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Femmes, réveillez-vous !

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Réveillée un matin par l’injonction “Femmes, réveillez-vous !” j’ai senti le besoin d’écouter ce qui voulait s’exprimer à travers un conte initiatique toujours en cours d’écriture. Ceci est le premier chapitre…

Synopsis

Dans la forêt magique de Brocéliande, Morgane réunit les  femmes de la Lignée d’IS, celles qui portent en elles les valeurs de l’âge d’or des mondes engloutis (AtlantIS, la ville d’IS…) tout comme les anciennes prêtresses d’ISIS, toutes, femmes d’un Nouveau Monde qui se prépare. Dans le temps d’une seule nuit et dans l’unique espace d’un cercle de pierres réactivé, son rappel d’une Connaissance ancestrale ravive l’Unité oubliée.
Chaque chapitre se termine par une “pratique” et une “synthèse”.

 

1 – L’Appel

Impératif, l’Appel avait déchiré la nuit. Tirées de leur dormition millénaire, les femmes de la Grande Lignée Sacrée s’éveillaient à l’intérieur de leur rêve. Le temps était venu, leur disait-on. On avait besoin d’elles. Mais qui avait appelé ?

“De l’autre côté”, à Brocéliande, Morgane guettait celles qui devaient se préparer pour servir l’Ascension de la Terre. Debout, sur le grand rocher de schiste rouge du Val sans Retour, chevelure noire au vent, ailes déployées et frémissantes dans son manteau de chamane en plumes de Corneille, elle s’employait à maintenir actif, selon la Grande Fréquence Sacrée, le pont de communication. C’était un immense vortex vertical aux pulsations vivantes. Il projetait, en une auréole circulaire, une lumière violette au pied du grand rocher.

Morgane était très concentrée afin que son corps, son âme et son esprit œuvrent de concert.

Accueillir le flot des perceptions sensitives était sa priorité. Chaque élément était information : les fourmillements au centre du front comme la caresse des plumes du manteau sur sa peau nue, l’odeur de sève de la forêt de pins comme le petit goût de miel qui lui était associé, le clignotement des lucioles dans la nuit comme la vibration puissante des “veines du dragon”, ces énergies secrètes de la Terre qu’elle sentait filtrer sous ses pieds à travers la roche rugueuse…

Elle était aussi très attentive aux émotions associées qui s’imposaient comme les interprètes vibratoires des sensations. Elles parlaient “d’alignement” lorsque les fréquences étaient agréables comme celles de la Joie, de l’Amour, de la Paix, de la gratitude…

Dans le même temps, le souffle de l’Awen, cette l’inspiration divine bien connue des poètes, s’écoulait dans le canal de son corps depuis le sommet de sa tête, traduisant en images tout ce qui était sensations et émotions. Et la pensée en images se mettait à créer. Il n’y avait plus qu’à regarder la manifestation…

Par flux successifs, les femmes de la Grande Lignée Sacrée glissaient dans le vortex comme sur un toboggan d’air. Des forces invisibles les déposaient délicatement sur un tapis de mousse et les invitaient à rejoindre le périmètre du cercle violet.

L'appel de Morgane, peinture intuitive de Patricia Buigné-Verron

« L’appel de Morgane », peinture intuitive de Patricia Buigné-Verron

La dernière vague de femmes venait de se placer en cercle et Morgane relâcha sa concentration. Elle descendit de son rocher et posa sur les femmes un regard qui les transperça.

Bienvenue, femmes de la Lignée d’IS, femmes du Nouveau Monde, dit-elle en langage télépathique ! Me reconnaissez-vous ?

Mais qui donc était cette femme si puissante qui semblait les connaître ? Où se trouvaient-elles ? Qu’était “la Lignée d’IS” et pourquoi les désignaient-on comme “femmes du Nouveau Monde” ? Etait-ce leur rêve qui se poursuivait ? Les questions se bousculaient et la réponse ne se fit pas attendre.

Non, femmes,  vous ne rêvez plus! Je vous ai réveillées car j’ai été désignée pour être votre guide. Certaines d’entre vous me connaissent comme “Morgane”. Cela me convient. C’est mon nom de légende attaché à la forêt magique où le vortex vous a déposées.

Morgane ? La fée dont on rapporte les légendes ? Ainsi, elles se trouvaient avec cette fée dans la forêt de Brocéliande?

Je ne suis pas seulement Morgane, même si ce nom que l’on me prête dit déjà beaucoup de choses. En langue bretonne, “mor” vibre des forces vives de la mer, dont je suis dépositaire. Quant à “ane”, il véhicule l’énergie de la Grande Mère que je représente.

A ces mots une vague d’énergie déferla sur les femmes…

En Irlande, on m’appelle aussi “Morrigane”, la Grande Reine poursuivit-elle. On me prête là bas des pouvoirs prophétiques, mystérieux ou inquiétants. On rapporte, notamment, que je prends l’apparence d’une corneille lorsque j’escorte les âmes des guerriers jusqu’à l’autre rive du monde. Parfois, on me vénère comme “Dana” ou “Danu”, “Ana” ou “Anu”, du nom de  la déesse primordiale irlandaise.

Les femmes de la Grande Lignée Sacrée connaissaient bien les mythes. Elles avaient d’ailleurs toujours particulièrement affectionné ces histoires de tradition orale qui parlaient directement à l’âme !

Ce ne sont pas seulement des mythes, corrigea Morgane. Ressentez la vibration de la Déesse qui anime le mythe ! Dans l’Est, je règne sur le Danube.  En Inde, je domine le plus haut sommet de l’Himalaya et on me connait comme “Anna Pourna Devi”, déesse de l’Abondance. A Sumer, on me nomme “Inanna” et je suis la déesse de l’Amour et de la fertilité.  Et enfin, dans votre culture, on me célèbre à Auray à travers la figure de “Sainte Anne”.

Ainsi la Grande Mère pouvait apparaître sous des visages si variés ?

Qu’importe, en effet, le nom que l’on me donne ! poursuivit-t-elle. Que je sois en lien avec la mer, le monde des fées, celui des Déesses ou celui des Saintes, que j’ai été incarnée ou non, une seule chose est à retenir : j’ai traversé les temps et, selon les époques, la géographie sacrée du lieu et les cultures, on m’a prêté des visages différents. En vérité, je vous le dis, je suis Celle qui fut, qui Est et qui Sera…

Ces derniers mots résonnèrent longuement…

L’enseignement que je dois vous apporter se déroulera dans cette forêt, un haut-lieu électromagnétique à très forte amplification vibratoire. Ici, la haute teneur en fer affole les boussoles et dédouble l’espace-temps. Tout y devient perceptible simultanément : le manifesté et le non manifesté, la matière et la Source, le corps physique et son essence spirituelle, la forêt de Paimpont et sa doublure éthérique que l’on nomme Brocéliande. Vous expérimenterez qu’il est possible d’être dans un monde et dans l’autre à la fois. A travers ces deux aspects, il vous deviendra évident que tout est Un.

Ceci est le premier enseignement. Il est suivi d’une pratique. Ainsi en sera-t-il pour chaque enseignement.

Ainsi parla Morgane. Et les femmes, impressionnées, recevaient ses paroles…

 

Construire un pont de communication

  • Commencez à respirer par le chakra frontal entre les deux sourcils, en imaginant l’air qui y entre et qui en ressort…Plusieurs fois…Afficher l'image d'origine
  • Poursuivez votre respiration en portant votre attention au-dessus de votre tête…
  • Imaginez une coupe, largement ouverte sur le sommet de votre tête. Il s’y écoule le flux des énergies cosmiques jusque dans le canal de votre corps…
  • Soyez attentives aux perceptions reçues par l’intermédiaire de vos sens…
  • Dans le même temps, accueillez les émotions dans le cœur en vous ouvrant aux fréquences de Joie, d’Amour, de Paix, de gratitude et laissez la flamme intérieure vous emplir…
  • Accueillez les images qui s’offrent à vous…

La synthèse de Morgane

  • Un nouveau monde se prépare.
  • Des femmes sont appelées à servir.
  • La communication entre les mondes requiert une harmonie vibratoire corps-âme-esprit.
  • L’esprit communique par les intuitions et la perception spirituelle.
  • Le corps reçoit des réponses sous forme de perceptions sensorielles.
  • L’âme se nourrit des fréquences élevées reçues par le cœur qui utilise les émotions comme interprètes vibratoires.
  • Selon les lieux, les cultures et les époques, Morgane est appelée Morrigane, Dana, Ana, Inanna, Sainte Anne. La racine indo-européenne “Ana”, qui  signifie “Grande Mère”, ou encore “terre humide”, est la constante.
  • La forêt de Brocéliande est un haut-lieu électromagnétique de grande force vibratoire.
  • Tout est Un.

Je vous salue, la mer….

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Je souhaite partager avec vous ma récente découverte d’un poète trop discret…

Pierre MénoretPour l’état civil, Pierre Ménoret, est né à Brest le 28 juillet 1938. Il est auteur-compositeur-interprète, fils de l’écrivain Yves-Marie Rudel et frère du peintre Bernard Ménoret.

Mais pour le connaître de l’intérieur, écoutez-le plutôt « saluer la mer »… Vous percevrez sans doute la même authenticité poignante qu’en écoutant Jacques Brel célébrer son « plat pays » ou Jean Ferrat déclamer à quelle point « la montagne est belle »… Vous ressentirez sa voix chaude chevaucher la crête argentée des vagues dans un éclaboussement de mots de lumière… Vous suivrez ses accents modulés au mouvement des marées… Vous frissonnerez  avec la brise d’air marin qui semble parvenir d’espaces infinis…  Vous vous sentirez goutte parmi les gouttes dans l’immense océan… Vous vous sentirez grand et humble à la fois…

A travers d’autres textes, Pierre Ménoret chante aussi le vent, les amours, l’amitié, la mort, l’espoir, la prière… Son registre, puisant au plus profond de l’âme universelle, est celui du cœur…

Bonne écoute !

PBV

Je vous salue,  vous salue la mer.
On se sent bien ici,
Pour une paix entière,
C’est à vous que l’on vient
Quand les nuages passent,
Quand la lumière est froide,
Quand les amours s’effacent…
Roulée, votre clémence
Brisée, votre colère
Enfance retrouvée
Je vous salue la mer…

***

Je vous salue, vous salue la mer.
Le ciel est avec vous
Entre toutes les terres.
Dans les siècles des siècles,
Votre voix déferlante
Jamais ne se taira,
Cruelle ou bienfaisante.
Contre votre grandeur
Que semblent nos misères ?
A nous pauvres pêcheurs
Il reste la prière…

***
Ave Marée,  Ave Marée

***

Je vous salue,  vous salue la mer.
De vous,  je suis venu
Et en vous, je me perds.
Parmi les chants du monde,
Et entre tous ces bruits,
Celui de vos entrailles
Est profond et béni,
Tout orgueil englouti
Jusqu’à plaider coupable.
Même la mort par vous
Doit être concevable…

***

Je vous salue,  vous salue la mer,
Pleine d emportements
Immense, familière.
Vos flux et vos reflux
Comme le cœur du temps.
Au passage des hommes,
Votre balancement.
A l’heure de ma mort,
Et maintenant surtout,
Je vous salue la mer
Je vous salue, c’est tout !

***

Ave Marée, Ave Marée…

Portrait de Femme

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Poésie d’Henri-Claude Raoul

Pour écouter cette poésie en musique, CLIQUER ICI

Forme transfigurée du monde en devenir
Qui cherche à travers toi un guide à sa mesure,
Laisse ta mélodie descendre et attendrir
Les cœurs trop endurcis par de graves blessures… !

Véritable fleuron de grâce et de beauté
En qui fut déposée la douceur infinie,
Rapproche-toi du ciel où tes rêves sont nés
Et chante à pleine voix la splendeur de la vie… !

Ferme pilier vivant sur lequel se construit
Le bonheur de l’enfance et d’une vie plus sage,
Ancre-toi dans le monde inspiré par l’esprit
Et permets à la joie d’éclairer ton visage… !

Gardienne désignée d’éminentes valeurs
Qui germent dans ton cœur quand la vie s’y prélasse,
Montre à qui veut la voir cette insigne candeur
Qui brille dans tes yeux comme un éclair fugace… !

Rien n’est plus fort que toi quand l’éclat de l’esprit
Investit ton vouloir de force irrésistible !
Rien n’est plus pur que toi pour l’ombre qui frémit
De te savoir si proche et presque inaccessible… !

Rien n’est plus beau que toi quand ton amour ardent
Comme un brasier en feu transforme l’ordinaire
En moments délicieux, en parfums enivrants,
En chemins jalonnés de fleurs et de lumière… !

Deviens ce que tu es depuis la nuit des temps :
Un flambeau destiné à éclairer la Terre !
Une image aboutie planant comme un aimant
Au-dessus des projets conçus dans la matière… !

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Le Château

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Texte de Michel Capmal*

Quelque part dans l’insoupçonné, le château. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours habité ce château. Il est là, depuis des millénaires et des millénaires, dans le labyrinthe. Contenant et contenu. Envers et endroit. Château de l’Unique. Habiter ce château veut dire rêver et agir en un même mouvement. C’est comme se mettre en route vers un lieu primordial où devient possible le geste qui unifie et réalise les opposés. Un geste qui, jusque-là, relevait d’une impossible souveraineté. Afin que sa propre vie soit d’un seul tenant mais ramifiée. Ramifiée comme l’arbre qui contient en lui-même la forêt entière. Et qui se dresse haut le dans ciel. Malgré un climat hostile et un terrain ruiné, ses racines sont allées au plus profond de la nuit alluvionnaire.

Sous le regard du soleil, l’alchimiste passe sa tête à travers la voûte étoilée et découvre les rouages de l’univers grâce à la revitalisation de sa pensée. D’après le liber chronicum, 1493, Hartman Schedel (1440-1514)

Ici, le gisant, le dormeur se réveille. Il va se réveiller, glissant d’un plan, d’une sphère, d’une dimension à l’autre. Avec lenteur, lenteur infinie. Il vient de l’autre côté du jour, et avance pas à pas vers le centre insituable d’un espace où lueurs et ombres mêlées vont peu à peu se disjoindre jusqu’à la limite de l’anéantissement.

Limite litigieuse et cependant imperceptible sur laquelle s’inscrira l’heure décisive ; quand les perspectives voudront s’inverser.

Le dormeur ? Un rêveur absolu, définitif. Rien n’est vrai, tout est à réévaluer. Maintenant commence la reconnaissance des lieux. Et d’abord le temps. Le temps, nullement aboli, nié, oublié mais suspendu, tenu à distance, gardé en réserve. Le temps est là, là-devant, retenu en quelque suspens de l’angoisse et du désir. Ange, démon…Cadence et densité. Écrire, dans l’ombre du temps. Et dire à mi-voix…

Il y a un grand rire dans la rue sous la pluie.
Une immense joie à la fin de la nuit.
Une seule et (et peut-être plusieurs) vraie(s) raison de vivre.

* Michel Capmal est un poète, auteur, entre autres ouvrages, de « Nous avons perdu les hautes terres, notre errance est infinie » aux Editions « Le chemin brûlé ».
« Le château » (ci-dessus) est un extrait de « la Nuit des Hyperboréens » (parution à venir)

La spirale des Cercles primordiaux

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Texte de Patricia Buigné-Verron

Debout, dans la vastitude de l’Univers, un Géant taillait un diamant, laissant échapper, d’un geste ample et sacré, chaque précieux éclat dans le néant.

Délivrance de la semence cosmique. Explosion de l’étincelle primordiale. Premiers frémissements de la Vie. Naissance du mouvement qui anime. Libération des trois cris de la Lumière blanche. Emanation du premier Souffle. Vibration originelle..

Issues du geste primordial, des ondes circulaires se superposent, se déploient et s’écoulent, imprimant  dans l’énergie du monde leur mandala vibratoire. Un peu partout, des Cercles sont activés exprimant chacun, un rythme spécifique, une note spéciale, une fragrance personnelle, une saveur particulière.

Pendant ce temps, dans l’invisible, le diamant originel rayonne, aimantant chaque éclat déposé en inclusion au coeur des Cercles afin qu’il se souvienne. Bientôt, une Danse des Cercles s’amorce, enspiralée, lumineuse et joyeuse. Ce blog en est témoin

Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Il était une fois…

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 Il était une fois… Aussitôt prononcée, cette formule magique nous transporte vers des terres imaginaires ! Le pays où tout est possible, où les quêtes portent les grandes valeurs de l’humanité, où les aventures périlleuses transforment l’être pour toujours et à jamais, où l’enseignement est initiatique !

Les contes ne sont pas ce que l’on croit, il ne se réduisent pas à de jolies histoires d’antan. Ils sont vivants et nous nourrissent, sont porteurs de sens et de messages transcendants, ouvrent le coeur, parlent le langage de l’âme.
Ils nous éveillent, chantent la profondeur de notre être, témoignent de notre cheminement, dévoilent nos errances et chuchotent de nouvelles pistes pour se retrouver !
La métaphore des contes est puissante et révélatrice.

Mine de rien, les contes plantent des graines de sagesse, d’amour de la terre et de l’humanité !