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Femmes, réveillez-vous !

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Réveillée un matin par l’injonction “Femmes, réveillez-vous !” j’ai senti le besoin d’écouter ce qui voulait s’exprimer à travers un conte initiatique toujours en cours d’écriture. Ceci est le premier chapitre…

Synopsis

Dans la forêt magique de Brocéliande, Morgane réunit les  femmes de la Lignée d’IS, celles qui portent en elles les valeurs de l’âge d’or des mondes engloutis (AtlantIS, la ville d’IS…) tout comme les anciennes prêtresses d’ISIS, toutes, femmes d’un Nouveau Monde qui se prépare. Dans le temps d’une seule nuit et dans l’unique espace d’un cercle de pierres réactivé, son rappel d’une Connaissance ancestrale ravive l’Unité oubliée.
Chaque chapitre se termine par une “pratique” et une “synthèse”.

 

1 – L’Appel

Impératif, l’Appel avait déchiré la nuit. Tirées de leur dormition millénaire, les femmes de la Grande Lignée Sacrée s’éveillaient à l’intérieur de leur rêve. Le temps était venu, leur disait-on. On avait besoin d’elles. Mais qui avait appelé ?

“De l’autre côté”, à Brocéliande, Morgane guettait celles qui devaient se préparer pour servir l’Ascension de la Terre. Debout, sur le grand rocher de schiste rouge du Val sans Retour, chevelure noire au vent, ailes déployées et frémissantes dans son manteau de chamane en plumes de Corneille, elle s’employait à maintenir actif, selon la Grande Fréquence Sacrée, le pont de communication. C’était un immense vortex vertical aux pulsations vivantes. Il projetait, en une auréole circulaire, une lumière violette au pied du grand rocher.

Morgane était très concentrée afin que son corps, son âme et son esprit œuvrent de concert.

Accueillir le flot des perceptions sensitives était sa priorité. Chaque élément était information : les fourmillements au centre du front comme la caresse des plumes du manteau sur sa peau nue, l’odeur de sève de la forêt de pins comme le petit goût de miel qui lui était associé, le clignotement des lucioles dans la nuit comme la vibration puissante des “veines du dragon”, ces énergies secrètes de la Terre qu’elle sentait filtrer sous ses pieds à travers la roche rugueuse…

Elle était aussi très attentive aux émotions associées qui s’imposaient comme les interprètes vibratoires des sensations. Elles parlaient “d’alignement” lorsque les fréquences étaient agréables comme celles de la Joie, de l’Amour, de la Paix, de la gratitude…

Dans le même temps, le souffle de l’Awen, cette l’inspiration divine bien connue des poètes, s’écoulait dans le canal de son corps depuis le sommet de sa tête, traduisant en images tout ce qui était sensations et émotions. Et la pensée en images se mettait à créer. Il n’y avait plus qu’à regarder la manifestation…

Par flux successifs, les femmes de la Grande Lignée Sacrée glissaient dans le vortex comme sur un toboggan d’air. Des forces invisibles les déposaient délicatement sur un tapis de mousse et les invitaient à rejoindre le périmètre du cercle violet.

L'appel de Morgane, peinture intuitive de Patricia Buigné-Verron

« L’appel de Morgane », peinture intuitive de Patricia Buigné-Verron

La dernière vague de femmes venait de se placer en cercle et Morgane relâcha sa concentration. Elle descendit de son rocher et posa sur les femmes un regard qui les transperça.

Bienvenue, femmes de la Lignée d’IS, femmes du Nouveau Monde, dit-elle en langage télépathique ! Me reconnaissez-vous ?

Mais qui donc était cette femme si puissante qui semblait les connaître ? Où se trouvaient-elles ? Qu’était “la Lignée d’IS” et pourquoi les désignaient-on comme “femmes du Nouveau Monde” ? Etait-ce leur rêve qui se poursuivait ? Les questions se bousculaient et la réponse ne se fit pas attendre.

Non, femmes,  vous ne rêvez plus! Je vous ai réveillées car j’ai été désignée pour être votre guide. Certaines d’entre vous me connaissent comme “Morgane”. Cela me convient. C’est mon nom de légende attaché à la forêt magique où le vortex vous a déposées.

Morgane ? La fée dont on rapporte les légendes ? Ainsi, elles se trouvaient avec cette fée dans la forêt de Brocéliande?

Je ne suis pas seulement Morgane, même si ce nom que l’on me prête dit déjà beaucoup de choses. En langue bretonne, “mor” vibre des forces vives de la mer, dont je suis dépositaire. Quant à “ane”, il véhicule l’énergie de la Grande Mère que je représente.

A ces mots une vague d’énergie déferla sur les femmes…

En Irlande, on m’appelle aussi “Morrigane”, la Grande Reine poursuivit-elle. On me prête là bas des pouvoirs prophétiques, mystérieux ou inquiétants. On rapporte, notamment, que je prends l’apparence d’une corneille lorsque j’escorte les âmes des guerriers jusqu’à l’autre rive du monde. Parfois, on me vénère comme “Dana” ou “Danu”, “Ana” ou “Anu”, du nom de  la déesse primordiale irlandaise.

Les femmes de la Grande Lignée Sacrée connaissaient bien les mythes. Elles avaient d’ailleurs toujours particulièrement affectionné ces histoires de tradition orale qui parlaient directement à l’âme !

Ce ne sont pas seulement des mythes, corrigea Morgane. Ressentez la vibration de la Déesse qui anime le mythe ! Dans l’Est, je règne sur le Danube.  En Inde, je domine le plus haut sommet de l’Himalaya et on me connait comme “Anna Pourna Devi”, déesse de l’Abondance. A Sumer, on me nomme “Inanna” et je suis la déesse de l’Amour et de la fertilité.  Et enfin, dans votre culture, on me célèbre à Auray à travers la figure de “Sainte Anne”.

Ainsi la Grande Mère pouvait apparaître sous des visages si variés ?

Qu’importe, en effet, le nom que l’on me donne ! poursuivit-t-elle. Que je sois en lien avec la mer, le monde des fées, celui des Déesses ou celui des Saintes, que j’ai été incarnée ou non, une seule chose est à retenir : j’ai traversé les temps et, selon les époques, la géographie sacrée du lieu et les cultures, on m’a prêté des visages différents. En vérité, je vous le dis, je suis Celle qui fut, qui Est et qui Sera…

Ces derniers mots résonnèrent longuement…

L’enseignement que je dois vous apporter se déroulera dans cette forêt, un haut-lieu électromagnétique à très forte amplification vibratoire. Ici, la haute teneur en fer affole les boussoles et dédouble l’espace-temps. Tout y devient perceptible simultanément : le manifesté et le non manifesté, la matière et la Source, le corps physique et son essence spirituelle, la forêt de Paimpont et sa doublure éthérique que l’on nomme Brocéliande. Vous expérimenterez qu’il est possible d’être dans un monde et dans l’autre à la fois. A travers ces deux aspects, il vous deviendra évident que tout est Un.

Ceci est le premier enseignement. Il est suivi d’une pratique. Ainsi en sera-t-il pour chaque enseignement.

Ainsi parla Morgane. Et les femmes, impressionnées, recevaient ses paroles…

 

Construire un pont de communication

  • Commencez à respirer par le chakra frontal entre les deux sourcils, en imaginant l’air qui y entre et qui en ressort…Plusieurs fois…Afficher l'image d'origine
  • Poursuivez votre respiration en portant votre attention au-dessus de votre tête…
  • Imaginez une coupe, largement ouverte sur le sommet de votre tête. Il s’y écoule le flux des énergies cosmiques jusque dans le canal de votre corps…
  • Soyez attentives aux perceptions reçues par l’intermédiaire de vos sens…
  • Dans le même temps, accueillez les émotions dans le cœur en vous ouvrant aux fréquences de Joie, d’Amour, de Paix, de gratitude et laissez la flamme intérieure vous emplir…
  • Accueillez les images qui s’offrent à vous…

La synthèse de Morgane

  • Un nouveau monde se prépare.
  • Des femmes sont appelées à servir.
  • La communication entre les mondes requiert une harmonie vibratoire corps-âme-esprit.
  • L’esprit communique par les intuitions et la perception spirituelle.
  • Le corps reçoit des réponses sous forme de perceptions sensorielles.
  • L’âme se nourrit des fréquences élevées reçues par le cœur qui utilise les émotions comme interprètes vibratoires.
  • Selon les lieux, les cultures et les époques, Morgane est appelée Morrigane, Dana, Ana, Inanna, Sainte Anne. La racine indo-européenne “Ana”, qui  signifie “Grande Mère”, ou encore “terre humide”, est la constante.
  • La forêt de Brocéliande est un haut-lieu électromagnétique de grande force vibratoire.
  • Tout est Un.

La Fontaine au secret

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Dans mon jardin, une fontaine a surgi…
Le site étant invitant, une Dame, séduite par la magie du lieu, est apparue…
Je me suis approchée et, entre nous, un dialogue s’est instauré…

la fontaine au secret

 

Fontaine-article 2-2Qui êtes-vous Madame ?

– Je suis Celle qui fut, qui est et qui sera…
Issue de la Souche et de la Source, je suis la gardienne de la fontaine…

J’aimerai connaître votre nom…

– Mon nom ? On m’en a donné tant et tant…
En cette Bretagne où les chapelles ont été édifiées en lieux et places des fontaines sacrées, on m’appelle Sainte Anne, Sainte Radegonde, Sainte Onenne, ou bien Notre Dame… Mais le plus souvent, les fontaines portent des noms de Saints guérisseurs. Vois comme le monde patriarcal m’a éclipsée !
Il fut un temps pourtant où la Vie était encore vénérée. On me nommait alors “la vouivre”, désignant ainsi ce courant tellurique d’eau et de feu mêlé, circulant comme une rivière souterraine invisible, et qui fait jaillir les sources en des lieux spécifiques hautement vibratoires. L’un de mes noms de vouivre devenu célèbre est Mélusine, Mère Lucine, la Mère Lumière…
Mais à quoi bon chercher à me nommer ? Retiens seulement que je suis l’une des manifestations de « l’énergie Source” et que les humains, dans leur souci de représentations, m’ont fait apparaître de maintes façons…

Parlez moi de vous encore

–  Te parler de moi ? Il suffit de contempler le lieu fleuri où j’ai été conviée…Fontaine-article 7 … La fertilité de la terre, c’est à moi qu’on la doit, même si on m’y a aidée…
Fontaine-article 3
 … Regarde ces fleurs multicolores et ces plantes luxuriantes qui viennent jouer ensemble…Fontaine-article 8 … Tout cela est “la partie visible” que j’offre volontiers à qui sait m’inviter, me respecter et m’honorer…Fontaine-article 4

Oh, c’est magnifique, mais… Y a-t-il donc aussi une “partie invisible“?

 – Il est un lieu sacré de fécondité où, dans l’humidité secrète de ma grotte matricielle, je concocte la Vie…Fontaine-article 10  …Qui y pénètre avec respect comprend la vérité d’un utérus de renaissance...Fontaine-article 9
…Mais j’ai aussi des portes d’entrées bien plus secrètes qu’il convient de ne pas déflorer ! Pour les protéger, l’araignée y a tissé sa toile…Fontaine-article 11  …Pierres  et  végétaux s’associent pour les préserver les portes des regards indiscrets…Fontaine-article 11-2
 … Les gnomes sont des gardiens attentifs…Fontaine-article 12 … Et  même l’Ibis sacré veille…!Fontaine-article 13

Quelles sont vos fonctions, chère Dame des fontaines ?

– J’invite qui le souhaite à boire de mon eau ! Faute d’en connaître davantage à mon sujet, on me prête des vertus de guérison du corps, selon les lieux où j’apparais… Tout cela est vrai mais on semble ignorer mes fonctions de guérison des âmes…

 …Qui a jamais entendu le vent filtrer à travers le bois de ma harpe, chercher l’harmonie avec le clapotis de l’eau et jouer une symphonie en gouttelettes de
notes ?Fontaine-article 16
  …Qui a jamais pu saisir mon image furtive par la fenêtre de son âme ?
Ce ne sont que des exemples, saisis sur photographies… juste pour dire que pour des guérisons plus avancées, il suffit de se mettre en
phase avec moi, sur la même fréquence vibratoire…Fontaine-article 17

Vient-on parfois vous célébrer ?

 – Oui… Pour me remercier de mes bienfaits, on me crée de toutes pièces cette fontaine où j’aime venir me délasser…Fontaine-article 18 …on emplit de belles fleurs les amphores abandonnées sur mon site.Fontaine-article 19
…On me fait aussi diverses offrandes : de jolies pierres blanches déposées sur mes autels…Fontaine-article 21 …des fleurs de la passion ajoutées à mon réceptacle…Fontaine-article 22

Et, pour couronner le tout, voilà même qu’on me réserve tout un article illustré dans “le Cercle des Cercles”…!
Alors, en retour, j’offre à toutes les personnes qui me célèbrent, des vibrations de sérénité, de Joie et de félicité…

Merci, merci, Dame des fontaines ! Je suis pleine de gratitude…

Henri-ClaudeMerci aussi à Henri-Claude Raoul d’avoir imaginé cette fontaine qui trouve naturellement sa place dans « le Cercle des Créateurs »…
Toute en matériaux naturels, elle est composée de souches, de pierres et de végétaux. L’eau, acheminée jusque dans un réservoir caché dans les fondements, est activée par une pompe. Des points de lumière viendront bientôt s’ajouter pour l’éclairer lorsqu’il fera sombre

Deux temps, une mesure…

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Je n’aurai pas le temps…

note-de-musiqueMême en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps,
Même en volant
Je n’aurai pas le temps, p
as le temps,
De visiter
Toute l’immensité
D’un si grand univers.
Même en cent ans
Je n’aurai pas le temps, De tout faire.

 

Chanson de Michel Fugain

Passeurs de temps

montre

Montre molle- Salvadore Dali

Les temps changent et nous sommes en mesure, aujourd’hui, de reconsidérer la chanson de Michel Fugain sous un angle nouveau…
Imaginons, en effet, que nous disposions de deux temps en même temps, mais que nous n’en sachions rien :

Dans ses livres que j’ai lus et ses formations que j’ai suivies, il explique avec une logique à toute épreuve que, dans notre temps à nous, nous n’avons pas le temps de savoir que nous faisons une immensité de choses dans un autre temps, puisque que, pour nous, ce temps n’existe pas ! Et pourtant… il existe bien et modifie notre mémoire instantanément sans que nous ayons le temps de nous en apercevoir !

Voilà qui explique toutes nos intuitions, prémonitions, instincts, idées nouvelles cueillies souvent au réveil. Prions ensemble, si vous le voulez bien Saint Chronicité, comme je l’ai fait moi-même pendant des années sans savoir ce qu’il cachait… J’ignorais encore que nous étions nous-mêmes des « passeurs de temps », des « voyageurs entre les mondes ».

Le dédoublement du temps

La théorie du « dédoublement du temps» n’a rien à voir bien sûr avec cette pathologie appelée « dédoublement de personnalité ». Elle est supportée par une vraie notion physique. Pour vivre, ai-je donc appris, il convient d’anticiper tout ce qui va arriver. Une particule sait faire cela très bien, explique JPGM. L’expérience la plus classique semble être celle où on observe une particule au bord d’un trou noir : l’unique particule se dédouble en particules A et B. La particule A entre dans le trou noir pour disparaître instantanément. Mais, tout se passe différemment si nous sommes l’observateur dans le trou noir. De ce point de vue, nous voyons alors que la particule A met un temps fou à entrer. Pourquoi donc d’un côté, elle entre instantanément et que de l’autre, elle prend son temps démesurément ? C’est que, explique JPGM, il y a bien deux temps différents et que la relativité du temps est rendue ainsi observable.

Si nous comprenions mieux ce dédoublement, nous apprécierons mieux son utilité. En effet, en prenant tout son temps pour faire une multitude d’expériences et vivre plein de choses nouvelles dans le trou noir où elle disparaît, la particule A enrichit sa mémoire. Tandis que la particule B, restée au bord du trou noir, conserve sa mémoire intacte. Vont-elles rester ainsi séparées ? Non ! Aussi rapidement qu’elle y est entrée, la particule A va ressortir et refaire l’union avec B, restée temporairement célibataire. Ce faisant, B enrichit considérablement sa mémoire grâce à l’échange d’informations entre elle et son double lequel, pendant un temps imperceptible pour nous, était allée se promener dans un temps différent. N’est-il pas temps de comprendre que, étant constitués de particules, cela se passe de la même façon pour nous-mêmes ? Il s’agirait même là d’un principe vital, insiste JPGM, à utiliser de façon consciente pour s’équilibrer.

Le double

templier

Le templier et son double, tel que son sceau le représentait…

Ainsi, nous vivons dans deux temps différents à la fois, avec deux niveaux de conscience aux fréquences vibratoires différentes selon le point de vue de l’observable ou de l’inobservable, du monde matériel ou du monde spirituel. Ce que d’autres traditions désignent par les mots Soi, noyau spirituel, moi supérieur, essence de l’être, ange gardien…, JPGM préfère dire que nous avons un double. Il est vrai que le mot est sobre, dépouillé de toutes connotations et que, à l’instar de l’exemple des particules, la notion devient davantage tangible pour nous. Cette notion était familière aux templiers qui se représentaient sur leur cheval avec leur double. Familière aussi à Lewis Caroll qui n’hésite pas à envoyer Alice de l’autre côté du miroir afin qu’elle reçoive les informations de son double.

Les échanges d’informations

Ainsi ce double évoque les échanges d’informations que nous entretenons avec lui. Un échange qui, selon la théorie du dédoublement, se fait de la façon suivante :

  • je me pose une question et je veux avoir une réponse le plus vite possible
  • pour supprimer le temps entre question et réponse, je me dédouble et c’est mon alter ego inobservable qui va répondre à ma question en même temps que je l’ai posée
  • il y a donc du temps pour de nouvelles questions et de nouvelles réponses
  • cela donne une évolution très rapide !

La caractéristique de ce processus de dédoublement, nous dit JPGM, c’est qu’il continue à se faire indéfiniment. C’est-à-dire que celui qui est dédoublé du premier temps se dédouble à nouveau de la même façon dans un deuxième temps et ainsi de suite…

Mais tout se passe finalement de façon à ce que nous ayons toujours une impression d’extrême liberté… Ce qui fait que celui qui est dédoublé ne le sait pas ; il a l’impression de vivre avec des idées qu’il fabrique tout seul avec son propre cerveau ; il se croit maître de ses pensées ; il n’imagine même pas que ses pensées sont fabriquées dans un autre temps par une part supérieure de lui-même ! N’est-il pas temps d’en prendre conscience ?

Les parasites

guiNe pas savoir comment cela fonctionne représente un grand inconvénient, précise JPGM. En effet, par ce même mécanisme d’échange d’informations entre un double et nous-mêmes, nous pouvons recevoir des informations qui ne proviennent pas de notre double. Nous courons le danger de dépendre de parasites que nous ne connaissons pas et qui nous font faire des choses qui ne sont pas faites pour nous ! Dans ses formations, JPGM nous renseigne davantage sur ce sujet délicat…

Mais prenons déjà l’exemple d’une femme dont le mari est en voyage à l’étranger pour plusieurs années. Elle est en relation téléphonique fréquente avec lui pour le soutenir et pour se sentir soutenue pendant son absence. Il y a échanges d’informations utiles pour les deux. Imaginons toutefois que quelqu’un d’autre brouille les ondes entre le mari et la femme  et utilise un téléphone de même type que celui du mari pour se faire passer pour lui. Il donnera des informations qui le serve lui-même et fera vivre à la femme des évènements que son mari ne lui aurait jamais fait vivre.

J’ai compris que pour faire la différence entre le double et les parasites, il est important de connaître la loi vitale, de savoir que nous avons un double, d’apprendre à entretenir des relations privilégiées avec lui en alignant notre fréquence vibratoire sur la sienne, de savoir aussi nous adresser au double de nos interlocuteurs à partir de notre double…

L’énergie infinie

Chaque fois que nous pensons quelque chose, nous donnons une énergie dans un autre monde qui dispose d’un autre temps et dans lequel se fabrique les conséquences de nos pensées. Or, ces conséquences de nos pensées, nous en prenons la synthèse en réponse. Si bien que la perte d’énergie au niveau de la demande correspond à un gain d’énergie avec le potentiel que nous recevons. Et, comme tout cela se fait dans un temps nul, l’énergie est infinie. Car Temps nul = Énergie infinie, selon le principe de Heisenberg, laisse échapper JPGM dont les références scientifiques de son discours sont pourtant extrêmement rares puisqu’il souhaite rendre son discours accessible à des non scientifiques.

Dans le monde quantique dans lequel j’ai un peu vadrouillé dans la mesure de ce qu’il était possible d’intégrer à la non scientifique que je suis, j’ai rencontré beaucoup d’écrits concernant le « Point Zéro »  ainsi nommé par certains. Il contiendrait une énergie illimitée, disponible pour tous, présente dans l’espace et la matière, et que quelques physiciens se risquent à qualifier « d’Esprit de Dieu ». Il m’a même paru plausible qu’il s’agissait là d’un équivalent de ce que les grands mystiques appellent le « Vide », pour qualifier cet espace neutre, dépourvu d’affects, auquel on se relie par la méditation. Celui qui fait l’expérience du « Vide » sait bien qu’il n’est pas si vide que ça… Il est empli de paix, de vie vibrante et de joie intérieure qui peut mener jusqu’à l’intense expérience vibratoire de l’illumination dont on ressort avec une énergie incroyable…

Temps imperceptibles

Garnier-MaletLe fait qu’il existe plusieurs temps à la fois change tout. Jusqu’à présent, nous nous croyions unique le monde dans lequel nous vivons. En fait, nous ignorons presque tout de l’univers, ne percevant que 5 % de ce qui existe. Il reste 95 % qu’on ne voit pas. La seule chose qu’on connaisse, précise le physicien JPGM en se laissant aller un peu encore à son langage, ce sont les relations de force entre ce qui est observable et ce qui est inobservable et qu’on appelle énergie noire ou matière noire, sans bien savoir où celle-ci se trouve. On le saurait si on avait compris ce qu’était le temps. Car, si celui-ci nous semble continu, il s’agit, en fait, d’une succession d’instants. L’imagerie médicale du cerveau montre que deux instants perceptibles sont toujours séparés par un instant imperceptible. Nous sommes donc comme dans un film, avec une certaine quantité d’images par seconde incorporant parfois des images subliminales. Or, dans notre réalité, il y a également des temps subliminaux, des temps imperceptibles nommés aussi ouvertures temporelles. Ce sont eux qui modifient notre mémoire.

Tout fonctionne selon un emboîtement des temps qui pourrait se poursuivre indéfiniment.

  • nous sommes dans une réalité perceptible et nous nous dédoublons dans un temps imperceptible
  • notre temps imperceptible devient le temps perceptible de celui qui s’y trouve
  • il se dédouble à son tour dans un temps imperceptible…

Les potentiels

Nous avons coutume de parler « d’inconscient collectif », mais la loi vitale est beaucoup plus simple : il suffit de penser quelque chose pour fabriquer immédiatement dans le futur la conséquence de notre pensée. Cette conséquence est une réalité potentielle. N’importe qui sur terre peut capter ce potentiel, modifier sa mémoire et se mettre à vivre la conséquence de notre pensée. Chacun est donc responsable !

Il semble que nous ayons oublié la loi suivante, pourtant enseignée pendant des siècles par Pythagore, Bouddha, Mahomet, Jésus… : « pense à faire à ton frère ce que tu voudrais que ton frère pense à te faire », ou bien, dit d’une manière différente : «  ne pense pas à faire à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ». Pourquoi cette loi a-t-elle été transformée par « ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse » ? Cela ne signifie plus rien car si je fais quelque chose à autrui, c’est déjà que j’ai actualisé un potentiel qui a été fabriqué avant !

Les actions sont visibles et les pensées ne le sont pas. Il convient donc de s’en méfier. Ces pensées pourraient bien fabriquer le potentiel correspondant qui demeurera dans la mémoire de l’humanité. Car c’est bien de cela dont il s’agit : une simple pensée modifie l’humanité. Un proverbe qui dit : « qui sème le vent, récolte la tempête ». Et si nous semions plutôt la paix ?

L’état de bienveillance

Pensons donc à faire aux autres ce que l’on aimerait que les autres pensent à nous faire ! Sans même aller chercher le mot « amour », rarement utilisé de façon complètement neutre, JPGM propose le mot de bienveillance, ce qui signifie littéralement : « veiller à être bien ».

Nous ne sommes pas naturellement bienveillants puisque nos pensées nous échappent ! A nous d’apprendre à contrôler notre pensée en nous demandant constamment si l’autre la trouverait correcte s’il avait la possibilité de lire en nous.  Si la réponse est « oui », alors nous sommes bienveillants…

Pour ma part, je me suis fabriqué une phrase bien pratique qui me met immédiatement dans l’état vibratoire adéquate : « Depuis le meilleur de moi, j’appelle le meilleur de X  afin qu’ils actualisent ensemble le meilleur pour la situation à vivre pour X … pour X et moi-même… »

Les ouvertures temporelles

Les mots « subconscient » et « inconscient » cachent l’absence de loi. Avec le dédoublement du temps, il est seulement question de temps perceptibles et de temps imperceptibles. Dans notre temps perceptible nous avons l’impression d’avoir des pensées conscientes. Dans les temps imperceptibles, nous avons les mêmes pensées mais nous ne les percevons (nous n’avons pas le temps de les percevoir). Mettons nos pensées en accord dans les deux temps grâce à la bienveillance !  Les fréquences vibratoires s’aligneront entre notre double et nous et permettra l’échange, dans notre temps (présent) des informations vitales entre le gardien de notre mémoire (passé) et nos multiples possibilités d’avenir (futur) créées par chacune de nos pensées.

Vivons pleinement les  « ouvertures temporelles » !

Pour tous renseignements sur la Théorie du Dédoublement du Temps, voir le site de Jean-Pierre Garnier-Malet

Résonances

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon troisième tableau, le second étant  « initiations » et le premier étant « Eveil »

Résonances1

Résonances5
C’était la fin d’un temps,
L’aube d’un autre temps…
L’espace entre les mondes
Laissait passer ses ondes,
Messages éternels.
Les portes temporelles
Lâchaient des potentiels
Tournoyant dans le ciel,
Délivrant un réseau
– Porté par les oiseaux –
D’énergies et de flux
Trop longtemps contenus…
Résonances3 Résonances4AMOUR et PAIX… LUMIÈRE…
La vibration première
Trouve des expressions,
Offre des partitions
A l’hymne de la Vie.
L’oiseau du Paradis
Des ailes applaudit…
La colombe irradie…
Le phénix se consume
En libérant des plumes…
L’onde dans leur sillage
Délivre les messages…

 

 

Résonances2

 

 

 

Dans l’espace invisible
D’un monde imperceptible,
On invoque. On reçoit.
On évoque. On prévoit.
La prêtresse masquée
La tiare enspiralée
Les deux bras grands ouverts
Est celle qui opère.
Les autres harmonisent
Ou elles canalisent
Une main vers le ciel
Tendue vers l’essentiel.

 

Elles s’en viennent  nombreuses,
Ces prêtresses passeuses
Servantes de la Source,
Pour offrir des ressources !
Aux yeux humains voilées,
Mais entre elles reliées
Par la même fréquence
D’une belle accordance,
Elles ouvrent les plans
D’un appel clignotant
Pour un grand Rendez-vous :
« Femmes, réveillez-vous ! »

             PBV

Les échos de l’ami Bran du

A propos des « prêtresses passeuses servantes de la Source »…
On ne connaît, ne sont relatés, dans la Tradition que deux collèges féminins :
l’un sur l’île de Sein ( les Senas) et un autre qui aurait été sur une île à l’embouchure de la Loire
sans trop savoir si nous sommes dans un légendaire ou un écho mythique car rien archéologiquement n’est venu confirmer cela…

Mais Morgane n’est elle pas elle aussi entourée d’un collège de 9 sœurs en son une île (Avallon) pour veiller sur la  « royauté » qui s’y trouve en sommeil ?
Quant à Brigit, elle est, dit-on en Irlande, à l’origine d’un collège de « sœurs », toutes veillant pendant plusieurs siècles sur un feu sacré,
au sein d’une église curieusement appelée « kildare » (l’Eglise des chênes !)

Collège de femmes consacrées
Ces femmes, vivant en communauté sur une île,
 dont font état les textes, sont des femmes consacrées qui ont fait le choix délibéré de servir le temple du Divin et d’entretenir le Foyer de Celui-ci….
Elles se rendent parfois sur le rivage proche afin de concélébrer l’acte d’amour et perpétuer la vie avec les hommes qu’elles choisissent à cet effet…
A chaque fin de cycle de la Roue de l’année, à la Samain donc, elles détruisent le temple et le reconstruisent en une nuit avant que ne pointe le jour….
Cette « opération » a tellement d’importance que les matériaux qui participent de cette reconstruction (une fois soulevés de terre ou prélevés) ne doivent pas retomber à terre faute de quoi de graves sanctions frappent celles qui par manque d’attention a fait tomber sa charge sur le sol !….

Que pouvons-nous déduire de cela ?
Peut-être ceci :
– Le Temple n’est pas figé une fois pour toute, mais participe lui-même des processus de renouvellement et de régénération qui caractérisent la loi, dite d’Evolution laquelle englobe toutes les lois de la Nature et de l’Univers visible et invisible…
– Le « Chant du Monde » est une partition que l’on « décompose périodiquement » afin de la recomposer, de la réécrire, de la réinterpréter, à partir des éléments nouveaux dégagés au sein des expériences réalisées ; des éléments apporteurs d’une nouvelle croissance, de nouveaux entendements, de nouvelles façons de dire, de créer, d’aimer, de croire, de comprendre, de vivre, de mourir, d’accompagner….
– Il nous appartient ainsi à chaque rituel de reconsidérer les bases, fondements, déroulés, contenus expressifs de celui-ci afin de l’inscrire dans la mouvance même de la Vie et de l’Univers et d’accompagner de cœur, d’esprit, de sens et d’intelligence, les transformations et métamorphoses auxquelles participent l’alchimie spirituelle du Vivant…
– L’acte charnel auquel s’adonnent ces femmes consacrées à valeur d’acte hautement et profondément initiatique car elles mettent en contact, en rapport, le corps de l’homme avec la Dimension Sacrée du féminin et cela éveille ou réveille en l’homme ses « correspondances » naturelles et aimantes avec Celui-ci….
– Elles sont « révélatrices » du fondement spirituel de notre humanité et nous enseignent « l’Ouvrage de Vie, de Don et d’Amour »….
– Le « rapport au Sacré » comporte des contraintes, des exigences et des obligations auxquelles on ne saurait déroger sans « profaner » l’Essence, le Principe ou l’Anima qui sont le cœur et le sein de la Manifestation divine…
– Servir ce « Sacré » demande attention et vigilance, compréhension et intelligence, connaissance et méthode, apprentissage et maîtrise, équilibre et harmonie, amour et dévouement….

Le Féminin est au cœur de ce Sacré, il en est autant l’Autel que le Servant et l’Offrant. Il nous invite à nous associer de cœur et d’esprit à ce Service qui transcende toute existence humaine afin qu’elle incarne le meilleur d’elle-même et dégage et développe ses potentialités d’éveil, de conscience, de création, de solidarité compassionnelle et d’amour…



ISIS

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon deuxième tableau, le premier étant « Eveil »
20150310_105655

 

Initiation4Issue de la Souche et de la Source, lien entre la Terre et le Ciel, l’Arbre de Vie est Sa demeure.

A côté d’Elle, se dresse de toute sa hauteur le serpent initiateur, l’onde de vie, l’énergie Kundalini. A lui, le serpent, d’ouvrir les sept portes du ciel aux couleurs arc-en-ciel de la lumière diffractée ! A lui aussi de conduire le chemin de l’Ascension et d’ouvrir dans les corps, les portes correspondantes [1] ! Depuis l’aube des temps, secrètement, il prépare une nouvelle peau à la Terre. Les temps sont prêts pour la mue…

Initiation5A travers les six brins colorés de leur queue, deux oiseaux, envoyés de l’Esprit, transmettent à l’Arbre de Vie des flux inspirateurs. Six brins complémentaires sont encore cachés dans le monde invisible. Douze brins au total pour évoquer le futur ADN de l’humain en préparation. Mêlés à ses racines, ils fournissent à l’Arbre les nutriments sacrés, irradiés par l’Esprit.

Initiation2Dans les racines, justement, un creuset alchimique s’active, transmutant inlassablement les ombres en or liquide. C’est là qu’Elle intervient. Les pieds dans le creuset, voilant pudiquement aux yeux profanes l’entrée du temple de la suavité, Elle vibre subtilement, élevant l’énergie brute, palier après palier, jusqu’au plus haut degré de sa forme sublimée… C’est alors qu’un soleil tourbillonne en Sa couronne déployant ses rayons alentour dans la danse tournoyante de la voilure du feuillage… Elle devient vaisseau d’or de la Vérité incarnée….

Initiation3

Initiation9
Elle habite l’Arbre de toute éternité, enspiralée par les deux brins des queues bleu et rouge, yin et yang, féminin  et masculin, que Ses amis ailés aimantent subtilement pour nourrir en Elle, l’essence CIEL, cet essentiel d’AMOUR répandant des ondes-cœur au-dessus de sa tête …

« Tout est dans tout » semble-t-Elle dire ! Le feuillage est un voile de danse tourbillonnant autour d’Elle. Il se mêle aux plans de l’Univers en forme de vitraux multicolores… Queues d’oiseaux, queue de serpent et extrémités des ondes colorées se mélangent aux racines de l’Arbre en sèves nourrissantes… Qui sait même si la queue du serpent et le brin vert de la queue de l’oiseau ne veulent pas se rejoindre dans l’amitié scellée entre la Terre et le Ciel ? Et d’ailleurs, s’agit-il de queues d’oiseaux, de brins d’ADN, de nadis [2] ou de simples rubans dont Elle joue dans l’envolée de Ses bras ?

Initiation10Autour d’Elle s’étend l’Univers multidimensionnel en ondes luminescentes. Les couleurs de l’arc-en-ciel  proposent les marches du chemin de l’humain, de plan en plan. D’un côté, le chemin descend dans la matière, et de l’autre,  il remonte vers la lumière ! Elle-même demeure au centre, le corps offert au couloir de feu de l’Ascension. Pont immuable entre le Ciel et la Terre, présente dans les deux mondes simultanément, Elle assure Sa fonction de Passeuse d’Amour entre le haut et le bas, le bas et le haut. Tout semble en ordre selon une volonté de Joie universelle, de Joie unie vers Elle

Mais qui est-Elle donc ? Sa parole est audible en nos cœurs :

« Je suis Celle qui fut, Celle qui est et Celle qui sera… Depuis l’aube des temps, je tisse et je lisse le tissu de l’humanité, je suis le Lys de la royauté et de la pureté, je suis ISIS, Reine de la Lignée d’IS. Mon nom de Déesse, d’I et d’S composé, je vous l’écris en lettres superposées par mon corps en I dressé, enveloppé de deux S ondulés. Je nomme ce symbole [3]maintes fois repris au cours de l’humanité (illustrations ci-dessous), le « Geste primordial »…

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La dernière illustration est la couverture du livre « changez votre futur par les ouvertures temporelles » de J-P Garnier-Malet [4]

[1] Les sept chakras
[2] Canaux énergétiques dans lesquels circule le Prâna ou énergie vitale
[3] Première représentation connue de ce symbole sur un vase sumérien
[4] « Changez votre futur par les ouvertures temporelles », Jean-Pierre Garnier-Malet

 En écho à cet article voir cette page

La Grande Tisseuse

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Métier de haute lisse

Métier de Haute Lisse

Je suis la Grande Tisseuse, l’Art’tisse du Destin…
Celle dont l’Art de la Lisse (1) a pour dessein de guider la main des Trois Parques, des Moires ou bien des Nornes.
J’invite aujourd’hui votre conscience à éclairer mon art…

Baton-EsculapeFunambule de l’Univers, depuis l’aube des temps, je danse sur le fil de l’âme entre Ciel et Terre.
Ma perche d’équilibre est ma baguette magique en forme d’IS dont l’S enspiralé est le serpent qui siffle sur vos têtes…
De son extrémité, j’attire la poussière d’étoiles. Je l’assemble en boule, la pétris, l’étire et la file pour en extraire le Fil de l’UN…
J’en prends grand soin et l’enroule sur les trois fuseaux du Destin…
Je suis prête à utiliser mon métier à Lisser…

J’applique quelques règles d’usage :
– D’abord, tendre le Fil entre l’ensouple du Ciel (2) et l’ensouple de la Terre… Il est la chaîne (3) qui soutiendra l’ouvrage…
– Utiliser la baguette magique comme une navette cosmique…
– Tirer les fils de trame (3) où court le va et vient des incarnations humaines…
– Glisser aussi quelques Lys entrelacés… entrelissés… la fleur royale garante de la pureté du geste…
– Devenir Alys, l’Art’tisse de la Vie au Pays des Merveilles…

Et Tisse et lisse la navette…
Et court et glisse sur le vivant tissu qui infiniment défile…
Laisse se dessiner les singuliers motifs aux formes différentes selon la tâche impartie à chacun…
Selon aussi la trace laissée en traversant le feu, l’eau, l’air et la terre, aller et retour.

Voilà donc où s’inscrit le Destin !

Merci à http://artistelicier.free.fr/
Merci à http://artistelicier.free.fr/

Ne croyez pas pourtant qu’il soit prédéfini et immuable !
Les humains sont libres s’ils respectent les Lois.
Acteurs de leur vie mais inscrivant leur forme sur le tissu divin.
Responsables des répercussions si, en fabriquant des tissus de mensonges, ils provoquent une erreur dans le motif.

Quelqu’un a-t-il aujourd’hui a suffisamment d’étoffe pour me dire de quel tissu il  est issu ?
A-t-il cherché le germe dont vient le premier Fil ?
Pourrait-il répéter sur terre, à son humble manière, le geste créateur dont je donne recette ?
Libre  à chacun de écouter celle-ci comme une chansonnette ou bien de percevoir ce qu’elle reflète et puis de s’y soumettre :

Graines de lin

Qu’on commence par planter
Dans une terre fertile
La graine d’Unité
Qui donnera le Fil.
Qu’on laisse la plante pousser
Jusqu’à maturité
Puis, qu’on l’arrache et qu’on la décompose
Pour extraire les Principes de toutes choses.
Elle devra passer par différentes opérations (4)
Ou se succéderont
Rouissage, teillage et écochage,
Peignage, cardage, filage et bobinage.
Cela demande un peu de temps.
Puis vient le blanchiment,
Une opération à faire scrupuleusement
Et suffisamment,
Avant la Grande Aventure
de la Teinture.
Et quand tout sera prêt,
C’est à moi de chercher
Des bouches à utiliser
Comme métiers à tisser.
La langue sera parfaite
Pour faire une navette
Que je pourrai passer
– C’est évident ! –
Dans le peigne des dents (5).
Alors, comme une onde
Se tissera « la Parole du Monde »,
Le Verbe Créateur
Dont l’Amour est au cœur.

_________________________

Notes

(1) Deux techniques de tissage composent l’Art de la Lisse, utilisant deux métiers à tisser différents : le métier de haute lisse est composé de deux montants supportant deux cylindres mobiles (les ensouples), placées l’une dans la partie supérieure, l’autre dans la partie inférieure. Le tissage est ainsi réalisé à la verticale. Avec le métier de basse lisse, la chaîne se trouvant tendue sur un plan horizontal, le tissage se fait de façon horizontale. Voir ce site
(
2) Les deux parties du métier à tisser : l’un porte le fil de chaîne, l’autre enroule le tissu fabriqué. L’ensouple du haut porte le nom d’ensouple du ciel, celle du bas représente la terre. Ces quatre morceaux de bois symbolisent tout l’univers.
(3) Le tissage est le résultat de deux sortes de fils :  les fils de chaîne tendus sur le métier et provenant de l’ensouple. Ces fils sont disposés dans le sens de la longueur (ourdissage) et le fil de trame de couleur qui est passé à la navette entre les fils de chaîne. Ces fils de trame sont disposés dans le sens de la largeur
(4) Ces opérations sont décrites dans la documentation fournie sur le Portail de « Pitre de la Chesnaie »
(5) Evoque les mythes Dogons rapportés par l’ethnologue Marcel Griaule et sa fille, Geneviève Calame-Griaule

En écho à cet article voir cette page

Eveil

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon premier tableau, le second étant « Initiation »

eveil

La voici, la divine représentante de la Mère des Univers…

Projetée dans le Vide insondable par le puissant mouvement d’un vortex incandescent,  elle a franchi le seuil de la porte du rêve et elle a traversé les plans, transportée sur le tapis magique d’un souffle indigo se déroulant en plume lègère en direction de la terre.

Des eaux d’en haut qu’elle vient de parcourir au cours de sa descente, elle a gardé l’empreinte ondoyante et la couleur bleutée, toutes deux imprimées dans sa céleste robe qu’elle offre en miroir aux eaux d’en bas qui l’accueillent.

Sa tâche ? Déployer sur terre, en couches successives, l’aura de l’aube incandescente dans les infinis aspects d’une riche matière qu’elle transporte en elle-même.

Femme de la Souche, son bras est le sésame qui ouvre le tronc de l’Arbre de Vie tout juste esquissé pour les yeux humains et pourtant si présent de toute éternité.

Femme  de la Source,  dépositaire des eaux d’en haut et des eaux d’en bas, elle libère sur terre son onde d’amour fertilisante. La voilà prête à inviter le feu à irradier le silence des mondes. Elle sait qu’il est la clé des portes flamboyantes de l’extase d’où est issue la vie.

De l’union du feu et de ses eaux, une vie embryonnaire prend forme, reliée par un cordon d’amour à l’embrasement des cieux. Le germe de lumière au creux de sa matière est contenu dans un écrin secret. En attendant d’être éveillé, il propage, encore discrètement, ses effluves dorés dans le labyrinthe du chemin intérieur à parcourir…

PBV

En écho à cette peinture… 

…cette poésie  de l’ami Bran du (le Corbeau Noir)

Femme d’eau

La Femme* en son Cercle
La Femme d’eau…
L’eau est son cocon, là se tisse le Soi
Le Soi, se papillon, ce butineur de l’Ame !…
L’eau coulante, l’eau glissante sur l’émoi ;
Cela qui enveloppe, qui s’enroule de joie…
Cela qui se déverse, s’écoule et s’épanche ;
Cela qui comme saule, en la flexion d’amour, se penche puis se ploie…

La Femme en son cercle, en ses eaux,
Spiralant sur ses hanches et s’immergeant le dos…
La Femme en sa branche, la Femme-roseau…
La Femme en son bain de belle insouciance…
La Femme source de son propre ruisseau !…

La Femme navigante, le féminin vaisseau ;
Cela qui sur la peau se fait tendre et glissante…
Les algues de ses bras, son herbe consentante
Et la pierre arrondie au brassage de ses flots…

La Femme en son Cercle, la Femme en ses eaux ;
La Femme passant l’anneau au doigt de l’Homme,
En Elle et par elles, révélé et nouveau !…

* La fonction féminine originelle ne se limite pas à mettre au monde, à enfanter la vie, elle a, pour mission essentielle aussi, d’initier l’homme aux mystères de celle-ci, aux mondes infinis, à l’âme éternelle…

Bran du
26 05 2011

Parole d’Yggdrasil

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Cher Ódhinn,

Mon époux, mon père, mon enfant, mon frère,
Petit-fils de Buri, le premier Dieu que j’ai créé !
Je suis la Grande Mère à l’origine de toutes choses.

Dans mon Arbre-Monde, on vénère ton courage de guerrier,
Ta magie de sorcier, ton inspiration de poète et ta frénésie de savoir.
On t’appelle le Père de Tous et toi, tu crois tirer les fils de l’invisible.

Oublies-tu que c’est à travers moi

Que tes Nornes gravent en Runes les forces créant vos destinées ?
Et d’abord, que connais-tu de mes Mystères ?
Es-tu seulement capable de me sacrifier ce que tu es devenu ?
Au défi que je lui lance, Ódhinn ne dit mot.
Il demande aux Dieux de l’attacher par un pied à ma plus haute branche.
Il a toujours su, au fond, qu’il devait se mettre en suspension,
Opérer ce retournement et modifier son angle de vision.

Merci à Turgis de Normandie

Puis, il brandit sa lance flamboyante et,

Dans un geste inscrit dans la mémoire universelle, il se transperce le flanc.
Feu d’En Haut qui libère le Feu d’En Bas.
Ouverture essentielle d’où s’écoule l’Essence du Ciel.
Retrouvant l’inscription en moi-même de ma béance originelle,
Je me fais vase pour recueillir le sang d’Ódhinn.
Il infuse mes racines, rejoint la Fontaine de Mímir,
Se distille dans mon tronc,
Et rejaillit dans mes bourgeons qui saignent à leur tour des larmes d’or.

Je ressens la souffrance et la solitude d’Ódhinn.

Elle est devenue ma douleur.
Elle dure neuf jours et neuf nuits…
Ou peut-être neuf mois, je ne sais plus.
Temps infini pendant lequel, Ódhinn, je t’ai bercé dans mon aura et enveloppé de mon Amour.
Et puis un jour… les vents arrivent.
Ils soufflent puissamment dans ma ramure de Frêne, et je m’agite frénétiquement.
Mes racines gémissent.
La nature entière gronde.

Alors, au plus fort de la tempête,

Dans une ultime contraction de mon tronc,
Tandis que, abandonné enfin, tu ballottes au bout de la corde qui te rattache à moi,
C’est ce moment que je choisis, Ódhinn, pour marquer ton corps du sceau de l’indicible
Et lui communiquer, à travers la palpitation vibrante de mes feuilles émues,
Mes secrets les plus éternels.
Tu es devenu Moi.
Nos points « comme Un » réunis, pour la nuit des temps.

Je sais que je fus pendu,
suspendu à l’arbre tordu par le vent,
neuf nuits entières,
blessé par une lance,
consacré à Ódhinn,
moi-même offert à moi-même,
sur cet arbre dont nul humain ne sait
sur quelles racines il s’appuie
(Havamal, strophe 138)

Tu ouvres alors les yeux et,

De la terre « d’Ases île » qui t’accueille,
Tu vois jaillir les Runes du sol, inscrivant leur reflet dans le ciel.
Tu les prends et tu es délivré.
Maintenant, tu connais le langage secret de l’Autre Monde.
Te voilà initié à la Connaissance suprême
Et dépositaire du Verbe portant le Fruit de Vie.
Par toi, désormais s’écoulera la Source.

Va, mon fils !

Je devins alors créatif et savant,
Et je grandis et  devins prospère,
Mes mots se préparaient depuis un mot
Jusqu’à un (autre) mot,
Mon action se préparait depuis une action
Jusqu’à une (autre) action.
(Havamal, strophe 141)

La Création du Monde vue par le Renard

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Article de Patricia Buigné-Verron
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J’ai rencontré un Renard…

Renard roux / Red fox / Vulpes vulpes

Photo RichardDumoulin.com

Il y a quelque temps de cela, dans la Forêt de Brocéliande, je surpris une conversation entre le Renard et le Petit Prince, à proximité de l’arbre sous lequel je méditais.

Si tu m’apprivoises avait dit le Renard au Petit Prince, je te confierai un secret.
– Alors, je reviendrai chaque jour pour t’apprivoiser, avait répondu le Petit Prince, ce qui sous-entendait qu’il avait envie de connaître le secret.

Je suis, moi aussi, revenue chaque jour et, cachée derrière mon arbre, j’ai tout écouté. Voulez-vous que je vous répète ce que j’ai entendu ?

« Les humains sont un peu bêtes avait dit le Renard, sais-tu qu’ils cherchent le Graal dans la Forêt de Brocéliande ? Ah, s’ils savaient qu’il suffisait de manger un peu de soupe ! »

Et le Renard était parti d’un grand rire…

J’avais alors tressailli, car c’est bien ce que j’étais venue faire  dans cette forêt. Il était donc évident que je me sentais concernée au plus haut point. Mais que voulait dire le Renard avec sa soupe ?

« Et si je créais un monde ?»

Dieu_Michel-Ange

Dieu par Michel-Ange

Le Petit Prince, lui aussi, voulait en savoir plus. Alors, le Renard reprit :

« Je vais te raconter la version officielle. Et je te raconterai, un autre jour, la version celtique où le personnage principal est remplacé par la Grande Mère Kerridwen ou Cerridwen. Un jour – il y a 15 milliards d’années de cela – Dieu, qui s’ennuyait dans le Néant,  fut saisit d’une idée géniale, laquelle le remplissait de jubilation : « Et si je créais un monde ? » s’était-il écrié dans le Vide, tout en souriant dans sa barbe (oui, oui, Dieu a une barbe, j’ai une photo !). Et l’écho lui avait répondu : « si je créais un monde…un monde…un monde… ? »
Il n’en n’avait pas fallu plus pour qu’il se mette à la tâche.

Sans mot dire, le Petit Prince écoutait, fasciné…

Un poil dans la main

« Donc, Dieu arracha l’un des poils de sa barbe et, avec cet unique poil, contenant son ADN, il se dit qu’il pourrait bien faire des boutures… Il paraît que les humains appelle cela des clones, ajouta le Renard.
Mais il lui fallait une éprouvette et il n’en avait pas. Alors, il disposa ses mains en coupe et y plaça son poil de barbe, d’où l’expression un poil dans la main. Mais curieusement, ses mains se mirent à chauffer, à chauffer… Une brume s’en dégagea et, tandis qu’à l’intérieur des mains, le poil s’était consumé, il apparut à la place un liquide incandescent, bouillonnant, incroyablement chaud et rouge comme de la lave. Les mains de Dieu, pourtant, n’en semblaient pas affectées le moins du monde. »

Mains

mains dessinées par Marie-Françoise

La coupe cosmique

« C’est alors qu’il se passa quelque chose d’extraordinaire. Dieu écarta ses mains pour en dégager une coupe admirablement façonnée. Mais ce n’est pas tout ! Il lui donna ensuite une impulsion pour la retourner dans l’autre sens afin qu’elle déverse son contenu dans le Néant. C’est à ce moment là que le temps a commencé à s’écouler… »

graal

Le calice d’Ardagh, trouvé à Ardagh en Irlande au VIIIe siècle et apparenté au Saint Graal

Dieu « planqué » au-delà du temps

montre

Montre Molle, Salvadore Dali

« Car, j’ai oublié de te dire, Petit Prince, avait ajouté le Renard, qu’avant ce moment là, il n’y avait pas de temps mais un espèce de mur infranchissable en deçà duquel certains  scientifiques disent qu’on ne peut accéder, car c’est de la pure information. Ce mur temporel, ils l’appellent : le temps de Planck, du nom de celui qui l’a trouvé. »

Le Petit Prince, qui voulait toujours en savoir plus, demanda :

–          Mais avant le temps de Planck, où était Dieu ?
–          Oh, à mon avis, dit le Renard, il était sûrement planqué quelque part… mais, si tu veux bien, continuons notre histoire…

GraalLes deux coupes

« Donc, avec la coupe retournée, le liquide incandescent s’écoulait dans le Néant… Curieusement, tout en s’écoulant, il se solidifiait et devenait matière, formant un réceptacle de forme similaire mais plus grossier. En fait, la coupe d’en bas n’était autre que l’ombre projetée, devenue matérielle, de la coupe d’en haut et on devinait que toutes deux devaient pouvoir s’emboîter parfaitement. La coupe d’en bas n’était autre que  la moitié visible de l’oeuf cosmique.
Bref, Dieu disposait maintenant d’un chaudron et il était prêt à commencer une drôle de cuisine…  Veux-tu quelques éléments de la recette ? »

Chaudron

Le chaudron de Gundestrup trouvé en 1891 dans une tourbière du Jutland au Danemark. Il s’agit d’un chaudron celtique datant du 2e siècle av. J.-C.

Gravement, le Petit Prince acquiesça…

« Le poivre est l’élément important, reprit le Renard. En effet, un grain de poivre, jeté dans le chaudron, avait provoqué à Dieu un gigantesque éternuement. Les spirituels appellent cela le Souffle Divin et les scientifiques le Big Bang. A la suite de cet événement, des ingrédients apparurent magiquement dans le chaudron et celui-ci, en se remplissant, grandissait… grandissait… Il grandit toujours à l’heure actuelle et les scientifiques, dont les mots savants sont l’apanage, disent que l’Univers est en expansion… »

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Jaune d’Oeuf Soleil, Salvadore Dali

Des grumeaux dans la soupe

–        Mais c’est une soupe magique, s’exclama le Petit Prince ! Je comprends pourquoi j’ai vu écrit MAGGIE sur certains sachets !
« Le chaudron était encore très chaud, reprit le Renard, sans relever cette réflexion incongrue. Quand il commença à refroidir, Dieu vit qu’il y avait des grumeaux dans la soupe. Les scientifiques appellent cela des galaxies. »
–        Et ensuite ? Et ensuite ? dit le Petit Prince qui trouvait que le Renard se perdait un peu dans les détails…
« Ensuite, reprit le Renard tranquillement, Dieu touilla la soupe dans le chaudron cosmique et certains grumeaux éclatèrent, s’agglutinant en sous-ensembles qu’on appelle systèmes solaires. Des noms ont même été donnés à chaque élément de ces sous-ensembles comme, par exemple : Soleil, mercure, Vénus, Mars, Terre… »

Un judicieux assaisonnement

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–        Alors le Graal qu’on recherche dans la Forêt de Brocéliande, c’est quoi finalement ? demanda le Petit Prince qui ne perdait pas le fil de l’histoire.
–        Attend un peu, dit le Renard. Je continue…

« Dieu a goûté la soupe cosmique mais il trouva qu’elle n’était pas assez relevée. Alors, il inventa une nouvelle recette qu’il l’expérimenta sur la planète Terre. Il rajouta quelques ingrédients : une pincée de Terre, un soupçon d’Air, une once d’Eau et mit le tout sur le Feu. Peu à peu, on vit apparaître des yeux dans cette nouvelle soupe. C’étaient de drôles de bestioles qu’on appelle des  bactéries et dont nous sommes tous originaires. Les hommes appelleront cette recette « soupe primitive » »

Une infinité de recettes

–        Sois plus clair ! insista le Petit Prince qui trouvait que la recette de cuisine cosmique finissait par devenir comique à force de se compliquer…
–        Eh bien, Dieu n’a cessé de faire évoluer les recettes avec de multiples variantes. Les yeux dans la soupe ont grandi, se sont recouverts d’écailles et se sont mis à nager, puis ils se sont aventurés en rampant hors du chaudron, certains se sont envolés, d’autres se sont munis de fourrure comme moi, et d’autres sont devenus des drôles de petits bonshommes, comme toi…

La soupe de l’UN

« Bon, c’est pas le tout, dit le Renard au Petit Prince, on se la mange cette soupe ? »

Puis, comme s’il avait toujours su que j’étais là, le Renard vint me chercher à l’ombre de mon arbre pour m’inviter à partager avec eux la soupe de l’UN*…  Je su alors que le Petit Prince l’avait apprivoisé.

* Soupe de l’UN : Rajouter quelques cuillerées de graines de lin fraichement  moulues dans la soupe est d’un très grand bénéfice pour le coeur ! Voir article « les atouts de la petite graine de lin ».

Une fusée pour la Planète Quantique

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Article de Patricia Buigné-Verron
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« Mais quel est donc le lien entre physique quantique et développement personnel ? » et « Comment peut-on développer une Conscience Vibratoire du Toucher » ? Voici des questions qui me sont souvent posées…

Il est vrai que si l’on considère la physique quantique comme un ensemble d’équations, il n’y a pas vraiment de rapport ! Mais si l’on perçoit qu’au-delà de ces équations, se dégage une possibilité d’explication « rationnelle » du monde invisible, alors science et sagesse ancestrale sont susceptibles de trouver un terrain d’entente. Et dans ce cas, pourquoi ne pas prendre de suite la première fusée pour la planète quantique ?

Attention : TROIS, DEUX, UN, ZÉRO, PARTEZ !

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Trois

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Grâce à la physique quantique, nos perceptions intérieures, si longtemps jugées suspectes, deviennent légitimées dans les trois principaux domaines suivants :

  • La nature profonde de la réalité. Couramment considérée comme uniquement matérielle, il est acceptée aujourd’hui qu’elle soit également vibratoire,  « composée de particules aussi bien que d’ondes », dirait la physique quantique…
  • Le rôle de la « conscience. Le pouvoir de l’intention nous met en face de notre capacité innée à être des cocréateurs de l’univers. En des mots de physiciens, nous dirions : « l’observateur-expérimentateur influence le système qu’il observe ».
  • L‘accès à l’information. S’il était déjà clair que nos cinq sens  nous permettaient un accès local à l’information dans le cadre de l’espace-temps, « l’intrication quantique », « le principe de non séparabilité » et « la téléportation quantique » (laquelle préfigure nos ordinateurs de demain),  justifient aujourd’hui notre aptitude non locale d’accès à l’information, au-delà des limites de l’espace-temps, de la matière et de l’énergie. Ainsi s’expliqueraient plus aisément les phénomènes de télépathie, clairvoyance, précognition qui puiseraient leurs données dans un champ d’information primordial : « champ akashique » selon le philosophe Ervin Laszlo,  « champ morphogénétique » selon le biologiste Rupert Sheldrake, ou « champ du Point Zéro ». Ce champ, comparable à une mer d’énergie fluctuante, vibratoire, n’est-il pas finalement celui de la Grande Matrice de l’univers à partir de laquelle tout émerge : galaxies, étoiles, êtres vivants, atomes et même la conscience ? Il s’ouvrirait aux quêteurs de Sens qui entrent par la Voie du Cœur.

Deux

Finalement, à la lumière de tout ce qui précède, nous voyons que les éléments, jusque là séparés, ne l’étaient que pour créer la tension nécessaire à cette « jonction des opposés » chère à Carl Gustav Jung. Ainsi en est-il des domaines ci-dessous :

SAMSUNG

  • Science et mysticisme
  • Matière et Esprit
  • Structure et créativité
  • Corps et âme
  • Terre et Ciel
  • Conscient et inconscient
  • Ombre et lumière
  • Bien et mal
  • Féminin et masculin
  • Anima et animus
  • Lune et soleil
  • Culture et Nature
  • Humanité et dieux
  • Libre arbitre et destin
  • Intention et lâcher-prise
  • Passé et futur

Un

yinyangAu plus fort de la tension se développe la « fonction transcendante », cette fonction organisatrice dont parle encore Carl Gustav Jung.
L’unité apparaît alors comme une danse dynamique entre le yin et le yang.
Une danse qui permettrait aux « fous de dire sagement ce que les sages font follement (Shakespeare) ».
Une danse au service de l’œuvre alchimique de « spiritualisation de la matière et de matérialisation de l’esprit ».
Une danse par laquelle le UN s’exprimerait dans la diversité du multiple.
Une danse du SOI, unificatrice, où il semble que les deux moitiés de l’Univers trouvent l’emboîtement parfait de l’œuf cosmique primordial.
Une expérience totale et incommunicable du Sacré et du sentiment de divinité intérieure.

Zéro

aimantDans cet équilibre dynamique, les charges négatives ne sont plus destructrices car elles sont utilisées en force créative. En jouant ensemble, les deux pôles de l’Aimant Divin dégagent une énergie phénoménale : « l’énergie libre » ou « énergie du Point Zéro » déclarent les nouveaux physiciens pour qualifier l’énergie électromagnétique de l’Univers, illimitée et disponible pour tous, présente dans l’espace et la matière. Certains osent même parler de « l’Esprit de Dieu »… Cette énergie incroyable occuperait tout le Vide de l’univers, un Vide qu’ils évaluent à 99,99999 %. Mais n’est-ce pas ce même Vide auquel les grands mystiques se relient à travers la méditation ?  Un Vide empli de paix, de vie vibrante et de joie intérieure… Un Vide, pas si vide donc, et dont l’énergie qui le sous-tend s’appelle « AMOUR », se vit dans un éternel Présent et dans l’expérience vibratoire intense de  l’illumination…

C’est à cette énergie du Point Zéro que tend à se relier la  Conscience Vibratoire du Toucher tout en développant des qualités de Présence, d’Attention et d’Intention.

Partez !

Laissons maintenant la fusée quantique percer l’espace-temps dans l’éclaboussement de myriades d’étincelles d’Amour…

Coeur

Pour en savoir plus…

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Une brève histoire du temps : l’Arbre le Serpent et le Féminin

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

Au commencement, le vide

Au commencement était le vide, gouffre insondable, vacuité sombre et profonde, dépositaires d’infinies « possibilités », de l’infime à l’immense, de l’atome à l’étoile. Indissociable  de l’espace vide, le Temps ! Temps impossible à voir, à saisir ou à photographier. Temps illusoire peut-être ? Temps de l’éternel présent où coexistent le passé et le futur dans le tourbillonnement fondamental [1]  ? Ou bien Temps-Père qui tempère les inestimables potentialités de l’Espace-Mère par l’inéluctable geste séparateur dont découle la manifestation créatrice [2] ?  Temps créateur ouvrant sur la différenciation et la conscience par la naissance de la forme dans la matière. Matière solide de texture définie ? Ou bien condensé d’énergie au sensible assemblage ?

L’Arbre et le Serpent

Contenu dans les potentialités des formes, l’Arbre Cosmique ! Il est là depuis toujours, hors du temps. Il n’a pas conscience de lui-même, porté dans la béatitude du bercement vibrationnel du chant de l’Univers… un chant qui sonne comme un appel au Grand Serpent du Temps. Le voici le Serpent, monstrueuse forme ondulante. Il vient de s’extraire du chaos primordial de la Divine matrice déployant un à un ses innombrables anneaux dépositaires d’informations. Il danse autour de l’Arbre, et sa danse génère des courants énergétiques. Deux flux antagonistes simultanés traversent l’Arbre de part en part. Des fontaines jaillissent de ses racines d’en bas et de celles d’en haut. Baigné dans un champ d’énergie vibrant d’éclaboussures de vie, l’Arbre sort d’un long sommeil. Maintenant, il perçoit la terre, ressent le ciel et « sait » qu’il est le pivot de l’Univers pour les cycles des cycles.

L’hologramme cosmique

Sous l’archet enspiralé de l’onde serpentiforme, l’Arbre libère dans le cœur de l’aubier une sève d’Amour, vectrice de souveraine transcendance. Communication avec l’Univers…

Tout va alors très vite. Le cosmos se condense en son point originel. Il bascule dans un trou noir [3]  absorbé par l’intensité d’un champ gravitationnel inconnu. Au-dessous, l’Arbre l’accueille, sensible réceptacle en double vortex [4]  émetteur et récepteur… En un instant, l’Univers tout entier est en lui. Sans commencement, ni fin… Dehors est au-dedans mais toujours au dehors. Dans le Grand  Hologramme Cosmique, la partie contient le Tout. Le Tout reste plus grand que la somme des parties. Tout est relié au Tout [5]. L’éternité dans un arbre…

Le Treillis énergétique

Tout étonné de sa perception d’être, l’Arbre regarde autour de lui. Tel un pont divin, des fils ou « cordes »[6] se dessinent, tendues entre le haut et le bas. Subtile trame où le Serpent circule telle une vibrante navette tirant le fil de l’onde de vie pour tisser l’Espace-Temps. Bientôt apparaît un maillage vibratoire constitué de grilles entremêlées. Des grandes mailles divisées en petites mailles. Dans les petites mailles, un treillis plus fin. Un ordre implicite règne dans ce désordre fréquentiel où s’enchevêtrent les fils des vies. Celles du passé et du futur, celles de chaque individu et celles des ancêtres, celles de l’histoire du monde et de l’univers, celles des univers parallèles dans d’autres dimensions, celles disponibles en probabilités pour l’observateur selon le regard qu’il pose. Tout cela en simultané et dans l’interactivité, tout en respectant la hiérarchie des fréquences complémentaires. Vision multidimensionnelle. Symphonie vibratoire aux notes personnelles. Le Serpent ? Inlassablement, il active les lignes du temps, collecte des informations et harmonise chaque fréquence de l’immense réseau vibratoire de la Divine Matrice. Il s’est infiltré dans l’ADN humain et niche dans le cerveau reptilien. Il vibre à tous les flux, au-dedans et au-dehors. Il en assure la connexion  en un seul instant synchrone qui génère les synchronicités [7] qui nous étonnent.

La Sorcière et la Fée

Retour dans la Divine Matrice, l’incubateur quantique où se concocte la Vie dans la magie de ses infinies possibilités, le réceptacle sacré où bouillonnent les éléments de la soupe primitive. C’est le chaudron de la sorcière Kerridwen (voir le mythe au bas de cette page)…  Que l’observateur pose son regard sur le contenu et soudainement les ingrédients s’agencent selon la forme proposée par sa conscience. Dans ce chaudron sacré où tout est disponible, le Serpent – en forme de cuillère – vient créer le mouvement spiralé du tourbillonnement fondamental. En trois gouttes essentielles dépositaires de l’essence du ciel, il extrait les briques élémentaires choisies par l’observateur. Il les assemble ensuite en fréquence vibratoire selon le modèle désiré. Derrière le Serpent, veille la fée Mélusine (voir la légende au bas cette page), l’infatigable bâtisseuse – serpente, de son état – à l’élan créatif. Sorcière et Fée, au service de la création de l’observateur. Ombre et lumière, unies dans un seul et même espace pour perpétrer le Grand Mystère de la Vie.

Le Féminin guérisseur

Confondue à l’Arbre, la Femme, Sorcière et Fée à la fois. Depuis la nuit des temps, elle contient, porte, berce, caresse, enveloppe, vibre, touche et guérit, utilisant la connaissance de la magie, celle où l’âme agit…  On s’adosse contre son tronc. On se dépose entre ses branches. On vient demander, parfois prendre ou encore partager. Elle est sensible aux flux énergétiques des corps qui la côtoient. Elle vibre à certaines fréquences, est perturbée par d’autres. Elle ressent, énergétiquement, émotionnellement… Ici, la santé n’est plus. Là, les croyances sont erronées. Là encore, un événement douloureux est enkysté. Elle perçoit les distorsions d’informations, sent lorsque la vie est figée, si le mouvement intérieur est bloqué. Elle sait alors qu’à cet endroit précis du corps, le Temps s’est échappé. Alors, la Femme pose ses mains, libère le serpent vibratoire. A la vitesse de la lumière, l’onde du Temps recherche la fréquence perdue dans l’immense treillis des vies simultanées de l’hologramme cosmique. Influx électromagnétique dans le champ énergétique. Influx électrique synaptique entre les neurones du cerveau. La connexion se fait, la vie figée se remet en mouvement et cherche le chemin du temps présent…


[1] Ce « tourbillonnement » est une manière d’évoquer le « spin », propriété quantique intrinsèque associée à chaque particule. Le spin c’est « comme si » la particule tournait sur elle-même sauf que concrètement elle ne tourne pas.

[2] Dans beaucoup de mythologies, le geste créateur est un geste séparateur

[3] « black hole » sur le dessin. Selon certaines théories, notre monde consistance physique serait un trou noir à la dimension zéro (condensation d’énergie dans la matière en un point précis de l’Espace-Temps). Il s’agirait alors d’un monde virtuel. Le monde réel, de nature quantique, serait dans les autres dimensions. Théorie de Nassim Haramein.

[4] L’univers en tore bidimensionnel (« torus » en anglais) est un modèle cosmologique créé pour comprendre certains aspects de la relativité.  Le tore bidimensionnel est un objet de taille finie mais qui n’a pas de bord car il se boucle sur lui-même. Franchir un bord, c’est se retrouver de l’autre côté du tore.

[5]  Il s’agit là d’une des caractéristiques d’un hologramme

[6] La Théorie des Cordes, une théorie unifiée de l’Univers qui jette un pont entre la physique quantique et la physique gravitationnelle.

[7]. Voir « la physique de l’information » : http://www.doublecause.net/index.php?page=presse.htm#page7

Inanna, Monde d’en Bas et Mariage Sacré

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

 

Inanna est une déesse sumérienne dont on a retrouvé trace sur des tablettes d’argile gravées en écriture cunéiforme. Les deux extraits ci-dessous sont une « adaptation libre » de sa mythologie. Ils constituent deux passages d’un texte plus complet qui souhaite explorer, à travers diverses mythologies, un Féminin authentique oublié.

Descente dans le Monde d’en Bas

Je descends dans l’obscurité de l’humanité…
Je dois passer sept portes, toutes gardées par un portier
Qui veille à ce que la règle antique soit respectée.
A chaque porte, je dois décliner mon identité :

« Je suis Inanna, de là où le Soleil se lève ! »

Mais dans ce pays d’ombre, le portier n’en n’a cure,
Et chaque fois, il me demande de me défaire d’une de mes parures.
Je m’incline et lui laisse successivement ma couronne, mes bijoux de front, mon module de lazulite,
Mon collier, mes perles-couplées, mes bracelets, mon cache-seins et mon manteau royal…

Et pendant tout ce temps, inexorablement, je descends… je descends…
Je suis le grain qui meurt et je suis la terre qui enfouit le grain.
Tandis que le portier me déshabille de mes enveloppes,
Au cœur du grain, le germe se développe.
Et, si progressivement j’agonise,
Assurément je me végétalise.
Dépositaires de mes rituels, vos évangiles disent :
« Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ;
Mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits »

Et toujours, je descends… Je descends…
Mes sept étapes sont mon chemin de joie.
Chacune d’elle me plonge dans l’émoi
Tandis que se dissout tranquillement mon « moi ».
Ma descente devient danse décente
Où je dévoile ma pudique nudité
Tout en jouant avec mes voiles :
Voilée… dévoilée…
Je suis celle que vous voulez… Je suis celle que je suis…
Je suis celle que vous voilez… Je suis celle que voilà…
Et ma danse des sept voiles me fait voyager dans sept niveaux de conscience,
Sept planètes, sept couleurs ou sept chakras, comme vous voilez…
Où chaque fois, je laisse une vieille identité pour mettre à nu ma vérité.

Et encore, je descends… Je descends…
Progressivement, je me rêve-Elle.
Qui ça Elle ? Ma sœur peut-être,
Ou bien encore… la matière originelle, celle dont est faite la matrice profonde.
Celle où beauté et laideur extrêmes s’unissent et se confondent.
Celle où fécondité et pourrissement, harmonieusement mêlés,
Constituent ensemble un processus sacré.
Celle où deux sœurs, de Lumière et d’Ombre
Se trouvent être deux faces d’une même entité.

Ma descente est terminée.
Me voici arrivée.
Dans le Royaume des morts, Ereshkigal m’attend depuis longtemps.
Nue, face à elle, dans le noir regard ma sœur d’En-Bas,
C’est moi-même exilée que je vois dévoilée.
En un instant, dans le miroir de ma profondeur mystérieuse,
Je me réapproprie la part ténébreuse
Que l’on m’avait ravie.
La déesse fragmentée,
Adaptée aux normes collectives,
Refoulant dans l’ombre sa force instinctive primitive,
Retrouve soudain son entièreté.
Sauvée des âges, je redeviens la déesse sauvage.
Alors, autour de moi, tout se met à danser :
Il n’y a plus ni Inanna, ni Ereshkigal,
Ni haut, ni bas, ni vie, ni mort, ni cosmos, ni chaos,
Ni masculin, ni féminin, ni blanc, ni noir, ni passé, ni futur…
Il n’y a que l’Instant Présent,
l’Aventure de la Nature et son Grand Cycle des transformations.

Et donc, je me soumets.
J’entends les Sept Juges du monde d’En-Bas m’annoncer leur sentence,
Et je sens le regard de ma sœur pénétrer ma substance.
Il me lit et me lie tandis que son cri me détruit.
Je suis le grain qui meurt avant d’être plus tard l’épi.

La brillante Ereshkigal prit alors place sur son trône
Et les Anunna, les Sept Juges, articulèrent devant elle leur sentence !
Elle porta sur Inanna un regard : un regard meurtrier !
Elle prononça contre elle une parole : une parole furibonde !
Elle jeta contre elle un cri : un cri de damnation !
La femme ainsi maltraitée fut changée en cadavre
Et le cadavre suspendu à un clou !

Mon corps, en cadavre déshabité
N’est plus que vacuité.
Le clou est le croc du labour
Qui pénètre ma terre en sa Source d’Amour.
Dans mon obscure profondeur,
L’écoulement sanglant est une liqueur de douceur
Répandant sa semence
En ma terre de clémence.
A l’instant où je meurs,
Voilà donc que j’épouse le Grand Taureau fécondateur !
Un échange subtil
Vient de s’opérer
En ma terre fertile.

Je me sens unifiée…

Cependant…
Trois jours et trois nuits – ou peut-être trois mois, je ne sais –
Me seront nécessaires
Pour vivre mes Mystères
Selon le processus sacré de pourrissement…

Descente dans le monde d’en bas d’Inanna

 

Le Mariage Sacré

Chaque année, dans ma cité d’Uruk, on célèbre le Mariage Sacré.
Il s’agit d’un rituel de fécondité
par lequel la Grande Prêtresse, ma divine représentante,
va s’unir au Roi, le « taureau fécondant ».
Par cet acte, il s’agit d’assurer à la cité,
abondance et prospérité,
tout en donnant au souverain sa légitimité pour une année.
Après quoi, le Roi sera sacrifié pour la communauté.
N’ayez crainte ! Il s’agit là d’une métaphore
pour dire que le blé dont la graine est enfouie,
devra être coupé lorsqu’il sera levé.

Pour l’instant, je veux vous raconter
comment mon histoire est jouée, chanté et même dansée,
afin que la hiérogamie – ainsi désigne-t-on l’union d’un humain et d’une divinité –
puisse être accomplie
dans une divine chorégraphie.

Nous sommes au Printemps, le jour du Nouvel An.
C’est le temps des semailles et de l’allégresse,
celui d’une nouvelle jeunesse.
Mon sanctuaire est en fête.
En son centre, on a dressé deux trônes et une Couche Sacrée.
Sur cette dernière, des brassées de joncs frais ont été disposées,
recouvertes d’un couvre-lit en lin, spécialement confectionné.
Au sol, des copeaux de cèdre,
parsemés ça et là pour exalter les sens
et percevoir l’essence de toute chose,
répandent dans l’atmosphère leur subtile fragrance.

Je suis prête.
Incarnée dans le corps de ma Première Prêtresse,
on vient de me baigner, me parfumer, me parer.
J’attends le Roi, dans le rôle de mon amant Dumuzi.
Le voici justement qui arrive.
Il porte ses rituels atours avec, sur sa tête, la perruque couronnée.
Ses bras sont chargés de cadeaux qu’il dépose à mes pieds.
Je suis séduite.
Nous prenons place sur les trônes pendant que, selon la liturgie établie,
l’assistance entonne des chants d’amour dans un refrain scandé.
L’époque est sans tabou et les mots sont directs :

O mon Amant, cher à mon cœur,
Le plaisir que tu donnes est doux comme le miel !
O mon Lion cher à mon cœur,
Le plaisir que tu me donnes est doux comme le miel !

De plus en plus puissantes, les voix s’élèvent vers les cieux,
tirant de leur transport des accents « mêle-aux-dieux ».
Les lyres et les flûtes se mettent à jouer
invitant les prêtresses à danser pour les dieux.
Alors le Serpent, transparaissant dans leur corps ondulant,
s’enroule et se déroule
jouant avec leur voile qui vole et les dévoile.
Du ciel à la terre et de la terre au ciel circule l’onde d’amour.
Le moment est intense.
Transportée par la cadence,
l’assistance bascule dans une  « transe-en-danse ».
Je me sens enfiévrée.
J’entraine le Roi vers la Couche Sacrée
pendant que le chœur continue à chanter :

«Epoux laisse moi te caresser. Mes caresses sont plus douces que le miel.
Dans la chambre nuptiale, laisse-nous jouir de ta beauté généreuse.
« Déesse, j’accomplirai pour toi les rites qui me confèrent la royauté.
Je suivrai pour toi le modèle divin ».

Alors l’invitation se fait plus claire et plus directe :

« Viens labourer ma vulve, homme de mon cœur » !

Amoureux sumériens

Bientôt en grand émoi,
j’attire le Roi vers moi.
Au cours de mille caresses,
d’ivresse et d’allégresse
ma vulve est labourée et la graine déposée.
Mon corps-terre est comblé
et mon âme, embrasée.
La végétation va pouvoir pousser.

Je souhaite à mon Roi-Dumuzi
belle souveraineté et longue vie
et lui remets les royaux insignes,
l’anneau et la baguette,
comme gage de l’union du féminin et du masculin,
et aussi bien sûr sa couronne et son sceptre.
Par ce geste, je l’investis dans son viril pouvoir et le consacre Roi de statut divin.
Qui donc sait encore que la monarchie « de droit divin » provient de ce rituel ancien ?

Cette joie que j’apporte n’est pas que pour le Roi.
Tout le monde y a droit.
Ainsi, j’envoie ma fidèle servante chercher les hommes aux champs.
Ils entonnent mes chants
et viennent ensemble jusqu’à mon temple, ce lieu sacré
où des Prêtresses d’Amour qui leurs sont réservées
vont les aimer
activant dans le cœur de ces fiers laboureurs,
l’étincelle qui jaillit dans le ciel lorsque s’unissent les corps
et dont l’éclat perdure dans l’abondance de leur future récolte.
Ces Prêtresses d’Amour, si dévouées à mon culte,
vos historiens les ont, moins joliment, nommées
« prostituées sacrées ».

De mes chants liturgiques, je n’ai livré qu’une parcelle
mais le « Cantique des Cantiques » les reprend, en plus édulcorés.
Inspirés par Celle qu’on a fini par oublier
et par Dumuzi, son bien-aimé,
ils évoquent désormais l’amour de Yahvé pour son peuple d’Israël
ou bien encore l’amour du Christ pour son épouse l’Eglise.
Ah, si mon présent récit pouvait réveiller la vivante expérience de l’Amour humain
transcendée par l’Amour divin !

Mélusine et le feu dans l’eau

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Voir résumé de la légende de mélusine à la fin de ce texte

Deux dans l’Une, dedans l’Une

Mélusine je suis, Mère Lusine, Mère Lucie ou Mère Lux, la Mère Lumière… Mais aussi Lugina, la parèdre de Lug. Si je viens du « Pays Blanc », l’Albanie (autre nom pour «l’Ecosse»), je donne à voir mon ombre autant que ma lumière. Fée et femme, humaine et serpente, divine et démone, mère et amante, bâtisseuse et issue du chaos, eau et feu, bien que «Une» je sois, double est ma nature, tant je suis liée à la Vie autant qu’à la Mort…

Femme d’eau avant toute chose, j’aime conter comment l’amour a attisé mon feu secret alors que j’apercevais dans le miroir de l’onde de la « Fontaine de Soif », l’un des lieux d’eau où je me régénère, l’image de Raymondin, ma part masculine. Il était triste et éteint et une étincelle, jaillissant de mon feu intérieur, est venue embraser son cœur. J’ai su immédiatement qu’il allait être celui  par lequel j’allais accomplir ce destin humain dont je devais faire l’expérience. Curieusement, le feu de mon eau, c’est dans les bains hebdomadaires que je l’entretiens. Il suffit, en effet, que je me glisse dans mon bassin de marbre, bien à l’abri des regards profanes, pour retrouver ma forme sacrée. Là, j’arbore l’énorme queue de serpent dont ma mère m’a dotée et l’agite vigoureusement dans mes eaux matricielles. Qui pourrait imaginer que l’énergie prodigieuse alors déployée, appelle le feu d’en haut à s’unir au feu d’en bas, dans le creuset alchimique de mon bassin ?  Dans cette danse des flammes, mon âme s’enspirale  tandis que se répand alentour le Feu igné.

Trois « fonctions »

Dans la région poitevine où je réside, on me connaît pour mon activité colossale de défricheuse et de bâtisseuse. En effet, pour l’amour de mon époux, mais aussi pour utiliser le feu qui m’anime, j’ai fait construire mystérieusement les châteaux de Lusignan, de Mervent, Vouvant, Saint-Maixent, Parthenay et bien d’autres œuvres encore… Certes, j’assure la «fonction production» avec la fécondité et la richesse associées. Mais n’ai-je pas aussi donné naissance à une lignée de chevaliers et de conquérants pour laquelle on m’attribue aussi la « fonction force », cette force martiale qui protège ? Quant à la « fonction sacerdotale » qui définit mon lien avec la Connaissance, la Souveraineté et le Sacré, je la tiens de ma queue de serpent dont découle l’onde de vie qui se propage sur mon passage.

Trois « principes »

Dame des Philosophes, je suis pour eux le « Mercure libre », subtil et immatériel, le principe volatil de la matière. Mais tout me pousse à « fixer le volatil » de mon Mercure pour permettre au Soufre, principe masculin fixe, de « volatiliser le fixe » de son état  et qu’il ne reste que le blanc dépôt du Sel après la longue épure de bains en bains dans le vase alchimique, cette cuve où je me baigne… De la célébration des « noces  mystiques du Roi et de la Reine » jaillit le feu de la « Salamandre » grâce à l’action de ma queue de serpent. C’est alors que je deviens « Dragon Ailée » ou « Mercure Double » ou encore « l’Androgyne ». Je suis, en fait, la Mère-Cure, celle qui guérit par l’équilibre et l’harmonie, et mon double pouvoir de Mort et de Vie, de séparation et de réunion, « Solve et Coagula », me permet, à certains moments de l’Année, de trouver l’accord entre le sec et l’humide, le feu et l’eau, en les maintenant conjointement dans une tension créatrice où l’eau ne mouille pas et le feu ne brûle pas mais, au contraire, se nourrissent l’un de l’autre…

Quatre éléments

Comme Mère Cure, on me retrouve dans les fontaines guérisseuses auxquelles on donne des noms de Saints ou de Saintes, faute de mieux me connaître. Car je suis une femme Vouivre qui serpente et ondule sous la terre pour la réchauffer et la régénérer afin d’en garantir fertilité et fécondité. En échange, je reçois ses oligo-éléments et ses sels minéraux qui confèrent à mes Sources une qualité exceptionnelle. En recueillant mon eau, on me vénère et on erre dans mes veines, les « Veines du Dragon », ces courants telluriques que je parcours indéfiniment. Chacun veut s’imprégner de la force prodigieuse qui y circule tandis que je m’efforce d’en maintenir l’accord avec les flux cosmiques gérés par la Grande Ourse. Cet accord, le Roi Arthur (l’Ours), ce fils de Pen Dragon, l’avait trouvé et son règne en a bénéficié. Les « Veines du Dragon », ce sont les méridiens de la terre dont les anciens avaient toute connaissance. Pour honorer certains de leurs points, et dans un travail d’acupuncture terrestre de recherche d’équilibre, ils y plaçaient des mégalithes auxquelles on donne parfois le nom de « dracontias ». Mais quand les  « Veines du Dragon »  viennent à se confondre avec le lit d’un fleuve,  alors je laisse libre cours à mes débordements et les eaux se gonflent démesurément jusqu’à ce que crues dévastatrices s’ensuivent. Le « Drac » notamment, ce fleuve au nom de dragon, connaît bien mes excès. Non loin de ses berges, dans les grottes nommées les «Cuves de Sassenage», je me suis aménagé un sas sans âge, une sorte de cuve secondaire qui n’est pas sans me rappeler celle de mon Poitou natal, à Lusignan où ma légende reste attachée. De la Vouivre au Dragon, il n’y a donc qu’un pas griffu, un coup de nageoire, un coup de flamme, ou un coup d’ailes… Certes, je vis dans les entrailles de la terre à la recherche des cours d’eau, mon feu s’exprime par des éruptions volcaniques dont les gaz, portés par mes ailes, se propagent dans les airs. On m’attribue les forces terrifiantes de l’érosion qui sculptent les paysages dans une transformation perpétuelle…

 Illustration : Mélusine de l’ossuaire de Sizun (finistère)

L’envol du Dragon

A Lusignan, dans le secret de mon bassin, chaque samedi, rituellement, j’enroule les cycles et célèbre mes rythmes naturels dans un processus de  renouvellement infini. Cela implique toutefois des sacrifices nécessaires dont mon époux, Raymondin, a fait les frais. Il faut dire qu’il avait découvert ma véritable nature en me regardant, indiscrètement, par le trou de la serrure, m’ébattre dans mon bain. Il est des « portes initiatiques » que l’on ne force pas. Nul ne peut pénétrer les  mystères de la Nature et de ses processus de transformation s’il est seulement animé d’une curiosité gratuite. Raymondin n’était pas prêt à franchir ce seuil qui séparait l’espace profane de l’espace sacré. Le temps de sa « deuxième naissance » n’était pas encore venu. Là s’arrêtait donc mon œuvre et je devais le laisser face à sa liberté. A lui, désormais, d’accomplir sa voie, d’accéder à sa véritable royauté. Je n’étais jusque là qu’une femme serpente lorsque je senti me pousser de grandes ailes de chauve-souris. C’est sous la forme d’un Dragon ailé de taille gigantesque que je pris mon envol depuis une fenêtre du château non sans, auparavant, avoir pris soin de proclamer à tous ma « filiation royale » (ma mère est la fée Presine et mon père, le Roi d’Albanie). Je fis trois fois le tour du château en poussant un cri étrange et douloureux avant de disparaitre dans les nues… aux yeux des humains seulement. Car je reste une « passeuse » d’entre deux mondes, liée à la Vie et à la Mort. La Vie, je l’honore en revenant secrètement chaque nuit pour allaiter mes derniers enfants dans la continuation de mon oeuvre divine à travers ma lignée, tant il est vrai que « la Voie Lactée » permet, d’après vos alchimistes, le passage du monde visible au monde invisible. La Mort, je l’accueille dans la « vraie vie » de l’Autre Monde et, lorsqu’un descendant mâle des Lusignan est sur le point de mourir, je viens prévenir en lançant un grand cri qui retentit alentour…

Illustration : Mélusine sur un mur de Lusignan, son fief

Feu de la Terre

On s’est toujours demandé d’où me venait cette vitalité démesurée qui faisait de moi la bâtisseuse entreprenante que l’on connait. Et si elle me venait de la Terre Creuse, celle que les légendes nomment Agharta et dont la capitale est Shamballa ? Dans ce Royaume, il est une source incandescente appelée « Vril » *, que d’autres nomment « önd », le souffle de vie qui fut donné aux humains par Odin. Le Vril, c’est la force vitale des dieux, un immense réservoir d’énergie proche du Ki des chinois et du Prâna des hindous et dont les « courants telluriques » de la Vouivre ne sont que l’expression extérieure. Le Vril, c’est la Voie du Guerrier ! Les Vikings, en recherche d’énergie combative, en « chargeaient » leurs drakkars à proue de dragon. On dit aussi que les runes lui doivent leur force magique agissante. Mais le Vril, c’est surtout la géo-énergie émise par la rotation de notre planète et qui participe à la fois de l’électricité, du cosmo-tellurisme,  de l’électronique, du magnétisme et de la force psychique, tout en véhiculant de l’information. C’est cela que ma queue de serpent puise sans limite et dont je me revêts comme d’un habit de lumière ! Cette énergie sacrée, susceptible de transformer l’homme en dieu, vit en germe au cœur de chaque être, au plus profond de ses cellules et de son ADN en double serpent. Elle est l’énergie blanche des guérisseurs et des sorciers. C’est une puissance magique opérative que je suis venue réveiller en la tempérant de mon eau. « Tempérance », la lame XIIII du tarot de Marseille, n’exprime-t-elle pas, à travers son transvasement permanent entre l’énergie bleue et l’énergie rouge de la robe,  tout ce que je veux signifier ?

 * Le mot Vril a d’abord été utilisé par les rosicruciens au 19ème siècle et a été popularisé par la nouvelle de Edward George Bulwer-Lytton, Vril: The Power of the Coming Race (1870). Ce mot a été déconsidéré par son usage par des sociétés secrètes nazies.

Feu du Chaudron

Sourcière autant que sorcière,  il m’arrive de prendre les traits de la Kerridwen celtique. Alors, d’un coup de baguette, ou plutôt de cuillère magique, le bassin où je me baigne devient chaudron et le dieu Kernunos est à mes côtés, brandissant un serpent. Quant à mes bains purificateurs, il me suffit de ceux de la lumière des astres, lorsque, tout juste « revêtue du ciel », je m’en vais, sous la lune pleine, ramasser  les plantes sacrées destinées à imprégner l’Eau de mon chaudron de leurs informations divines. Mais le secret de mon art est encore dans le Feu. Celui de la Terre sur lequel j’ai pouvoir : il brûle sous mon chaudron comme il brûle en moi-même. Celui du ciel appelé par les battements répétés de la cuillère, rappelant ceux d’une queue de serpent dans un bassin de marbre. Et, lorsque le chaudron bout à gros bouillons signifiant que les deux feux coïncident, alors les exhalaisons se répandent dans l’Air. Le breuvage d’éternité, « fixé » à travers les quatre éléments de la « matière », est prêt. A défaut de Raymondin, le jeune Gwion sera le prochain initié s’il passe les épreuves… Le voilà d’ailleurs qui recueille trois gouttes volatiles et, avec elles, la Connaissance des quatre éléments et l’art de la transmutation. Je veux le vérifier et, tandis qu’il m’échappe sous la forme d’un lièvre courant sur la terre, je deviens lévrier à sa poursuite. Il plonge alors dans l’eau sous la forme d’un poisson et c’est en tant que loutre que je file derrière lui. Il s’élève dans les airs et devient oiseau et moi, épervier prêt à m’abattre sur lui. Apercevant un tas de blé, il y plonge pour n’en devenir qu’un grain parmi les autres.  Mais moi, je deviens poule noire, le retrouve et n’en fait qu’une becquée pour le « passer au feu » du « chaudron » de mon ventre. Neuf mois plus tard, alors que j’ai repris ma forme initiale, j’accouche de Taliésin. « Tournez neuf fois les Cercles dans les Chaudrons » chante un poète de ma connaissance… « Dans son chaudron la sorcière/Avait mis quatre vipères… » chante une comptine. Les vipères… Kernunos n’est pas loin, son serpent à la main…

Serpent de Feu

Kernunos est là, en effet. Assis en lotus, dans cette position indo-européenne, devenue de nos jours si familière, il tient un serpent dans la main gauche. Nous montre-il la voie du « Serpent de feu » ? Dans sa main droite, il brandit un torque. Ce dernier symbolise-t-il le cercle de la « petite fontaine » qu’est notre fontanelle ? La Sagesse hindoue nous parle de l’énergie Kundalini, représentée par un serpent lové dans notre sacrum qui ne demande qu’à s’éveiller jusqu’à la fontanelle et nous conduire à l’illumination. Encore nous faut-il, auparavant, avoir dompté le Dragon en transmutant cette part ténébreuse de nous-mêmes où se côtoient pulsions infernales et peurs associées, reflet de notre ignorance. D’où les purifications nécessaires dans le vase alchimique, quel que soit la forme qu’on lui donne. La montée du Serpent, de chakra en chakra, dans notre colonne vertébrale est souvent comparée au mouvement de rotation d’un bâton produisant le feu par friction. La création toute entière, dit-on, serait le fruit de ce feu de « barattage » qui bouge des énergies opposées telles la lumière et l’obscurité, l’esprit et la matière. C’est aussi l’action de ma queue de serpent dans ma forme de Mélusine… Ici, les énergies opposées se nomment Ida et Pingala. Ida est le « nadi » (ou canal d’énergie) gauche, féminin, lié à la terre et à l’eau, dont le courant circule de bas en haut.  Pingala est le « nadi » droit, masculin, lié au feu et à l’air, dont le courant circule de haut en bas. De leur croisement enspiralé, s’ensuit un frottement  s’exprimant à travers les chakras et qui permet au Serpent de Feu de monter dans Suschumna, le canal central jusqu’à ce qu’il perce la surface de la « petite fontaine ».

Mélusine je suis.
Près de la « Fontaine de Soif »,
Je guette l’eau qui bout…

Légende de Mélusine

Résumé repris sur ce site

Le roi Hélinas d’Albanie rencontre une belle inconnue au bord d’une fontaine, et elle accepte de l’épouser pourvu qu’il lui promette de ne pas la voir pendant ses couches.

Celle-ci, Pressine, met bientôt au monde trois filles : Mélusine, Mélior et Palestine. Mais Hélinas ne peut s’empêcher d’entrer alors qu’elle les baigne. Aussitôt, Pressine s’enfuit avec les bébés, et gagne l’île d’Avalon.

Ayant grandi, les trois soeurs apprennent la faute de leur père. Elles décident de le punir en l’enfermant sous une montagne. Pressine, qui n’avait sans doute pas oublié Hélinas, ne peut rien changer à leur geste, mais, furieuse, elle punit à son tour ses filles : Mélior sera condamnée à garder un épervier dans un château d’Arménie ; Palestine sera enfermée dans le mont Canigou, avec le trésor de son père ; et Mélusine se transformera tous les samedis en serpente « du nombril en aval » et ne pourra échapper à cette malédiction qu’en épousant un homme qui accepte de ne point la voir en cette situation.

Raimondin, dont le père, le comte de Forez, avait lui aussi rencontré une fée au bord d’une fontaine, est élevé chez son oncle, le comte de Poitiers. Hélàs, Raimondin le tue accidentellement au cours d’une chasse au sanglier. Eperdu de douleur, il erre à l’aventure à travers la forêt de Coulombiers.

C’est ainsi qu’il parvient à une fontaine où se tenaient « trois dames de grand pouvoir ». Tout à sa peine, il ne les remarque pas, mais Mélusine quitte ses compagnes, vient vers lui et arrête son cheval. Il est immédiatement ébloui par sa beauté. Elle l’appelle par son nom, et lui promet bonheur et prospérité s’il l’épouse. Il devra seulement ne jamais chercher à savoir, ni révéler à quiconque où elle va et ce qu’elle fait le samedi.

C’est ainsi que Raimondin va devenir le plus puissant seigneur du Poitou. Les noces sont somptueusement célébrées. Près de la fontaine où ils se sont rencontrés, Mélusine édifie le château de Lusignan. Et elle donne naissance à dix fils, dont les huit premiers sont porteurs d’une tare physique. Mais aucun nuage ne vient pour autant ternir le bonheur et la prospérité du couple …

Jusqu’au jour où le frère de Raimondin insinue des choses sur les activités de Mélusine le samedi. Raimondin, bouleversé, ne peut s’empêcher de rejoindre le bas de la tour où elle s’est enfermée. De son épée il perce un trou dans la porte, et il découvre sa femme prenant son bain,  » jusquà la taille, blanche comme la neige sur la branche, bien faite et gracieuse, le visage frais et lisse. Certes on ne vit jamais plus belle femme. Mais son corps se termine par une queue de serpent, énorme et horrible. « 

Le pauvre homme, pris de frayeur, se signe. Mais, très vite, il rebouche le trou. Il retourne auprès de son frère et c’est contre lui qu’il rejette sa fureur. Il déclare Mélusine irréprochable, et le met à la porte du château.

Mélusine, de son côté, feint de ne s’être aperçue de rien, et la vie continue comme avant …

Jusqu’au jour où un de leurs fils, Geoffroy la Grand’Dent, incendie sauvagement l’abbaye de Maillezais, avec les moines qu’avait rejoints son frère Fromont. Raimondin, horrifié, voit là le signe du caractère diabolique de sa femme, et il ne peut s’empêcher de la traiter en public de « très fausse serpente ».

C’en était trop, le serment était rompu. Mélusine saute par la fenêtre. Elle redevient serpente, et s’envole.  » Elle fait trois fois le tour de la forteresse, poussant à chaque tour un cri prodigieux, un cri étrange, douloureux et pitoyable. « 

Raimondin ne l’a jamais revue. Mais on dit qu’elle revint nuitamment allaiter ses deux derniers fils qui n’étaient pas sevrés. Et qu’elle se manifeste, en criant, chaque fois que la mort va toucher sa descendance, ou que son château s’apprête à changer d’occupant.



Kerridwen

La légende de Taliesin d’après Le livret du Barde de Syd

Il était une fois, et il n’était pas, en pays de Pennlyn, terre du souverain Tegid Voel Le Chauve, une femme d’une grande beauté, pleine de talents et de grands savoirs sur les choses secrètes. Cette femme avait pour nom Cerridwen (ou Kerridwen) est était l’épouse même de Tegid Le Chauve
De leur union naquirent trois enfants, Creiwyl une enfant magnifiquement belle comme sa mère, Morvran et AfangDu l’enfant le plus laid du monde. C’est pour sa laideur que Cerridwen semble le chérir plus que les autres, c’est pour sa laideur qu’elle cherche les magies les plus fortes, les filtres les plus secrets. Cet enfant laid lui hante le cœur et son amour pour lui désire le sauver de son infortune. A force de quête Cerridwen trouve enfin le moyen de compenser la laideur de l’enfant par la possibilité d’acquérir le savoir primordial. A cet effet elle prépare le chaudron de la connaissance et d’inspiration qui doit bouillir durant une année et un jour.. Elle sait, que trois gouttes de ce breuvage donné à l’enfant seront pour lui l’inspiration divine, celle qui illumine l’âme, promet tous les savoirs et tous les dons. Son fils alors n’aura plus à rougir de sa laideur puisque la beauté de l’âme lui sera donnée.
Le temps passant à faire bouillir le breuvage la Reine met à sa surveillance un jeune homme du nom de Gwyon Bach, ainsi qu’un vieil aveugle du nom de Mordra. Ils doivent ensemble veuillez à ce qu’il y ait toujours du feu sous le chaudron et que le liquide ne déborde pas. Ainsi font-ils, car Ceridwen, tout aussi belle soit elle peut avoir de terrible colère. Une année est passée, le cycle rond du temps a bientôt fermé sa boucle et le temps du breuvage arrive pour Afgdu.
Ce jour là Cerridwen est en quêtes d’herbes et de plantes magiques. Gwyon et Mordra discutent et discutent tant qu’ils ne voient pas le breuvage gonfler, buller de plus en plus, comme une grosse soupe enfin trop chaude qui pouffe des vapeurs. Trop tard le liquide jailli, saute, éclabousse tant et si bien que surpris Gwyon n’ayant pas eu le temps de s’écarter s’y brûla la main.
La douleur est terrible, le feu, le chaud est là, l’instinct porte sa main à la bouche Trois gouttes de magie le touche tout entier, pénètre par sa bouche. La lumière, la chaleur l’envahit tout entier comme un soleil nouveau, Gwyon est ébahi, choqué : n’a t-il pas bu là les trois gouttes réservées à Affgdu ? Et Gwyon, la tête soudain remplie de savoir, sait, voit, comprend la colère de Cerridwen. : il doit fuir !
La colère de Cerridwen fut terrible, elle cria, hurla, frappa la terre de ses talons, frappait tous ceux qui passait à sa portée, elle n’épargna pas Morda. On l’entendit jusqu’au bout des pleines, en haut des montagnes, le long des rivières du royaume. Ses larmes se mélangeaient à ces cris et tous tremblaient en l’entendant.
Ivre de rage et de chagrin la Reine parti à la recherche de Gwyon pour le châtier. Terrifié, l’enfant se cachait , entendit les cris, les menaces professées dans la colère. Alors qu’il entendait son pas plus proche, faisant appel à sa sagesse toute neuve, il se transforma en lièvre espérant courir si vite qu’elle ne pourrait le rattraper. Peine perdue Cerridwen était bien savante elle aussi des choses de magie et elle se transforma en lévrier. Ainsi elle courrait aussi vite, plus vite et l’approchait toujours plus. Prenant son élan Gwyon se change en poisson et Cerridwen devient loutre, Gwyon oiseau Cerridwen faucon. Toujours armé de son pouvoir de métamorphose Gwyon devenant grain se cache dans un tas de blé. Cerridwen devint immédiatement poule noire et avale les grains et par là – même Gwyon.
A l’aube d’un autre jour la Reine vois la grosseur de son ventre. Alors que son mari Tegid Le Chauve est parti combattre les pirates Gaëls et établir des fortifications le long des côtes, elle comprend immédiatement ce qui lui est arrivée. Cet enfant qu’elle attend ne peut être que le jeune Gwyon, la graine qu’il était devenu et qu’elle avait avalée, et se prépare à une deuxième naissance. Keridwen, le jour venu, va seule mettre au monde l’enfant Cet enfant est tellement beau que lorsque ses yeux croisent les siens, elle ne peut se résoudre à l’éliminer afin de le cacher aux yeux du monde, et lui construit une sorte de couffin tressé en joncs et en mousse qu’elle confie à la bienfaisance des eaux d’une rivière qui, loin de là, va mélanger ses eaux à celles de l’océan…
Neuf jours et neuf nuits durant, Gwyon fut ballotté au gré des flots mais sans jamais pleurer. Il n’éprouva ni la faim, ni la soif, car l’eau de la pluie prenait soin de le désaltérer et de tous petits poissons de sauter hors de l’eau pour rejoindre directement sa bouche. Au soir du dixième jour il arriva en vue d’une terre, celle du roi Gwyddno, connu pour posséder l’une des treize merveilles du royaume, un filet qui, chaque soir qu’il est mis à l’eau, rapportait suffisamment de poisson pour nourrir toutes les bouches du clan, et même plus. Gwyddno avait un fils, Elfin, un des garçons les plus malheureux et infortunés qui soient, et qui, ce soir-là, avait par son père été chargé de relever le filet, afin de lui porter chance.Habitué à son infortune il ne fut pas surpris lorsqu’il releva le filet et qu’il n’y trouva que le couffin tréssé et aucun poisson. Dans ce couffin, il y vit Gwyon, et Elfin fut si ébloui par sa beauté qu’il le nomma Taliesin et repris courage et ardeur en revenant chez lui. Son père, s’il commença par se lamenter de ce qu’Elfin n’avait rien pêché pour nourrir le clan, fut lui aussi sous le charme quand il vit le bébé.Et il le fut plus encore lorsque rassasié et réchauffé, le bébé entreprit de leur conter son histoire, celle de Gwyon Bach et Keridwen, et ce, sous la forme d’un chant aux sonorités parfaites.
Puis Taliesin prit la parole :
 » Grand merci à toi, Elfin, de m’avoir ainsi recueilli et accueilli. Entend maintenant que tu ne le regretteras pas car je suis Taliesin et si bientôt mon nom brûle parmi les innombrables étoiles du ciel, crois bien que je ne serai pas ingrat et que tu trouveras avec moi une récompense à la hauteur de ta gentillesse.  » Taliesin passa quatre années dans la maison d’Eflin, quatre années qui le virent passer d’enfant, au jeune homme qu’il est aujourd’hui au grand émerveillement des gens du roi Gwyddno. Tout ce temps, il s’appliqua à égayer son bienfaiteur qui, de timoré et voûté qu’il était, devint peu à peu un homme de compagnie agréable et de bonne conversation.
Vint un jour d’automne où Elfin les quitta, ayant été invité par son oncle Maelgwin Gwynedd à séjourner sur ses terres, à Degawny.Alors qu’il se trouvait là-bas, en compagnie des hommes de son oncle, à recevoir le boire et le manger, tout en écoutant les bardes chanter la gloire de ce dernier. Elfin, à qui la boisson avait fait perdre un peu la tête, se vanta d’avoir barde plus talentueux et femme plus fidèle que quiconque à Degawny.. Son oncle, entra dans une colère rouge, le fit jeter en prison, puis envoya Rhun, son fils illégitime, un jeune homme d’une beauté à laquelle aucune femme ne résistait, avec pour mission d’aller séduire la femme d’Elfin. Mis au courant de tout le stratagème, Taliesin, alla trouver sa protectrice pour tout lui raconter et lui proposer de la remplacer par une servante qui endosserait ses vêtements et ses bijoux. Rhun coucha donc avec la servante et, au petit matin, lui trancha le doigt qui portait l’anneau d’Eflin, avant de s’enfuir en direction de Degawny. Là, on fit sortir Elfin de prison pour lui montrer la preuve de l’infidélité de son épouse. Il répondit :  » Ah !! Ce doigt est trop petit, son ongle est sale, et il porte encore les traces du pétrissage du seigle, ce ne peut être celui de ma femme !!  » Maelgwin, furieux, fit remettre Elfin en prison, sous les yeux de Taliesin, car il avait suivi Rhun en secret lorsqu’il s’était enfui.
Plus tard dans la soirée, et sous la conduite d’Heinin leur chef, les trois bardes de Maelgwin se préparèrent à chanter pour apaiser le courroux de leur roi. Mais Taliesin leur avait joué un tour à sa manière, et ne sortirent de leurs bouches graisseuses que des  » bleub bleub  » maladroits et autres sons grotesques. Puis Taliesin s’avanç, fit connaître à tous sa présence, et, pour mieux confondre les bardes de Maelgwin, se mit à chanter avec une telle force que son chant déclencha une tempête qui s’apaisa aussitôt les dernières notes retombées. Maelgwin, reconnaissant alors qu’il surpassait tous ses bardes et probablement tous ceux du royaume, fit amener Elfin dont il fit tomber les chaînes L’oncle et le neveu désormais réconciliés, Taliesin conseilla à Elfin de prétendre qu’en plus de la femme la plus fidèle et du barde le plus talentueux, il avait également le cheval le plus rapide, ce qu’il fit.. Trois jours plus tard, une course était organisée et Taliesin alla trouver le coureur de Elfin et le muni de 24 branches de houx brûlées en lui donnant pour instruction d’en frapper chaque cheval qu’il dépasserait avant de jeter son manteau là où le sien ferait un faux pas.
Ainsi fut fait et après qu’Elfin eut remporté la course, Taliesin l’emmena là où était tombé le manteau en lui conseillant de creuser à cet endroit précis.Il y trouva un chaudron remplit d’or et, s’étant acquitté de sa dette, lui ayant établi considération et richesse, Taliesin quitta Elfin.. C’est ainsi que Taliesin parcouru les terres du monde pour y trouver le sujet de nouvelles chansons et parfaire sa connaissance en toute chose

La spirale des Cercles primordiaux

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Texte de Patricia Buigné-Verron

Debout, dans la vastitude de l’Univers, un Géant taillait un diamant, laissant échapper, d’un geste ample et sacré, chaque précieux éclat dans le néant.

Délivrance de la semence cosmique. Explosion de l’étincelle primordiale. Premiers frémissements de la Vie. Naissance du mouvement qui anime. Libération des trois cris de la Lumière blanche. Emanation du premier Souffle. Vibration originelle..

Issues du geste primordial, des ondes circulaires se superposent, se déploient et s’écoulent, imprimant  dans l’énergie du monde leur mandala vibratoire. Un peu partout, des Cercles sont activés exprimant chacun, un rythme spécifique, une note spéciale, une fragrance personnelle, une saveur particulière.

Pendant ce temps, dans l’invisible, le diamant originel rayonne, aimantant chaque éclat déposé en inclusion au coeur des Cercles afin qu’il se souvienne. Bientôt, une Danse des Cercles s’amorce, enspiralée, lumineuse et joyeuse. Ce blog en est témoin

Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

La Cellule, premier Cercle du Vivant…

Par défaut

Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

Cinquante milliards ! Vous vous rendez compte ? Nos corps sont constitués de cinquante milliards de cellules ! Elles font tellement partie de nous que nous ne nous interrogeons pas sur ce miracle. Et d’abord, nous souvenons-nous comment est né ce Premier Cercle du Vivant ? Retour à la Source…

L’atmosphère primitive

Il y a quinze milliards d’années : le Big Bang présumé.  Des particules atomiques se forment puis se condensent donnant naissance aux étoiles, dont le Soleil. Autour du Soleil, des débris tournent dans l’espace et s’agglutinent pour former les planètes. Parmi elles, la Terre, une boule de matière en fusion, sans atmosphère, une fournaise totalement minérale, ne contenant aucune trace de vie, mais régulièrement bombardée par une pluie de comètes et d’astéroïdes. Les roches fondent, se mélangent et libèrent des gaz et de la vapeur d’eau. C’est l’atmosphère primitive de la Terre.

 
Le premier environnement

La température de la Terre diminue. Sa surface se solidifie. La vapeur d’eau se condense et les premières gouttes s’abattent sur le sol. Bientôt, c’est une pluie terrible, violente et bouillonnante qui tombe pendant des millions d’années et qui s’ajoute au bombardement électro-magnétique… Les cratères produits par les météorites se remplissent d’eau et l’océan se forme. Cette eau, sans oxygène, contient des molécules chimiques en suspension : les acides aminés,  vingt « briques » élémentaires à la constitution de la vie. C’est la « Soupe Primitive », premier environnement où toutes les conditions sont réunies pour qu’apparaisse la toute première cellule vivante.


Hors du chaos, la cellule…

Hors du chaos des molécules, l’ordre veut se faire. Les « briques » de la Vie, c’est-à-dire les acides aminés, se regroupent par associations variées et donnent les protéines dont la forme allongée diffère, selon celle des acides aminés choisis et selon leur assemblage spécifique. Il y en aura 150 000 modèles possibles. Beau début d’organisation, mais nous comprenons bien aujourd’hui combien les grands volumes sont difficiles à gérer sans confusion. Heureusement, l’évolution a une idée. On pourrait travailler sur des plus petits volumes…  Il suffirait alors de fabriquer une membrane pour protéger un petit nombre de protéines, sans toutefois que celles-ci soient isolées du reste de l’environnement. Cette membrane devra être souple et fluide et suffisamment perméable pour permettre les échanges métaboliques et le libre accès, à l’intérieur, des nutriments de l’Eau de Vie. Et c’est ainsi que la cellule fut…

Au centre de la cellule, le noyau avec l’ADN…

Tout Cercle appelle un centre duquel la Vie rayonne. Ce centre, ce sera le noyau, dépositaire de la précieuse double hélice de l’ADN, cette banque de données qui porte des milliers de gènes encodant l’information des caractéristiques du corps humain. Et comme notre cellule n’a pas dans l’idée de rester seule, elle se donnera les moyens de se reproduire en fabriquant un brin virtuel (l’ARN) qui servira à la duplication de l’ADN d’autres cellules.


image tirée du livre « la biologie des Croyances »

Au cœur de la cellule, le mouvement, pulsation de vie…

Et le mouvement qui fait la Vie ? L’évolution y a pensé… La plupart des acides aminés ont une charge électrique positive ou négative. Or, la protéine, qui a choisi sa séquence personnelle parmi les vingt acides aminés à disposition, s’est dotée d’extrémités dont la charge est de même signe ou de signe opposé. Il suffit alors d’un signal extérieur pour que ses extrémités se repoussent ou s’attirent selon leur charge. A la fin du signal, la protéine reprend sa forme allongée de base. Mais voilà que, dans ce jeu de mouvement, notre protéine crée des liens avec ses sœurs avoisinantes, les entrainant elles-mêmes en rotation, dans un système d’engrenages dont l’énergie assure les fonctions métaboliques de digestion, respiration et de contraction musculaire. Voilà comment notre protéine se retrouve alors au cœur du mouvement, dans cette « danse de la Vie » qui fait pulser la cellule.


La membrane, comme un cerveau…

« Mais d’où vient donc ce « signal »  auquel mes protéines répondent, se demande la cellule étonnée ? Qui est le maître de ballet ?  Les gènes de l’ADN ? Non, ils sont bien le programme, mais pas le programmeur ! Qu’on me retire le noyau dans ce procédé appelé « énucléation » et vous verrez bien que je continuerai à vivre pendant quelque mois. Je ne finirai par mourir que parce que je ne pourrai plus me reproduire. Par contre, si on me retire la membrane… alors là, je deviendrai comateuse, comme si on débranchait mon cerveau et je mourrai !» Voilà comment pourrait s’exprimer notre cellule…


Le cerveau dans la peau !

La membrane, l’enveloppe, la peau… Le mot est lâché !  Nous savons combien les stimuli tactiles précoces jouent un rôle vital dans notre développement. Ne dit-on pas que le toucher est le « père de tous les sens » ? Nous y reviendrons…  C’est la membrane de la cellule qui capte les informations du milieu décidant lesquelles peuvent rentrer ou pas dans l’espace intracellulaire pour réguler les fonctions internes. Comme le ferait un système nerveux, la membrane analyse les milliers de stimuli qu’elle reçoit grâce à ses protéines réceptrices et effectrices (l’action) enchâssées dans sa peau souple et fluide. Elle les reçoit sous forme de « perceptions » que notre corps tout entier traduira en « sensations » et notre esprit en « émotions »…


L’aspect vibratoire

Or, si l’on considère, dans la perspective quantique, que l’univers est un ensemble de champs d’énergie individuels tissés dans un canevas d’interactions, nous pouvons postuler que toute information erronée, en provenance de l’environnement, va changer les paramètres biologiques de nos cellules et modifier le champ énergétique. Or, il est des interférences destructives provenant de trois sources de stimuli :

  • traumatiques et physiques (chocs, accidents),
  • toxiques et chimiques (molécules de médicaments, les métaux , pesticides et autres polluants),
  • mentales et ondulatoires (ondes wifi, lignes à haute tension, stress)…

onde


Les soins énergétiques, une aide dans l’auto-guérison

Comment créer des interférences constructives réparatrices ? Commençons déjà par nous préserver au maximum des diverses pollutions énergétiques de l’environnement. Méfions-nous également des messages négatifs de l’entourage : le médecin qui dit à son malade (même s’il pense cela sans le dire !) qu’il n’en a plus que pour quelques jours à vivre, les dépistages organisés des cancers (mammographies, coloscopies) qui stressent les assurés et les font vivre davantage dans la crainte de la maladie que dans la joie de la santé ! Accordons davantage de place aux soins énergétiques susceptibles de corriger les champs vibratoires défectueux : chiropractie, ostéopathie, thérapies corporelles, homéopathie, acupuncture, nourriture naturelle, compléments alimentaires… Par son approche holistique, le soin donné par le thérapeute énergétique, peut permettre à la vie de retrouver son flux naturel. Accordé à l’univers, le thérapeute est aussi – selon moi – accordé à la fréquence vibratoire de coeur. Et, comme nos cellules ont juste besoin qu’on leur rappelle qu’elles font partie d’un Tout, un soin par la Conscience Vibratoire du Toucher  peut être une bonne indication par son action directe.  Prenons en compte aussi l’effet placebo qu’il est bien dommage d’associer aux malades imaginaires et aux patients influençables. Célébrons plutôt « l’effet croyance », cette « foi » nécessaire, confortée par la relation positive avec l’accompagnant. Elle est une preuve de la capacité de guérison de l’esprit et du corps.


De nos « croyances » à l’épigénétique

Accorde-t-on suffisamment d’importance aux ondes de nos pensées qui font partie intégrante de l’ensemble des stimuli ?  Ces ondes véhiculent aussi bien des croyances limitatives et autres sabotages en provenance de notre inconscient, que les pensées créatrices et génératrices de vie que nous cultivons. « La position de l’observateur modifie le système qu’il observe » nous dit la physique quantique. Or comment observons-nous la vie à travers le filtre de l’environnement dans lequel nous évoluons ? Allons-nous engendrer une destruction ou bien une création selon que ce filtre soit purifié ou non ? Une Création ! Retenons surtout cela… Selon cette nouvelle biologie, nous pouvons même modifier le fonctionnement des gènes dont on hérite à la naissance ! C’est comme si ces derniers étaient contrôlés par une série d’interrupteurs et que la nourriture qu’on avale, l’air qu’on respire ou même les câlins que l’on reçoit avaient le pouvoir d’activer ces interrupteurs. C’est en tout cas l’objet d’étude de cette nouvelle science appelée « épigénétique » (épi signifiant « au-dessus », comme dans le mot épiderme = au-dessus du derme).


Quand les Cellules s’assemblent…

La première cellule (une bactérie) est née dans l’eau, disions-nous au début de cet article… Dans cette Soupe Primitive au milieu ambiant si favorable, ces organismes unicellulaires n’ont pas tardé à se multiplier, vraisemblablement jusqu’au surpeuplement. Se sont-ils mis à se heurter les uns contre les autres pour tenter chacun de trouver sa place ? Ont-ils été forcés, en raison de cette nouvelle promiscuité, de chercher une solution efficace  de coopération sous la forme d’un regroupement en communautés multicellulaires altruistes dont l’humain serait le résultat final ? Contrairement à ce que disait Darwin, la compétition n’est pas seulement à la base de l’évolution. Les travaux de Jean-Baptiste de Lamarck, prédécesseur de Darwin, qui proposent une notion de coopération dans une adaptation permanente, laissent imaginer que la survie dans la communauté tient davantage à l’alliance qu’au combat. Que se passerait-il, en effet, si chacune de nos milliards de cellules décidait de vivre pour elle seule, de combattre pour être la reine, plutôt que de coopérer avec ses cellules compagnes ? A la survie du plus fort, la survie du plus généreux est plus probable. Dans ce contexte, il ne s’agit plus de guerre mais d’Amour.

Le Corps humain – La solidarité des Cellules

Ce titre de paragraphe est une rubrique du « Dictionnaire du livre de la nature » d’Omraam Michaël Aïvanhov, avec, à sa suite, la définition suivante :
Selon les organes auxquelles elles appartiennent (coeur, estomac, poumons cerveau…) les cellules de notre corps sont comme des individus de natures différentes, occupées à des activités différentes. Elles pourraient donc se sentir étrangères les unes aux autres, et même hostiles. Mais dans un corps en bonne santé, on dirait qu’elles ont conscience d’appartenir à un seul être qui les embrasse et les unit toutes : l’homme lui-même. De façon analogue, les humains sont les cellules de cet immense organisme, la nature qui est le corps du Créateur.

Le Créateur est le seul être véritablement existant et toutes les créatures sont des cellules de son corps. Mais comme la conscience de ces cellules que sont les humains n’est pas unifiée, ils s’opposent, se heurtent… Ils se croient justifiés dans leur haines et leurs affrontements, s’imaginant défendre de grandes causes, la nation et la race. […] Tant qu’ils cherchent à exclure des créatures qui font partie comme eux de l’Être sublime, le Créateur, ils entrent en conflit avec le Tout et ils s’excluent eux-même du Tout.


Quand les Cercles s’assemblent…

Dans « le Cercle des cercles, quand les Cercles s’assemblent« … nous parlons exactement de la même chose et l’illustration ci-dessous, qui s’apparente si fort au mouvement des protéines en engrenage, ne pourrait mieux résumer l’élan de ce blog !

Patricia Buigné-Verron
http://www.mouvement-interieur.org

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Nota : Je ne suis pas une scientifique et ces pages qui ont été pour moi un effort d’association mode droit/mode gauche du cerveau. Désolée si quelques erreurs ont pu se glisser. Pour l’écrire, je me suis référée à divers sites internet parlant d’astrophysique (pour le début de l’article) et aussi à l’excellent livre du biologiste cellulaire Bruce Lipton « la Biologie des Croyances ».

Dialogue du Serpent et de l’Oiseau

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Un serpent se dorait au soleil près de l’anfractuosité du rocher où il nichait.
Sur le rocher, un Oiseau lissait ses plumes dorées.

– Oh, dit le Serpent à l’Oiseau, s’il te plait, prête moi l’une de tes plumes pour écrire un mot !
– Que veux-tu écrire, répond l’Oiseau ?
– Un mot qui me fait rêver : « voler » ! Voler au-dessus des nuages, voler par delà les plus hautes montagnes pour voir ce qu’il y a derrière, sentir le souffle du vent sur mes écailles, entendre siffler tous les oiseaux du ciel, sentir s’écouler dans mon gosier les gouttelettes d’eau absorbées en plein vol, brûler au feu du soleil qui a doré tes plumes…
– « Voler », c’est juste un mot, dit l’Oiseau. Ma plume ne te permettra pas de voler !
– Il me suffit de l’imaginer répond le Serpent. Je prendrai ta plume dans ma bouche et écrirai laborieusement mon mot dans la poussière du sol. Je créerai l’image et je sais que, dans un retournement renversant, l’en-dedans deviendra l’en-dehors. « Serpent » sera « penser » et « image », « magie ». Je passerai de l’autre côté du miroir, deviendrai un Serpent à Plumes et je libèrerai l’Oeuf du Monde (1)

– D’accord, dit l’Oiseau. Voici l’une de mes plus belles plumes pour écrire ton mot… En échange, peux-tu me fournir l’une de tes écailles pour creuser la terre ? Mon bec n’est pas assez puissant.
– Pourquoi veux-tu creuser la terre demande le Serpent ?
– Je veux savoir ce que l’ombre recèle,  retrouver les ossements des Anciens et respirer leur Sagesse, connaître le goût des vers des profondeurs. Je veux ressentir le poids de la terre sur mes plumes légères. Je veux percevoir le grondement grouillant de la vie du monde d’en bas. Je veux vibrer au feu intérieur de la terre…
– Comment pourrais-tu avoir une telle expérience avec ma seule écaille, petit oiseau fragile ?
– Il me suffira de l’imaginer, répond l’Oiseau. Je tiendrai ton écaille en mon bec et fournirai l’effort nécessaire pour creuser. Je créerai l’image et, dans un retournement renversant, l’en-dehors deviendra l’en-dedans. Mon « S en Ciel » s’élevant de « oiSeau » se fera serpent. Je visiterai l’intérieur de la terre et ferai les transformations nécessaires pour trouver la pierre cachée (2).  Je passerai de l’autre côté du miroir et deviendrai un Oiseau à Écailles !

 

(1) Allusion au Quetzlcoatl, divinité aztèque formée d’un oiseau (quetzal) et d’un serpent (coatl), symbolisant l’union du Ciel et de la Terre. Dans certaines traditions, l’Oeuf du Monde, symbolisant le Verbe, sort de sa bouche…

(2) Allusion à la célèbre formule des alchimistes qui condense leur doctrine: « Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem » (V.I.T.R.I.O.L.), soit, « explore l’intérieur de la terre. En rectifiant, tu découvriras la pierre cachée ».

Clin d’Oeil à Jacques Prévert

Pour faire le portrait d’un oiseau

Peindre d’abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d’utile
pour l’oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l’arbre
sans rien dire
sans bouger…
Parfois l’oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s’il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau
n’ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l’oiseau arrive
s’il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l’oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau
Faire ensuite le portrait de l’arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l’oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été
et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter
Si l’oiseau ne chante pas
C’est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s’il chante c’est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucment
une des plumes de l’oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Corps et Terre en accord

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Texte jailli au son d’un tambour chamanique

Corps à Terre
Terre à Corps
Corps accord
Terre accord
Encore

Corps à Corps
Terre à Terre
Corps encore
Terre encore
Accord

Terre en Corps
Corps en Terre
Dans la mort
En accord
Explore

La Vie dort
Vie d’or
Vie, mord !
Vie/Mort
Honore.

Les mythes, des « organisateurs » de l’âme humaine

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transpArticle de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

Le chemin de l’être essentiel

Le besoin fondamental de l’être humain est de retrouver le chemin de son être essentiel, bien au-delà de tout ce conditionnement que la société et l’éducation a fait peser sur nous. Car qui sommes-nous en réalité ? Cet ex-enfant sage et discipliné qui, dans son application à correspondre à ce qu’on veut de lui, a perdu toute sa créativité ? Ce travailleur sans passion qui oeuvre par devoir et par nécessité ? Ou bien ce rebelle qui trouve dans l’agressivité une soupape de sécurité à son énergie créatrice inemployée ? Et si plutôt nous étions ce dieu, cette déesse, ce héros, mais aussi ce monstre et ce titan dont les mythes et les contes sont remplis ? Et si tous ces êtres fabuleux qui osent tout et qui peuvent tout, vivaient en chacun de nous sous la forme de figures archétypiques ?

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Les mythes, langage de l’âme collective

Depuis que l’homme s’exprime, existent les mythes. Joués, mimés, chantés, dansés, pour mieux les intégrer en soi, leur tradition était purement orale. Ils étaient l’extériorisation symbolique des fantasmes qui faisaient la singularité de chaque être dans la tribu. L’acceptation inconditionnelle de la variété des manifestations individuelles constituait le trésor culturel de ces civilisations dites « primitives ». Un monde fabuleux vivait en chacun, témoignant constamment du contact avec les Dieux. A travers les divers modes d’expression d’un même langage de l’âme que les mythes relataient à leur façon, le partage avec les autres était cadeau et enrichissement pour tous. Ainsi s’organisait sainement la vie psychique.

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Les mythes, récits de l’histoire de l’humanité

Grâce aux mythes qui racontent l’origine du monde, des dieux, des hommes, la création des animaux, l’origine des traditions, des rites et de certaines formes de l’activité humaine, s’organisait aussi la vie sociale et spirituelle ainsi que la transmission des connaissances. Toutes les cultures en possèdent. Relatant des événements situés dans un temps antérieur à l’histoire des hommes, ces récits, qui mettent en scène des êtres et des processus surnaturels, relient tout naturellement les humains au monde spirituel.

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Les Anciens et les mythes

Pour les chamanes et les prêtres-médecins égyptiens, les maladies provenaient d’une perte d’âme, bien souvent d’ailleurs générée par la « maladie des Ancêtres ». Le traitement consistait alors à apaiser l’âme des Ancêtres en la mettant en contact avec l’esprit ou le dieu qui lui correspondait au moyen de voyages chamaniques. Quant aux dieux – qui étaient des valeurs de l’être au même titre que nos concepts d’aujourd’hui – ils étaient alors des modèles accessibles qui avaient visage humain avec leurs imperfections. On les nommaient « démons » quand ils exprimaient leur face sombre. Aujourd’hui, « Dieux et démons » sont, selon Jung, l’expression des deux versants de l’archétype. Les voyages chamaniques resurgissent dans les mythes qui nous sont parvenus. Quant à la maladie des Ancêtres, c’est le travail transgénérationnel qui s’emploie à la guérir.

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L’oubli des mythes et la perte d’âme

Mais avant d’en arriver là, l’âme a connu bien des tribulations. En effet, une distinction progressive entre l’âme et l’esprit allait être officialisée en 787 par le concile de Nicée et confirmée en 869 par celui de Byzance. Il semblerait que, l’imagerie spontanée de l’âme donnant à chaque être des dons jugés suspects, l’église ait trouvé préférable de privilégier l’esprit, c’est-à-dire l’expérience des cimes (Mont Sinaï, Mont des Oliviers, etc.) au détriment de l’âme, c’est-à-dire l’expérience des vallées, ce lieu de dépression émotionnelle (vallée des larmes, vallée de l’ombre et de la mort, etc.) . Mais peut-on imaginer une montagne sans sa vallée ? Importante scission qui vida les images de leur Sens profond et donc de leur pouvoir divin… A partir de ce moment, elles ne furent plus que représentations d’idées et illustrations de doctrines théologiques. Le langage de l’âme disparut et, avec lui, l’efficacité symbolique des mythes. Le Verbe n’était plus Chair et il fut donné à l’homme de connaître la confusion de la Tour de Babel. Les fantasmes qui faisaient auparavant la richesse de chaque être furent appelés « désordres ». La notion de « norme » naquit et tout ce qui n’y entrait pas devint pathologie. L’homme avait perdu son âme.

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La résurgence des mythes

Quand les grands systèmes symboliques collectifs sont usés et que les images ne sont plus qu’allégories ou idéologies, chacun est condamné à recréer son propre système symbolique. C’est à ce moment que les créateurs retrouvent spontanément les mythes fondateurs de notre culture. Si nous devons aux artistes de la Renaissance d’avoir commencé à exhumer les mythes de l’antiquité gréco-romaine, aujourd’hui, des disciplines aussi diverses que l’histoire, l’archéologie, l’anthropologie, l’ethnologie, la linguistique ou la psychanalyse s’y intéressent. Freud a réactualisé le mythe qui lui permit d’élaborer le fameux complexe d’Oedipe. Jung quant à lui, tout en élaborant son concept « d’inconscient collectif », a dégagé des mythes et des rêves, la notion d’archétypes, ces images primordiales prenant leur source à l’origine de l’humanité. Le chemin de l’âme est maintenant retrouvé. Nourrissons-le.

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L’approche

Ce chemin de l’âme, il est possible de le nourrir en fortifiant l’ancrage individuel grâce à des repères collectifs
– d’ordre géographique (qui célèbre l’Esprit du lieu),
– d’ordre culturel (qui évoque l’histoire et les légendes rattachées à l’Esprit du lieu)
– et d’ordre spirituel (qui tient compte des courants spirituels rattachés à l’Esprit du lieu).

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Le rêve, un fragment d’âme délivré

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Les Anciens et les rêves

Depuis l’aube de l’humanité, les rêves fascinent par leur aspect étrange, merveilleux ou quelquefois terrifiant. Messages des Esprits pour le chamanisme primordial, messages des Dieux pour les civilisations antiques (égyptiennes, grecques et romaines), les rêves organisaient la vie du groupe. En Grèce où l’on pratiquait le « rêve d’incubation », le consultant était invité, après une certaine préparation, à dormir dans les temples consacrés à ESCULAPE, dieu de la médecine. Les rêves qu’il y faisait étaient recueillis par le prêtre qui, par son interprétation, tirait l’explication et le traitement de certaines maladies. Dans la Bible les rêves et les songes ont aussi une place très importante. Ainsi en est-il du songe de Jacob, de Pharaon et de Nabuchodonosor dans l’Ancien Testament et du songe de Joseph, des Mages et de la fuite en Egypte dans le Nouveau Testament. De tout temps, les rêves ont été considérés comme un langage de l’âme.

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Histoire d’âme

Mais qu’est donc l’âme ? Les définitions limitent et divisent. Préférons-leur les amplifications qui élargissent et relient. L’âme, dit-on de diverses sources, a quelque chose à voir avec le cœur, la conscience, l’esprit, le mystère, la pensée, le secret, le souffle, la spiritualité, la transcendance, la vie, l’essence de l’être, le compagnon intérieur, la sagesse, l’amour, Dieu, la Mère divine… Dans certaines traditions, elle est représentée par un oiseau, un ruban, une corde, quelquefois une flamme. Chez les égyptiens, lors de la pesée des âmes, elle doit être aussi légère qu’une plume… Dans certaines histoires, elle est possédée par le Diable ou vendue à celui-ci… On parle du développement de l’âme, des pérégrinations de l’âme, de la quête d’âme… Lorsque nous mourrons, nous rendons l’âme…

Jung et l’âme

Que nous dit Jung sur l’âme ?
« Les conceptions ethnologiques et historiques de l’âme montrent clairement qu’elle est d’abord un contenu appartenant au sujet, mais aussi au monde des esprits, l’inconscient. C’est pourquoi l’âme a toujours quelque chose de terrestre et de surnaturel » (Types Psychologiques).
Ainsi l’âme serait une voyageuse entre deux mondes : le sujet et le monde des esprits, le terrestre et le surnaturel, le moi et le Soi… Nous savons aussi que l’âme, pour Jung, repose dans le féminin de l’être. Que l’homme intègre son anima, et son âme progressivement se révèle. Que la femme – grâce à l’intégration de son animus – reconnaisse le féminin intérieur dont elle est dépositaire dans ses entrailles, et son âme prend corps… En quelque sorte, l’âme est la face féminine de Dieu.

Les lieux de l’âme

L’âme se plait à voyager à travers les sens car elle aime se composer des paysages riches et vivants qui touchent au merveilleux. Elle attache une importance toute particulière aux tonalités sensibles, musicales, colorées, odorantes, gustatives, kinesthésiques. C’est ainsi qu’elle surgit par éclair, quelquefois, à l’improviste, dans le discours du poète à sa muse (son anima), la symphonie du musicien, la danse inspirée, la toile du peintre, la relation avec la nature, l’invention culinaire du cuisinier, et dans toute action créative, quelle qu’elle soit. L’âme aime particulièrement les images qu’elle retourne pour qu’elles deviennent magie. Elle se plait à utiliser le « langage des oiseaux », ce code divin fait de jeux de mots qu’utilisent les rêves pour nous parler parfois… Normal, puisqu’ils la rêvent-elle ! La mythe-au-logis est son lieu de ressourcement. Privée de cette magie, l’âme s’étiole et tombe malade. L’attention prêtée aux rêves la soigne.

Jung et les rêves

Justement, pour Jung, ce psychiatre, la santé du rêveur passe par le déchiffrage des messages très importants qui lui sont livrés dans ses rêves. Avec son cerveau gauche, Jung a construit une grille d’interprétation rigoureuse et méthodique qui représente les balises universelles du chemin de l’âme sans lesquelles on se perdrait. Mais il semble bien qu’avec son cerveau droit, Jung nous ait montré qu’on pouvait avancer tel un chaman sur ce chemin balisé de l’âme. Il suffit pour cela de s’ouvrir à la gamme et l’étendu de nos perceptions subliminales. Alors nous percevons l’essence de l’être qui fait de chacun une personne unique. Dans sa jonction des opposés qui lui est chère, il apparait que Jung allie harmonieusement les deux approches.

La grille d’interprétation jungienne

Tout commence par l’entrée dans le processus d’individuation. Ce processus de croissance psychique naturel était autrefois permis et encouragé par les initiations. Il est aujourd’hui déclenché malgré soi par la crise du milieu de la vie qui s’amorce par une confrontation vivante avec l’inconscient personnel en liaison permanente avec l’inconscient collectif. S’opère d’abord la rencontre avec l’ombre, cette zone ignorée de nous, réceptacle du refoulement, de nos échecs, erreurs, potentiels inexploités, où s’ajoute culpabilité, amertume et peurs. Apparaît ensuite la persona, ce masque social que nous mettons en place en guise d’adaptation au monde. Suit la confrontation avec les archétypes autour desquels s’articulent les complexes. Se découvrent alors les figures de l’anima et de l’animus avec une production de symboles invitant à faire la jonction des opposés. Enfin, le Soi commence à advenir. Cette grille jungienne, très précise, mais dont les étapes généralement se superposent, est illustrée à chaque détour par une variété infinie d’images d’une grande richesse, reliées à un fond archétypique. L’attitude du chaman va s’employer à les décoder dans leur singularité.

L’approche possible

Tout être est porteur d’une histoire sacrée. Les rêves sont le langage de l’âme qui nous aident à en découvrir le Sens. Aussi, sans perdre de vue la grille d’interprétation jungienne, nous sommes invités à accueillir chaque rêve comme un fragment d’âme qui livre une pièce du grand puzzle de notre destiné. Puis, considérant le corpus de rêves dans sa grande diversité, il est intéressant d’en extraire les thèmes principaux. Alors s’ordonnent les pièces et se dévoile peu à peu la trame de l’histoire d’âme incarné par le rêveur qui pourra peut-être entrevoir la réponses à ces grandes questions : d’où viens-je ? qui suis-je ? où vais-je ?

Le Retour du Toucher

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Article de Patricia Buigné-Verron
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Les perceptions tactiles constituent notre premier univers. Enveloppé par le liquide amniotique, bercé par le rythme cardiaque de la mère, l’être humain garde en lui le doux souvenir d’un monde ouateux originel où les sensations corporelles sont les seules réalités qu’il connaisse. Il n’aura de cesse de les rechercher sa vie durant.

L’éducation, le manque

Malheureusement, l’éducation (« ne touche pas ! ») et la société vont freiner son élan naturel vers le contact corporel, le limitant à des circonstances privilégiées : la mère qui touche son enfant, la poignée de main sociale et les relations sexuelles. Hérité de l’enfance, un manque vital s’installe : manque d’être touché, reconnu, accepté, aimé. Une faille se creuse dans le développement de la sécurité de base nécessaire, faussant insidieusement les relations avec les autres et le sens de la vie

Le retour au toucher

Générées par ce manque d’être touché, ont fleuri de nombreuses techniques corporelles : des techniques à tendance médicale (drainage lymphatique, thérapies manuelles manipulatoires ou non…), des méthodes réflexes (shiatsu, réflexologie…), des techniques de bien-être (massage ayurvédique, massage californien…), des thérapies psychocorporelles (végétothérapie, bioénergie, massage sensitif, haptonomie, psychologie biodynamique…)

Il semble que le toucher redevienne un style de communication sociale et communautaire de l’Etre, dans une recherche « d’ambiance émotionnelle ». L’autre est celui que je touche et avec lequel je fais quelque chose qui me touche.

Retrouvons notre Créativité !

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

La quête de Sens

Le non respect de notre environnement, les conditions de vie matérialistes et individualistes, la perte des valeurs humaines nous laissent stressés, anxieux, perdus et quelquefois même désespérés. De ce chaos, une quête de sens émerge. Impérative, elle prend toutes sortes de formes : intérêt pour l’écologie, développement personnel, démarche spirituelle… Un danger aussi peut nous guetter : celui de consommer de la spiritualité comme du reste, à grand coût de stages, de livres et de pratiques onéreuses, peut-être même de sectes… Et si, tout simplement nous étions attentif au « Mouvement Intérieur » qui s’agite aux tréfonds de notre Être ? Et si nous l’écoutions s’exprimer ? Alors, peut-être nous montrerait-il la voie de la créativité, cette Source inépuisable, tapie en chacun de nous…

Le chemin de l’âme

Accéder à cette Source demande de créer les conditions qui lui sont favorables : faire taire les bruits parasites, aménager des temps de méditation, de retraite, de réflexion, marcher dans la nature… Ce faisant, on met en sourdine l’hémisphère gauche du cerveau, rationnel et analytique, qui aime nommer, catégoriser, lire, écrire, parler, résoudre les problèmes abstraits. Alors, peut émerger une autre voix, celle de l’hémisphère droit, intuitif et émotionnel, qui aime utiliser l’image ou le rêve, dessiner, sentir les choses, percevoir l’ensemble, faire des liens entre les éléments. Ainsi, retrouve-t-on progressivement le chemin de l’âme…

Créer sa vie

Dès lors, un pont est jeté entre le cerveau gauche et le cerveau droit, entre le monde extérieur et le monde intérieur, entre le visible et l’invisible… La voie de la Création personnelle, unique, est ouverte. Surgissant sous des figures variées, l’énergie créatrice fait éclater tous les moules pour donner forme à nos peines, nos joies, nos rêves. Elle s’exprime à travers l’art et la poésie, par symboles ou par métaphores. Le processus créateur, qui rend visible l’invisible, est un processus de guérison car il permet de se sentir en vie en touchant le centre de notre être, là où réside le sens. Ce processus, accessible à tous, permet de re-créer sa vie.

Créativité et énergie

« Corde d’argent » entre les dieux et les hommes, la créativité nous délivre une substance nourricière incomparable sous la forme d’une énergie considérable. Mais cette énergie, de quelle nature est-elle : Energie vitale ? Energie sexuelle ? Energie de réalisation ? Energie amoureuse ? Energie prophétique ? Energie visionnaire ? Energie de guérison spirituelle ? Elle est tout cela à la fois. Ces sept qualificatifs qui évoquent les vibrations de plus en plus subtiles des différents chakras, sont les sept notes de la symphonie énergétique qu’un musicien divin a composée pour nous. Mais la partition nous échappe encore et nos notes ne sont pas accordées. Comment retrouver la musique sacrée ? Ecoutons celle de l’âme collective que jouent les mythes, contes et légendes. En notre âme individuelle, à travers notre Corps de Rêve, cherchons la résonance. De la « corde d’argent », retrouvons la conscience. Puis laissons-nous vibrer dans une transe-en-danse… Alors les notes énergétiques s’envoleront. Elles se feront parfums, couleurs, images. Elles danseront sur l’écran de nos rêves, s’exprimeront dans le lyrisme de nos écrits ou bien se poseront sur une oeuvre tirée de notre imagination créatrice. Alors jouera pour nous la Musique de l’Être…

L’approche

Accorder une grande importance à l’imaginaire c’est redevenir magique, c’est aussi s’émerveiller, s’enchanter dans la joie et enfin, s’abandonner à l’énergie créatrice, source de transformation et d’expansion intérieure…

Le Mouvement Intérieur

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Article de Patricia Buigné-Verron
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D’abord il y a eu le Mouvement d’en haut…

Propulsé par le Big-Bang, le Mouvement a organisé l’Espace. Depuis, la Terre tourne autour du Soleil et la Lune autour de la Terre dans un mouvement circulaire éternel… Ce faisant, le Mouvement a engendré le Temps. Depuis, les saisons organisent leur ronde, et le jour et la nuit, leur cycle, dans une spirale évolutive toujours renouvelée..

Puis s’est activé le Mouvement d’en bas…

Au coeur de l’Espace et du Temps l’Homme est venu. Le mouvement cosmique s’est emparé de lui, rythmant ses activités métaboliques, physiologiques et psychologiques autour de deux palpitations : le coeur et la respiration.

Entre le Mouvement d’en haut et le Mouvement d’en bas, pulse le Mouvement Intérieur…

Mais souvent, l’harmonie n’est plus car le rythme est rompu. L’environnement, les conditions de vie, l’histoire personnelle et l’héritage transgénérationnel, dérèglent le mouvement. Alors le temps se fige et l’espace se restreint. L’horizon se bouche et les corps se contractent. La vie ne s’écoule plus et les blocages s’installent. Le Mouvement Intérieur est coincé. Comment le rétablir?

Entrons dans la spirale des Cercles et laissons-nous porter !