisent en une nuit avant que ne pointe le jour….
Cette « opération » a tellement d’importance que les matériaux qui participent de cette reconstruction (une fois soulevés de terre ou prélevés) ne doivent pas retomber à terre faute de quoi de graves sanctions frappent celles qui par manque d’attention a fait tomber sa charge sur le sol !….

Que pouvons-nous déduire de cela ?
Peut-être ceci :
– Le Temple n’est pas figé une fois pour toute, mais participe lui-même des processus de renouvellement et de régénération qui caractérisent la loi, dite d’Evolution laquelle englobe toutes les lois de la Nature et de l’Univers visible et invisible…
– Le « Chant du Monde » est une partition que l’on « décompose périodiquement » afin de la recomposer, de la réécrire, de la réinterpréter, à partir des éléments nouveaux dégagés au sein des expériences réalisées ; des éléments apporteurs d’une nouvelle croissance, de nouveaux entendements, de nouvelles façons de dire, de créer, d’aimer, de croire, de comprendre, de vivre, de mourir, d’accompagner….
– Il nous appartient ainsi à chaque rituel de reconsidérer les bases, fondements, déroulés, contenus expressifs de celui-ci afin de l’inscrire dans la mouvance même de la Vie et de l’Univers et d’accompagner de cœur, d’esprit, de sens et d’intelligence, les transformations et métamorphoses auxquelles participent l’alchimie spirituelle du Vivant…
– L’acte charnel auquel s’adonnent ces femmes consacrées à valeur d’acte hautement et profondément initiatique car elles mettent en contact, en rapport, le corps de l’homme avec la Dimension Sacrée du féminin et cela éveille ou réveille en l’homme ses « correspondances » naturelles et aimantes avec Celui-ci….
– Elles sont « révélatrices » du fondement spirituel de notre humanité et nous enseignent « l’Ouvrage de Vie, de Don et d’Amour »….
– Le « rapport au Sacré » comporte des contraintes, des exigences et des obligations auxquelles on ne saurait déroger sans « profaner » l’Essence, le Principe ou l’Anima qui sont le cœur et le sein de la Manifestation divine…
– Servir ce « Sacré » demande attention et vigilance, compréhension et intelligence, connaissance et méthode, apprentissage et maîtrise, équilibre et harmonie, amour et dévouement….

Le Féminin est au cœur de ce Sacré, il en est autant l’Autel que le Servant et l’Offrant. Il nous invite à nous associer de cœur et d’esprit à ce Service qui transcende toute existence humaine afin qu’elle incarne le meilleur d’elle-même et dégage et développe ses potentialités d’éveil, de conscience, de création, de solidarité compassionnelle et d’amour…



Les échos de Bran Du

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Article de Bran du (le Corbeau Noir)

 En écho à « Initiation« 

20150310_105655Féconde la trame De la Femme faite ondes Et ruisselante son âme Qui serpente en ses rondes.. Le coeur est cette rosée déposée au centre de la fleur. Il la fait éclore en pétales d’aurore et de rouge clameurs… L’Amour est enlacement, tourbillon des amants Qui tressent en dansant une parure pour le vent… Un vent qui souffle sans faillir sur la braise du désir… Sacré est cet instant où se noue l’essentiel de la Terre et du Ciel, « amoureusement »…

En écho à « la Grande Tisseuse« 

« Je suis la  » Femme-Conscience » Le Vortex inépuisable de l’Essence Qui donne sens à votre Existence… Je suis ce qui, en vous, m’est semblable Et douces correspondances… Je suis la vasque, la cuve, la fontaine, le bassin D’où se répandent les fils et les brins De ma haute toile de lisse ; De celle qui, en l’univers, tisse Le manteau d’Or des matins… Pour toute Evolution véritable Un métier à « hisser » est indispensable… Celui-ci est situé dans les profondeurs… De là… on prend de la hauteur !… Le « cocon » est universel Dont nous tirons le fil divin Afin de transformation et de mutation… Ainsi, c’est certain… La chenille se fait « papillon » !

A propos des peintures intuitives de Patricia

          Patricia, passeuse de Lumière et d’espérance, oeuvre inlassablement à l’écoute de la Mère, de la Déesse des Origines, d’un Féminin « initiateur » gardien des sources et fontaines, des braises et des feux de l’Amour….           Elle « prend soin », accompagne et réalise, des processus de « guérison » qui tendent à rétablir les équilibres et les harmonies qui font défaut en l’organisme humain…           Elle pratique entre autres activités artistiques et spirituelles la peinture intuitive qui est une forme de « danse picturale » où la spirale créative développe ses orbes , soit des courbes généreuses qui épousent les oscillations et modulations de l’Energie Une….           Après « Éveil », elle nous offre un second tableau « Initiation » , enfant du Souffle, du Serpent sacré et de la Flamme alchimique…           Ruissellement de feu, ondes amoureuses et ondes dansantes, tourbillons de l’âme au berceau des naissances, fluides magiques qui oeuvrent aux mutations essentielles, aux transformations fondamentales…           Tout ici con-centre, fait centre avec l’unité et ses manifestations « arc-en-ciel »…           Tout est jaillissement et remise au(x) monde(s)….           Nous sommes appelés en cela aux circonvolutions de la Vie, à l’enlacement d’importance, aux noces mouvantes et émouvantes de ce qui s’épouse et s’épousant célèbre et concélèbre…           Patricia anime divers ateliers de mise ou remise en connexion, en conjugaison, en coordination au sein de fréquences vibratoires accordées et ajustées qui établissent ou rétablissent la mise en correspondance, en écho et résonance, en concordance avec ce qui Fût, Est et Sera….           Elle anime un espace informatique appelé le Cercle des Cercles qui rassemble ceux et celles qui marchent fraternellement et solidairement en lumière vers la Lumière…           Elle nourrit par ses pensées et réflexions un blog de rencontres et d’échanges qui regroupe de tels marcheurs et marcheuses dispensateurs généreux et féconds de dons, d’espérances, de connaissances et de talents….           Je vous invite à visiter la « salle des banquets du coeur et de l’esprit »…

Bran du (le Corbeau Noir)

Eveil

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon premier tableau, le second étant « Initiation »

eveil

La voici, la divine représentante de la Mère des Univers…

Projetée dans le Vide insondable par le puissant mouvement d’un vortex incandescent,  elle a franchi le seuil de la porte du rêve et elle a traversé les plans, transportée sur le tapis magique d’un souffle indigo se déroulant en plume lègère en direction de la terre.

Des eaux d’en haut qu’elle vient de parcourir au cours de sa descente, elle a gardé l’empreinte ondoyante et la couleur bleutée, toutes deux imprimées dans sa céleste robe qu’elle offre en miroir aux eaux d’en bas qui l’accueillent.

Sa tâche ? Déployer sur terre, en couches successives, l’aura de l’aube incandescente dans les infinis aspects d’une riche matière qu’elle transporte en elle-même.

Femme de la Souche, son bras est le sésame qui ouvre le tronc de l’Arbre de Vie tout juste esquissé pour les yeux humains et pourtant si présent de toute éternité.

Femme  de la Source,  dépositaire des eaux d’en haut et des eaux d’en bas, elle libère sur terre son onde d’amour fertilisante. La voilà prête à inviter le feu à irradier le silence des mondes. Elle sait qu’il est la clé des portes flamboyantes de l’extase d’où est issue la vie.

De l’union du feu et de ses eaux, une vie embryonnaire prend forme, reliée par un cordon d’amour à l’embrasement des cieux. Le germe de lumière au creux de sa matière est contenu dans un écrin secret. En attendant d’être éveillé, il propage, encore discrètement, ses effluves dorés dans le labyrinthe du chemin intérieur à parcourir…

PBV

En écho à cette peinture… 

…cette poésie  de l’ami Bran du (le Corbeau Noir)

Femme d’eau

La Femme* en son Cercle
La Femme d’eau…
L’eau est son cocon, là se tisse le Soi
Le Soi, se papillon, ce butineur de l’Ame !…
L’eau coulante, l’eau glissante sur l’émoi ;
Cela qui enveloppe, qui s’enroule de joie…
Cela qui se déverse, s’écoule et s’épanche ;
Cela qui comme saule, en la flexion d’amour, se penche puis se ploie…

La Femme en son cercle, en ses eaux,
Spiralant sur ses hanches et s’immergeant le dos…
La Femme en sa branche, la Femme-roseau…
La Femme en son bain de belle insouciance…
La Femme source de son propre ruisseau !…

La Femme navigante, le féminin vaisseau ;
Cela qui sur la peau se fait tendre et glissante…
Les algues de ses bras, son herbe consentante
Et la pierre arrondie au brassage de ses flots…

La Femme en son Cercle, la Femme en ses eaux ;
La Femme passant l’anneau au doigt de l’Homme,
En Elle et par elles, révélé et nouveau !…

* La fonction féminine originelle ne se limite pas à mettre au monde, à enfanter la vie, elle a, pour mission essentielle aussi, d’initier l’homme aux mystères de celle-ci, aux mondes infinis, à l’âme éternelle…

Bran du
26 05 2011

Portrait de Femme

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Poésie d’Henri-Claude Raoul

Pour écouter cette poésie en musique, CLIQUER ICI

Forme transfigurée du monde en devenir
Qui cherche à travers toi un guide à sa mesure,
Laisse ta mélodie descendre et attendrir
Les cœurs trop endurcis par de graves blessures… !

Véritable fleuron de grâce et de beauté
En qui fut déposée la douceur infinie,
Rapproche-toi du ciel où tes rêves sont nés
Et chante à pleine voix la splendeur de la vie… !

Ferme pilier vivant sur lequel se construit
Le bonheur de l’enfance et d’une vie plus sage,
Ancre-toi dans le monde inspiré par l’esprit
Et permets à la joie d’éclairer ton visage… !

Gardienne désignée d’éminentes valeurs
Qui germent dans ton cœur quand la vie s’y prélasse,
Montre à qui veut la voir cette insigne candeur
Qui brille dans tes yeux comme un éclair fugace… !

Rien n’est plus fort que toi quand l’éclat de l’esprit
Investit ton vouloir de force irrésistible !
Rien n’est plus pur que toi pour l’ombre qui frémit
De te savoir si proche et presque inaccessible… !

Rien n’est plus beau que toi quand ton amour ardent
Comme un brasier en feu transforme l’ordinaire
En moments délicieux, en parfums enivrants,
En chemins jalonnés de fleurs et de lumière… !

Deviens ce que tu es depuis la nuit des temps :
Un flambeau destiné à éclairer la Terre !
Une image aboutie planant comme un aimant
Au-dessus des projets conçus dans la matière… !

20141017_124554-copie

Le Féminin Sacré

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Le Féminin Sacré

Article de Bran du (le Corbeau Noir)
http://les-dits-du-corbeau-noir.blog4ever.com

Approcher le Féminin sacré, l’ambassade de la Déesse, implique pour l’homme de tenir ses engagements et ses serments envers lui-même et ses dieux ( les Forces/Energies et Lumières) (son animus) qu’il sert de cœur et d’esprit, faute de quoi, la relation escomptée et recherchée ne peut s’instaurer… La responsabilité de cet échec au sein de la quête repose entièrement sur l’homme indigne, par son comportement et ses attitudes négatives, injustes et destructrices, de postuler à la Royauté de son Être sur les territoires mouvants et émouvants de la Vie…

Le lieu de « rencontre »

Le rendez-vous se tient à la source, au puits, à la fontaine, aux rives et rivages, près de la matricie originelle et de l’écoulement de ses eaux pourvoyeuses de bien être et de bienfaits… C’est en ce lieu privilégié que se trouvent les « Bonnes Dames », les Fées, les Ondines…

L’eau est donc le lieu spécifique de la « Rencontre »… C’est dans cette « enclave sacrée » que surgira, des ondes « primordiales », le Feu aimant et amant d’où surgiront le Serpent, le Taureau et le Bélier comme surgissent du Chaudron les trois gouttes de santé, de connaissance et d’immortalité….

Le Féminin sacré est fondamentalement lié au Monde Blanc, au Gwenved, au Monde de la Pleine Lumière… C’est le Monde de la Blancheur suprême synonyme de Spiritualité…

Le seuil infranchissable

La démarche du Masculin consisterait à s’unir au Féminin sacré pour aller à la rencontre du rayonnement de la Pleine Lumière dont il recevra les rayons bienfaisants et les « forces et énergies » constitutives de son être en évolution vers le monde spirituel… Toutefois en cette quête amoureuse l’homme se devra de ne pas franchir la Limite imposée , une limite à n’outrepasser en aucun cas…

Quelle est cette limite, ce seuil infranchissable, qui dépassé, enfreint, entraîne la cessation du lien et la disparition du pôle lumineux dispensateur de bien être ?

Quelle est dans ce « Féminin sacré » le point d’inaccessibilité ?…

C’est, peut-être, le verger ou le jardin secret du Féminin , ce qui préserve, alimente, subtante, protège, régénère le Féminin lui-même… la partie éternellement virginale que l’homme ne saurait en aucun cas déflorer ?…

Mélusine comme « archétype »

Mélusine (Mère Lusigne ou Mère Lucie de « lux, lumière ») est liée incontestablement elle aussi au « Monde Blanc ». Son origine se trouve dans le Pays d’Albâtre: l’Albanie : «  le Pays Blanc »… Son nom à pour signification « la Merveille ». ( On pourrait comprendre et entendre en ce terme : la Mère Veille !)…

Elle est fille d’un roi et d’une fée. Elle a don aussi partie liée à la souveraineté et à la source de celle-ci, a la fonction royale et aux Dames Blanches gardiennes des fontaines et autres « écoulements sacrés »… En tant que représentante de la Déesse et Servante de Celle-ci, elle est détentrice des pouvoirs de délégation qui participent de l’élection Son service, sa mission et fonction est assujetti à un interdit (lequel se transmet de Mère en Fille)

Lors de certaines « périodes » la relation entre la polarité masculine et son complément féminin doit s’estomper ( le samedi pour ce qui est de Mélusine) (Lors de « ses couches » pour sa Mère)… La rupture, par l’homme, de l’interdit, du serment prononcé, entraîne, pour la Mère de Mélusine et ses filles, l’exil sur une île perdue… Pour se venger de ce sort consécutif au non respect par son père de ses engagements envers sa mère, Mélusine se rend en « Albanie » et enferme (enclos) son père dans une forêt dont il ne sortira plus. Sa mère offusqué de cet acte réalisé sans son consentement et accord condamne sa fille vengeresse à devenir une « femme-serpente » qui ne sera délivrée de cet état ambivalent que par un homme qui devra lui respecter son serment ( ne pas voir son épouse le samedi )… Mais, Raymondin trahira aussi son épouse et le serment sera rompu après 25 ans de vie commune des plus douces et la mise au monde de huit enfants comportant chacun une difformité étrangement valorisante… C’est elle qui aura fait bâtir la résidence de sa famille : le château de Lusignan… Elle disparaîtra à jamais de la vue de son bien aimé tout en protégeant encore ses enfants au-delà du monde visible…

(Il est à noter que Raymondin rencontrera sa future épouse dans une forêt du Poitou auprès d’une fontaine ; celle de la Soif-jolie, où se retrouvent les Dames Blanches… Il est dit que le Seigneur Raymondin se fit ermite pour expier sa faute.)

Le récit légendaire (sur fond mythologique et archétypal) nous dit que Mélusine, sous le regard horrifié de son époux fautif, se transforme aussitôt en serpent ailé…

Voilà une « illustration » de l’étude précitée qui mérite bien quelque investigations par notre pensée et nos capacités d’études et d’analyses!…

Le Serpent et le Cerf

On peut dans « Serpent » lire et entendre la présence du Cerf lequel mène un combat « quasi mythologique voir alchimique » avec le serpent qu’il absorbe selon des récits anciens avec son venin au printemps dans un rite de régénération… Serpent et cerf sont donc en relation comme sur le celtique chaudron de Gundestrup par l’intermédiaire d’un médiateur appelé : Cernunnos !)…

Le héros irlandais Finn est étroitement liè lui aussi au cerf par son nom même (son fils Oisin signifie le faon et sa mère est une femme au nom de biche)… Finn ira dans l’Autre Monde à Samain… Il aura accès à la Connaissance par le Saumon et s’approchera du « Chaudron »… Le féminin sera aussi son guide…

J’aime renverser le son des syllabes car le résultat est parfois « renversant »… Ainsi serpent qui devient penser !!! La corde qui serre le pied par lequel Odhinn se pend pour accéder à la Connaissance des Runes est peut-être elle aussi révélatrice de certains mystères…