Archives d’Auteur: Patricia Buigné-Verron

À propos de Patricia Buigné-Verron

En quête du SOI à travers la psychologie des profondeurs, les mythes et les cultures, les rêves et la créativité, la danse et la Conscience Vibratoire du Toucher, la nature et ses cycles, le féminin de l’être… entre autres sujets abordés sur mon site www.mouvement-interieur.org.

Papillon

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Poésie d’Henri-Claude Raoul

 

Sorti de mon cocon pour essayer mes ailes,
Je me suis élancé dans le monde aérien
Qui me tendait les bras en guise de soutien
Pour trouver mon chemin vers la vie qui m’appelle….

Que de beauté sublime ancrée dans la lumière !
Que de parfums nichés dans des écrins discrets !
Que de vie activée par de jolis reflets !
Que d’espace habité de formes singulières !

Je me laisse emporter par le vent qui m’élève
Et me conduit plus loin que je voudrais aller…
Je m’accroche à l’éclat que je vois rayonner
Dans les yeux pétillants qui partagent mes rêves…

Je déguste en passant les marques déposées
De délicieux nectars gracieusement offerts …
Et de pollen en fleurs, ma vie va de concert
Avec la symphonie guidant ma destinée…

Etrange voltigeur rafraîchisseur d’espace,
J’évente aussi vos jours de frôlements légers
Diffusant dans vos cœurs un spectacle enchanté,
Ainsi qu’il m’apparaît durant mon temps de grâce…

Je vivrai quelques jours de totale insouciance,
Bravant sans sourciller les dangers les plus grands,
En sachant que la Vie m’a donné simplement
Le statut délicat d’animal sans défense. 

Les mots, la heude et la liberté

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Article d’Alain Couraud

J’ai longtemps cherché un nom pour mon atelier… et j’ai fini par le trouver, mais ayant finalement opté pour la discrétion, je n’ai pas mis de fléchage dans la campagne d’alentour… Vous cherchez « l’atelier de la vache heudée » ? Entrez donc ! C’est bien ici. Voyez : la devise est écrite là : « N’est pas heudée… vache qui veut, et pour ce faire… homme qui peut ! »

Vaches ! Mes amies que je salue toujours avec déférence par mes chemins, rien ne me contrarie plus que ces esprits chagrins et petits qui vous reprochent de nuire à notre ozone protecteur par vos ruminations, vos pets et autres flatulences. Pour concourir, pour être heudée, je vous le dis, il vous faut, avant tout, être rebelle ! Oui, revendiquez, haut et fort,  que l’herbe est toujours meilleure, plus fleurie, plus grasse et abondante dans le pré du voisin.  La clôture ? Vous en faites votre affaire ! Ce n’est pas ça qui vous retient. Donc, dociles demoiselles, prix de beauté bovine du dernier Salon : je vous préviens : abstenez-vous ! Quant à l’homme, je vous l’assure : il nous faut un costaud qui ne craigne pas de se faire encorner comme une brochette de l’été.

Tout le monde le sait, demain, la heude sera cassée ! D’une corde, solide pourtant, cette furie vous en fera deux.

Heuder : j’ai entendu ce mot, dans mon enfance, en suivant le vieux Francis qui traînait ses bottes en caoutchouc derrière son unique richesse de trois ruminantes broutant au bord du chemin. Et Francis jurait fort car la première cherchait toujours l’entrée d’un jardin qui n’était pas le sien : «Vain diou de vain diou… Celle-là, j’peux pas m’en aider !  Je vais finir par la heuder ! »

J’avais rangé ce mot plein de mystère dans le patois vernaculaire des miens. Le patois ? Non : je n’y étais pas ! Simplement du français d’autrefois. Autre région, autre temps, Paul Féval – père – (1816-1887) me rappela à l’ordre dans son roman « Madame Gil Blas». La heude est un lien qui entravait, jadis,  la bête rebelle et ralentissait sa marche… Vous n’en verrez plus aujourd’hui, et je dis merci… mais enfin Mesdames qui,  dans vos prés verts, fleurez la cardamine printanière, je vous le demande, n’êtes-vous pas trop sages désormais ? De moi, ne craignez rien ! Ruminez ! Ruminez ! Rotez vos vents ! Pétez toutes à votre aise ! Devant votre sagesse :fini la heude, rangée je ne sais où ? Dans notre mémoire, les mots s’effacent et puis se perdent aux grandes tempêtes dans le vent fou.

Les Femmes du Nouveau Monde

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Réveillée un matin par l’injonction “Femmes, Éveillez-vous !” j’ai eu l’élan d’écouter ce qui voulait s’exprimer là. Ceci est le premier chapitre d’un conte initiatique toujours en cours d’écriture. ..

Synopsis

Dans la forêt magique de Brocéliande, Morgane réunit les  femmes de la Lignée d’IS, celles qui portent en elles les valeurs de l’âge d’or des mondes engloutis (AtlantIS, la ville d’IS…). Ce sont les femmes d’un Nouveau Monde en préparation.

L’enseignement unitaire dispensé par Morgane évoque l’universalité d’une Connaissance ancestrale oubliée. Il prend place le temps d’une seule nuit et dans l’unique espace d’un cercle de pierres, réactivé pour l’occasion.

Chaque chapitre se termine par une méditation et une synthèse.

1 – L’Appel

« Femmes ! Éveillez-vous ! »

Impératif, l’Appel avait déchiré la nuit. Tirées de leur dormition millénaire, des femmes s’éveillaient. Le temps était venu, leur disait-on. On avait besoin d’elles. Mais qui avait appelé ?   

L’appel de Morgane, peinture intuitive de Patricia Buigné-Verron

“De l’autre côté”, à Brocéliande, Morgane guettait celles qui avaient été choisies. Debout, sur le grand rocher de schiste rouge du Val sans Retour, chevelure noire au vent, elle déployait les ailes frémissantes de son manteau de chamane en plumes de corneille. Par sa concentration, elle maintenait actif le pont de communication selon la Grande Fréquence Sacrée. C’était un immense vortex vertical aux pulsations vivantes. Il projetait, en une auréole circulaire, une lumière violette au pied du grand rocher.

Pour son service entre les mondes, Morgane avait dû abaisser sa fréquence vibratoire et se faire femme parmi les femmes. Œuvrer à travers un corps dense ne lui était pas naturel. Elle avait dû auparavant récapituler le processus humain de l’alignement des trois corps.

L’observation commençait par les perceptions sensitives du corps physique, celui de la conscience habituelle. Elles fournissaient tant d’informations précieuses ! Morgane se plaisait à expérimenter les fourmillements de son front entre les deux sourcils, la caresse des plumes de son manteau sur sa peau nue, l’odeur de sève de la forêt de pin avec ce petit goût de miel associé. Elle notait aussi le clignotement des lucioles dans la nuit et la vibration des “veines du dragon”, ces énergies secrètes de la Terre qui filtraient puissamment sous ses pieds à travers la roche rugueuse.

L’observation du corps astral était aussi très instructive. Il produisait des émotions simultanées, véritables interprètes vibratoires des sensations. A la fréquence où elle vibrait, Morgane savait qu’elle captait essentiellement celles génératrices de joie, de paix, de légèreté et d’Amour.

Restait l’observation du corps mental. Dans sa partie supérieure transitait le souffle de l’Awen, cette inspiration divine bien connue des poètes celtes. Le flux s’écoulait par le sommet de la tête. Il produisait dans le cerveau des flashs de lumière qui connectaient entre elles les informations précédentes. Cela déclenchait un mécanisme intérieur qui ouvrait en chacun la porte de la Source. C’est ainsi que sourdaient les vibrations intelligentes, les idées subites, les synchronicités, les analogies, les images archétypales, les rêves inspirés, les connaissances dont on retrouve la trace dans les mythes et légendes. Tout cela faisait sens dans l’expérience humaine.

Morgane était fin prête.

Par flux successifs, les femmes de la Grande Lignée Sacrée glissaient dans le vortex comme sur un toboggan d’air. Des forces invisibles les déposaient délicatement sur un tapis de mousse et les invitaient à rejoindre le périmètre violet.

La dernière vague de femmes venait de se placer en cercle. Morgane descendit de son rocher et posa sur elles un regard bienveillant.

Bienvenue, femmes de la Lignée d’IS, femmes du Nouveau Monde, dit-elle en langage télépathique ! Me reconnaissez-vous ?

Mais où se trouvaient-elles ? Qui donc était cette personne qui semblait les connaître ? Qu’était “la Lignée d’IS” et pourquoi les désignaient-on comme “femmes du Nouveau Monde” ? Vivaient-elles un rêve ou une réalité ? Les questions se bousculaient.

Non, femmes,  vous ne rêvez plus, vous êtes éveillées ! J’ai été désignée pour être votre guide sur le Sentier du Nouveau Monde. Certaines d’entre vous me connaissent comme “Morgane”. Cela me convient. C’est mon nom de légende attaché à la forêt magique où le vortex vous a déposées.

Morgane ? La fée de Brocéliande ?

Je ne suis pas seulement Morgane, corrigea-t-elle. Et je ne suis pas seulement une fée. Vous ne percevrez vraiment qui je suis qu’en prêtant attention à ma vibration. Commencez par ressentir la substance de mon nom ! En langue bretonne, “mor” déverse les forces vives de la mer dont je suis dépositaire. Quant à “ane”, il véhicule l’énergie de la Grande Mère. Pour le moment, disons que je la représente.

A ces mots, une vague d’énergie aux senteurs marines vint déferler jusqu’aux femmes…

En Irlande, on m’appelle aussi “Morrigane”, la Grande Reine, poursuivit-elle. On me prête là-bas des pouvoirs prophétiques, mystérieux ou inquiétants. On rapporte notamment que je prends l’apparence d’une corneille lorsque j’escorte les âmes des guerriers jusqu’à l’autre rive du monde. Parfois, on me vénère comme “Dana” ou “Danu”, “Ana” ou “Anu”, du nom de  la déesse primordiale irlandaise.

Les femmes de la Grande Lignée Sacrée connaissaient bien les mythes. Toutes les histoires de tradition orale leur parlait directement au coeur.

Ce ne sont pas seulement des mythes, corrigea une nouvelle fois Morgane. Derrière l’histoire qu’on raconte, vibre toujours l’énergie de la Déesse dont il est question. Ainsi, dans l’Est, je règne sur le Danube. En Inde, je domine le plus haut sommet de l’Himalaya et on me connait comme “Anna Pourna”, déesse de l’Abondance. A Sumer, on me nomme “Inanna” et je suis la déesse de l’Amour et de la fertilité.  Et enfin, dans votre culture, on me célèbre à Auray à travers la figure de “Sainte Anne”.

Ainsi la Grande Mère pouvait apparaître sous des visages si variés ?

Qu’importe, en effet, le nom que l’on me donne ! poursuivit-t-elle. Que je sois en lien avec la mer, le monde des fées, celui des Déesses ou celui des Saintes, que j’ai été incarnée ou non, une seule chose est à retenir : j’ai traversé les temps et, selon les époques, la géographie sacrée du lieu et les cultures, on m’a prêté des visages différents. En vérité, je vous le dis, je suis Celle qui fut, qui est, et qui sera…

Ces derniers mots résonnèrent longuement…

L’enseignement que je vais vous apporter se déroulera dans cette forêt, un haut-lieu électromagnétique à très forte amplification vibratoire. Ici, la teneur élevée en fer affole les boussoles et dédouble l’espace-temps. Tout y devient perceptible simultanément : le manifesté et le non manifesté, la matière dense et la substance subtile, le corps physique et son essence spirituelle, la forêt de Paimpont et sa doublure éthérique nommé “Brocéliande”. Vous expérimenterez la possibilité d’être dans un monde et dans l’autre à la fois. A travers ces deux aspects, vous commencerez à expérimenter l’Unité.

Et Morgane ajouta :

Ceci est le premier enseignement. Il sera suivi d’une pratique d’intégration très simple et d’une synthèse. La structure sera la même pour chaque transmission portée par la nuit.

Ainsi parla Morgane. Et les femmes, impressionnées, recevaient ses paroles…

***

La méditation de Morgane : l’alignement (5 minutes)

  • Commencez à respirer par le chakra frontal entre les deux sourcils…
  • Imaginer que l’air y entre et en ressort…Plusieurs fois…
  • Prenez conscience de la terre sous vos pieds et laissez-la monter en vous, dans vos pieds, vos jambes, votre bassin, votre cœur, votre tête…
  • Restez attachées à votre chakra frontal tout en projetant votre aspiration au-dessus de votre tête…
  • Soyez attentives aux perceptions dans votre corps, aux émotions dans votre cœur, aux flashs de lumière dans votre cerveau…
  • Voyez comment vos trois véhicules fonctionnent de concert…
  • Accueillez et remerciez…
  • Reprenez contact avec le chakra frontal entre les deux sourcils…

La synthèse de Morgane

  • Un nouveau monde se prépare.
  • Des femmes sont appelées à revivifier la Vibration Première dans le Nouveau Monde.
  • La communication entre les mondes requiert un fonctionnement synchrone des trois véhicules de l’expérience humaine : les corps physique, astral et mental.
  • Le corps physique reçoit des perceptions sensorielles.
  • Le corps astral y associe des émotions.
  • La partie supérieure du corps mental ajoute des informations vibratoires qui font sens.
  • Selon les lieux, les cultures et les époques, Morgane est appelée par divers noms qui gardent la racine indo-européenne “Ana” (“Grande Mère” ou encore “terre humide”).
  • La forêt de Brocéliande est un haut-lieu électromagnétique à puissance vibratoire élevée.
  • Tout est Un.

Les Sept Soeurs de l’Ile d’Ouessant

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Article de Eléanor de Toulfouen

Sept femmes vêtues de blanc dansent autour du cromlec’h, sept sœurs cheminent, sept vierges consacrées dansent dans la lumière de la Lune Pleine qui révèle leur présence

Sept Femmes dansent à présent dans le cromlec’h, sept sœurs de blanc vêtues, sept vierges consacrées, des couronnes de fleurs ornant leur chevelure

Et voici qu’un homme d’apparence chenue s’invite au rituel. Il semble né de la Terre elle-même, son corps est d’écorce et de mousse et son visage parsemé de feuilles.

Sept femmes de blanc vêtures chantent en se donnant la main autour d’un feu au centre du cromlec’h, sept sœurs, sept Vierges consacrées honorent la Mère dans le cercle sous la Lune Pleine.

Et voici que l’Homme entre dans le cercle de pierres. Il a l’air bien vieux, son corps noueux courbé vers le sol, il avance péniblement sur ses jambes torves. Il est toute souffrance.

Et les sept femmes voient enfin l’homme et les sept sœurs de l’Île d’Ouessant l’interpellent en ces termes :

  • Qui es-tu toi qui ose venir à nous vêtu de la sorte ?

  • Je suis l’Homme-Vert, ne me reconnaissez-vous pas ?

  • Non point ! L’Homme-Vert est… vert !!! tu es un vieillard et ne peux être lui !

  • Et vous, qui êtes-vous donc, Femmes qui dansez sous la Lune Pleine et doutez de mon identité ?

  • Nous sommes sept sœurs, sept vierges consacrées au service de la Mère, nous sommes sept femmes de blanc vêtues, nous chantons et célébrons la vie !

  • Comment vous nomme-t-on ?

Une à une les sept femmes, les sept sœurs, les sept vierges consacrées, s’avancent au centre du cromlec’h auprès du feu, lèvent les bras aux ciel et clament leur nom dans le silence de la nuit.

La première s’appelle Don,
La seconde Liesse,
La troisième Clarté,
La quatrième Fierté,
La cinquième Engagement,
La sixième Promesse,
La septième Amour

Sept femmes vêtues de blanc se nomment sous la Lune Pleine, sept sœurs, sept vierges consacrées.

  • Et vous m’avez oublié vous aussi !! Comment ne me reconnaissez-vous point ?Vous seules pouvez me rendre ma jeunesse. Jeunesse qui s’est enfuie quand les humains ont commencé à m’oublier, il en reste encore quelques uns pour se souvenir de moi mais si peu que mes membres endoloris ne sont plus que bois sec. Je vous cherchais car vous êtes celles qui me rendrez ma jeunesse.Vous voici, mes sœurs et voici que vous me redonnez vie en vous nommant car je suis de votre monde.

Sept femmes vêtues de blanc dansent dans le cromlec’h autour de l’Homme-Vert, sept sœurs, sept vierges consacrées redonnent vie à l’Homme Vert dont elles clament le nom à la face du Monde, éclairées par la une Lune Pleine. Et l’Homme Vert chante à présent le chant de l’Immortalité. Et voici que ses membres se dénouent et voici que ses traits rajeunissent et que se déride son front.

Et voici que la Terre toute entière frémit et que des jeunes poussent la transpercent de toutes part, et voici que refleurissent les déserts et que chantent les feuilles dans la douceur du vent tiède, souffle de vie.

Et voici que l’Homme Vert offre aux sept femmes vêtues de blancs, au sept sœurs au sept vierges consacrées, l’espace de quelques instants, son corps solide et puissant avant de disparaître comme il était venu.

Sept femmes de blanc vêtues, sept sœurs, sept vierges consacrées dansent dans le cromlec’h et portent à présent dans le cœur un gland d’or pur offert par l’Homme Vert en guise de remerciement et qui font d’elles des Immortelles consacrées.

Sept femmes de blanc vêtues, sept sœurs, sept vierges consacrées m’ont appelée dans le cromlec’h et j’ai dansé au clair de la Lune Pleine avec elles, la danse de vie sur l’Île d’Ouessant.

Le Mind Mapping

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Article de Cyril Maitre 
 
Cyril Maitre
 

Avez-vous déjà entendu parler d’infobésité ? Vous savez, ces personnes qui se sentent submergées par le flux de l’information qui circule… et qui se trouvent dans l’incapacité de les traiter correctement. Le résultat peut prendre des dimensions dramatiques : face à cette masse d’informations, vous sollicitez une mémoire dite de travail qui, trop sollicitée, peut à un moment « disjoncter » : c’est le burn out.

Et vous ? Faites-vous partie de ces personnes qui se sentent submergées par un flux d’informations continu ? Si c’est votre cas, vous avez sans doute besoin d’un outil, d’une méthode pour trier ce qui est important du superflu. Vous ressentez peut-être aussi la nécessité d’organiser, de structurer vos idées pour y voir clair et reprendre le contrôle de votre vie. 

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions pour y arriver. La mauvaise nouvelle… c’est que beaucoup des solutions que vous trouverez dans les livres ne sont pas vraiment opérationnelles. Et l’outil le plus efficace que je connaisse pour organiser mes idées est le mind mapping, appelé aussi carte mentale, carte heuristique ou topogramme.

Avant de proposer moi-même des formations, j’ai bien sûr pratiqué le Mind Mapping. Le premier chapitre de l’excellent livre de Tony Buzan « Une Tête Bien Faite » a constitué pour moi un électrochoc. Je vous le restitue ci-dessous dans son intégralité.

 

L’aventure d’Edward Hughes.

Après la première publication de Une Tête Bien Faite en Angleterre en 1974, “un étudiant assez moyen, qui n’était pas particulièrement brillant dans aucune matière”, passa son brevet à l’âge de 15 ans, en 1982.

Naturellement, il obtint, comme toujours, des résultats médiocres. Ce fut une grosse déception car il souhaitait entrer à Cambridge. Il comprenait bien que s’il continuait ainsi, Il n’aurait aucune chance d’y parvenir un jour.

Cet étudiant s’appelait Edward Hughes.

Quelque temps plus tard, Georges, son père, lui fit découvrir Une Tête Bien Faite. Armé de cette nouvelle connaissance qu’il avait de lui même,, mais aussi des mind maps, de l’apprentissage et de l’étude, Edward repris l’école avec un nouvel enthousiasme et une nouvelle motivation. Il annonça qu’il obtiendrait d’excellents résultats dans toutes les matières et qu’il voulait absolument se présenter à Cambridge.

Ses professeurs furent bien entendu stupéfait et réagirent de façon variée:

“Tu n’est pas sérieux. Voyons, tu n’as aucune chance, tes résultats n’ont jamais approchés le niveau requis par Cambridge”, lui dit l’un d’entre eux.

“Ne soit pas stupide ! Tu pourrais peut-être réussir à obtenir des notes moyennes, mais tu n’y arriveras pas”, lui dit un autre.

Lorsque Edward annonça qu’il voulait non seulement passer l’examen normal, mais aussi présenter une demande bourse, le professeur lui répondit catégoriquement: “Non, c’est jeter l’argent de l’école et ton temps par la fenêtre. Nous pensons que tu échoueras car les examens sont très, très difficiles – même nos meilleurs candidats ne réussissent pas toujours.”

Un troisième professeur expliqua qu’il enseignait le même sujet depuis 12 ans, qu’il était un expert en la matière, et qu’il savait ce qu’il disait lorsqu’il affirmait qu’Edward n’aurait jamais de bonnes notes. Il cita le nom d’un autre élève, qui était bien meilleur et dit à Edward qu’il ne serait jamais aussi bon que lui. Edward protesta.

Un 4ème professeur gloussa. Il admirait l’ambition d’Edward pensait que son rêve était possible mais improbable, et que, même s’il travaillait dur, il n’obtiendrait que des notes moyennes.Mais il lui souhaita bonne chance et lui dit qu’il avait toujours apprécié ceux qui montrait un peu d’esprit d’initiative.

“J’aurais une bonne note !”

A tous ses professeurs , et à tous ceux qui contestait ses objectifs, Edward répondait toujours laconiquement:

“J’aurais une bonne note !”

Après longtemps avoir refusé de présenter Edward à Cambridge, l’école finit par accepter en faisant savoir à Cambridge qu’elle pensait que cet élève n’avait pas vraiment de chances d’obtenir la place qu’il postulait. Et il dut payer lui même lui même les 20 dollars de frais d’inscription pour “ne pas jeter l’argent de l’école par la fenêtre.”

Vinrent ensuite les entretiens à l’université. Les professeurs de Cambridge informèrent Edward de l’opinion qu’avait son école de lui, en précisant qu’ils pensaient eux aussi que ses chances de succès étaient très faibles. Ils admiraient toutefois son initiative. Il lui faudrait au mois un A et deux B, mais plutôt deux A et un B, voir trois A. Et ils lui souhaitèrent bonne chance.

Inébranlable, Edward poursuivit son apprentissage des techniques présentés dans ce livre, et son entrainement physique. Il raconte:

« Les examens approchaient. Je résumais les notes prises lors des deux dernières années d’école ans des mind maps. Je les colorais, je les soulignais, et je créais des schémas directeurs pour chaque cours, et dans certains cas, pour chaque grande partie d’un cours. Je voyais ainsi où et comment chaque les éléments les plus détaillés s’articulaient et j’avais une bonne vision d’ensemble. Ainsi, il me suffisait de « feuilleter » de grandes sections du cours pour me les rappeler avec une précision absolue.

« Je révisais ces mind maps une fois par semaine, et plus souvent à mesure que s’approchait les examens. Je regardais mes mind maps de rappel sans regarder mes livres ni mes autres notes, mais simplement en dessinant de mémoire ce que savait sur chaque sujet, puis en comparant ces schémas à mes schémas directeurs.

« J’ai également lu tous les ouvrages fondamentaux, j’en ai sélectionné quelques-uns, je les ai relus en profondeur, puis je les ai résumé dans desmind maps afin de les comprendre et de les mémoriser au maximum. En plus,j’ai étudié le style propre à la dissertation, en m’exerçant à la rédaction à partir de mes propres mind maps.

« Parallèlement, je faisais du sport en courant de trois à cinq kilomètres 2 ou 3 fois par semaine. Je prenais l’air et j’allais dans une salle de gymnastique. J’ai amélioré ma forme physique, ce qui m’a considérablement aidé à me concentrer. Comme on dit, un « esprit sain dans un corps sain ». Je me sentais bien dans ma peau et dans mon travail. »

Examens et résultats.

Edward passa 4 examens: géographie, géographie pour la bourse d’étude, histoire médiévale et études commerciales.

Voici ces résultats:

Matière

Note

Classement

Géographie A Premier
Géographie pour la bourse Mention Très Bien Premier
Histoire médiévale A Premier
Etudes commerciales A et 2 mentions Très Bien Premier

 

Dès le lendemain de la publication des résultats, le collège de Cambridge qu’Edward avait cité en premier choix confirma son admission et accepta qu’il prenne « l’année sabbatique » qu’il avait demandée pour aller voir du pays avant d’entamer sa carrière universitaire. Pendant cette année là, il travailla à Singapour, puis comme cow-boy en Australie, avant de perdre des vacances aux îles Fidji et à Hawaï. Puis il parti en Californie, où il travailla dans des unités de transfert d’embryons et dans des élevages de bétail. Et enfin, il traversa les USA en travaillant dans des fermes avant de regagner l’Angleterre.

Les études à Cambridge

Avant d’entrer à Cambridge, Edward décide que, parallèlement à ses études il se fixait comme objectif de créer une nouvelle association d’étudiants, de faire beaucoup de sport, de se faire de nombreux amis – en somme, “de passer un moment formidable ».
A Cambridge.

A l’université, il entra tout de suite dans l’équipe de football, de tennis et de squash. En matière d’association d’étudiants, on peut dire qu’il a plus que réussit, car, après avoir fondé la Young Entrepreneurs Society, la plus grande de ce type en Europe, on lui demanda de présider la Very Nice Society, une association caritative comptant 3600 membres, qui en afficha 4500 sous sa présidence – la plus grande association de l’histoire de Cambridge. Au vu des résultats qu’il avait obtenu au sein de ces deux sociétés, les présidents des autres associations lui demandèrent de créer et de présider l’association des présidents!

Quant à ses études, il commença par observer l’habitude de l’étudiant « moyen ».Voici ses conclusions:

« Les étudiants passent en moyenne 12 à 13 heures à lire chaque devoir, notant de manière linéaire toutes les informations qu’ils peuvent. Après quoi, ils passent de 3 à 4 heures à rédiger leur devoir (certains étudiants les réécrivent, passant parfois une semaine entière sur le même devoir). »

Fort de son expérience de préparation de l’examen d’entrée à l’université, Edward décida de consacrer de 2 À 3 heures par jour, 5 jours par semaine, à ses études.

« Pendant ces 3 heures, je faisait une lecture clé en résumant toutes les information intéressantes dans un mind map. Je me fixais comme objectif que, dès que les devoirs étaient donnés, je traçais un mind map de mes connaissances sur le sujet ou de ce que je jugeais intéressant. Puis je le laissais reposer quelques jours en y réfléchissant. Ensuite, je lisais les livres intéressants, en résumant les informations pertinentes dans un mind map. Je faisais alors une pause ou du sport, et, à mon retour je traçais un mind map du devoir à proprement parler. Une fois mon plan terminé, je faisais une autre pause, puis je prenais 45 minutes pour rédiger mon devoir. Avec cette technique, j’obtenais toujours de bonnes notes.»

Avant l’examen final de Cambridge, Edward se fixa un programme identique à celui qu’il avait suivi pour son examen d’entrée et présenta 6 épreuves.

Les résultats, les voici.

Les résultats

Pour le premier examen, il obtint une mention Passable, ce qui est normalement moyen, mais qui en l’occurrence était excellent, puisque 50% des étudiants échouèrent et qu’aucun n’obtint la mention Très Bien. pour le deuxième, le troisième et le quatrième examens, il obtint 3 mentions Très Bien. Et pour les deux derniers, deux mentions spéciales (la meilleur note existant pour ces matières).

Juste après son diplôme, Edward se vit offrir un emploi de strategic thinker dans une multinationale, poste que Cambridge décrivit comme «l’un des meilleurs» jamais offert à un diplômé de l’université. Edward résuma ainsi ses études:

« Cambridge a été fantastique. J’ai eu la chance de beaucoup y gagner – beaucoup d’amis, beaucoup d’expérience, beaucoup de sport, beaucoup d’enthousiasme et de succès dans mes études, et trois années de bonheur absolu. La principale différence entre moi et les autres était que simplement que je savais comment réfléchir – comment utiliser ma tête. Auparavant, je collectionnais les C et les B Parce que je ne savais pas encore comment «obtenir une bonne note». Je l’ai appris. N’importe qui peut en faire autant.»

Petit lexique des Nouveaux Paradigmes

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Article des 2 LN
Hélaine Charbonnier et Hélène Chartier

Hélaine Charbonnier

Nous, les 2 LN venons vers toi parce que nous avons rêvé et conçu un
projet qu’une cinquantaine d’acteurs du Nouveau monde ont déjà épousé et
que nous adorerions voir prendre davantage d’ampleur…

Il concerne un Lexique d’un genre nouveau dont le nom est « Petit
Lexique des Nouveaux Paradigmes » et dans lequel chaque
intervenant est invité à donner une définition d’un mot qu’il a choisi.

Ce projet est né dans la Joie et la fulgurance, comme l’essentiel des
projets de ce Nouveau Monde dont nous sommes vous et nous les
acteurs.Dans la fulgurance, c’est à dire de façon soudaine, intuitive, un
peu comme l’éclair; autrement dit de façon uranienne…. tu sais ? cette
énergie de libération et d’émancipation radicale.

Or il se trouve justement que c’est cette même force qui préside aux
Nouveaux Paradigmes qui font l’objet de ce projet que nous venons te
présenter.

Et qui selon toi vient pour nous accorder cette force grâce à quoi une
nouvelle liberté nous est accordée ? Oui, c’est nous dans toute notre
puissance retrouvée.

Nouveaux Paradigmes = Nouveaux Paradis

Comment participer ?

Si toi aussi tu te reconnais comme étant un acteur du Nouveau Monde
quel que soit le domaine qui est le tien, si tu as conscience des forces à
l’oeuvre dans l’Univers et que tu as fait de la Joie ta priorité, si tu reconnais
qu’il y a autant de vérités que de personnes, et que tu ressens de
l’enthousiasme et une anticipation joyeuse à la perspective de participer à
ce projet collectif, alors voici la marche à suivre…

Choisis un mot ou plusieurs, et donne en ta définition
personnelle.

Celle-ci pourra tenir en une phrase comme en une ou deux pages, pourvu
que ton intention soit d’extraire du mot tout le suc, la pertinence, la
puissance et la beauté. Pourvu aussi que tu choisisses de mettre à jour les
éventuels paradoxes ou la drôlerie qu’il pourrait déceler et que tu
convoques avec lui ton univers et tout ce qui fait ta richesse.
Cette définition reflétera alors ta vérité.

Fais le de la façon qui t’est propre : avec poésie ou philosophie pour peu
que tu te sentes poète ou philosophe. Sous forme de conte si tu es conteur.
De canalisation si tu es channel. En ayant recours à la symbolique ou à la
langue des oiseaux, si ce sont là des langages qui te sont proches. En te
référant à la mécanique quantique, à la sociologie, à la médecine
énergétique, à l’éducation, au chamanisme, à la permaculture, à
l’alimentation, à l’alchimie, à la communication non-violente, à la
musique… ou à n’importe quel autre domaine particulier dans lequel tu as
des compétences. Autrement dit, sens toi libre de le faire avec rigueur ou
avec fantaisie, selon ton inspiration, tes codes personnels et les
qualifications qui sont les tiennes.

Joins-y tes coordonnées complètes avec ton site ou ton blog et fais
parvenir le tout à l’une de ces deux adresses avant le 31 mai 2016 :

helaine.charbonnier@free.fr/helaine.charbonnier.teljesseg@gmail.com

Si tu le souhaites, tu peux aussi demander à recevoir le projet complet à
cette même adresse mail ou contacter Hélaine Charbonnier Teljesseg sur
skype pour d’éventuels éclaircissements (helaine-faiseuse-de-fees), mais
sache déjà qu’une fois illustré, le Petit Lexique des Nouveaux
Paradigmes sera diffusé dans un premier temps en version e.book et
qu’une partie des recettes servira à soutenir les médias alternatifs comme la
Radio du Coeur ou la TV du Grand Changement

Les 2 LN

Le cerveau du ventre ou cerveau entérique

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Article de Christian Gana du site NAVOTI

(Voir aussi cet interview de Christian Gana sur « Le cerveau du ventre »)

Des études sérieuses démontrent l’étroite liaison entre notre cerveau et notre abdomen, à tel point que nous pouvons qualifier ce dernier de « second cerveau».

Nous reprenons ici la synthèse proposée par Madame Patricia Buigné-Verron, psychothérapeute biodynamique, sur son site, à propos du travail de recherche de Michael Gershon :

« Dans son livre, « The second Brain» paru en décembre 1999, Michael Gershon, professeur au Département d’Anatomie et Biologie Cellulaire de l’Université de Colombia aux Etats-Unis, montre à quel point la prise en compte du rôle du cerveau du ventre est importante. Il y expose le cerveau intestinal en rassemblant les découvertes d’autres chercheurs britanniques et américains.

Selon l’embryologie, les cellules nerveuses de l’intestin proviennent du même feuillet embryonnaire que celles du cerveau. A un moment donné du développement de l’embryon, des cellules nerveuses se séparent du cerveau principal pour migrer dans le ventre et former un Système Nerveux Entérique (SNE), dont l’étude du fonctionnement a aujourd’hui donné naissance à une nouvelle discipline : la neuro-gastro-entérologie.
Le Système Nerveux Entérique a différentes fonctions :

  • il est responsable de la propulsion du bol alimentaire,
  • il est chargé de l’entretien et de la régulation du système digestif,
  • il peut modifier le taux de prolifération des cellules des muqueuses intestinales,
  • il innerve des organes associés et voisins comme le pancréas.

Sur le plan biopsychique :

  • il est en relation très étroite avec le système immunitaire, lequel participe au Soi,
  • il est responsable de l’équilibre de notre psychisme.

Les neurones du système nerveux intestinal (SNE) produisent les mêmes neurotransmetteurs que le cerveau principal. L’exemple le plus spectaculaire est celui de la sérotonine, un neurotransmetteur qui influence les états d’âme et qui est produit à 95% par les cellules nerveuses de l’intestin. D’après Michael Gershon, le cerveau intestinal serait capable de se souvenir ; il participerait à la phase des rêves pendant le sommeil en produisant de la sérotonine et constituerait vraisemblablement la matrice biologique de l’inconscient. »

D’autre part, la muqueuse digestive est une véritable frontière entre le monde externe et l’organisme. Elle entre en contact avec un grand nombre de molécules étrangères toxiques, voire mortelles. Le système nerveux entérique doit pouvoir réagir immédiatement en cas de danger, par exemple en provoquant des vomissements. De plus, le système digestif concentre entre 70 et 80 % des cellules du système immunitaire. Il semble diriger en grande partie le dispositif de défense de l’organisme.
schema tete ciel tete terre

Le système nerveux entérique se reflète en miroir dans le système nerveux central et vice-versa. Ils communiquent constamment par le biais du nerf vague, mais sans perdre leur indépendance.

Selon le Dr Gershon, nos deux cerveaux, celui de notre tête et celui de notre ventre, doivent coopérer. Si ce n’est pas le cas, il se produit le chaos dans notre ventre et la misère dans notre tête.

La région abdominale, généralement associée aux fonctions d’assimilation et d’élimination des aliments, est aussi associée aux fonctions d’assimilation et d’élimination des émotions.

Notre cerveau entérique dans l’abdomen façonne nos émotions et, en retour, est affecté par ces émotions. Avec sa série de neurotransmetteurs, d’autres substances psychoactives endogènes, il a le pouvoir de donner naissance à du découragement ou de l’enthousiasme, de l’impuissance ou du plaisir, de la dépression ou de l’accomplissement. Doué de mémoire, notre ventre contient les archives de toute notre vie émotionnelle.

1/ « Seul le corps sait. Le corps parle, même quand l’individu n’a plus rien à dire.» FIAMMETTI Roger – Le langage émotionnel du corps – Editions Dervy
2/ Les secrets de l’intestin, filtre de notre corps – Dr Louis BERTHELOT – Dr Jacqueline WARNET – Edition – Albin Michel
3/ Site internet de Madame Patricia Buigné-Verron, psychothérapeute biodynamique, « Le mouvement intérieur »

 

L’apport de la Tradition dans la considération

du cerveau du ventre

Ce que la médecine moderne découvre depuis peu, les anciens Taoïstes en étaient parfaitement conscients. Pour ces derniers, le corps humain est sous le contrôle de deux cerveaux : le cerveau cérébral et le cerveau abdominal. Ils associaient l’activité du système nerveux principalement à la région abdominale puis, dans une moindre mesure, au cerveau. La perception et la génération des émotions sont des fonctions de la région abdominale et plus précisément situées au niveau du plexus solaire.

Des émotions négatives telles que la peur, la colère, l’anxiété, la tristesse ou le découragement (si elles sont trop fréquentes ou deviennent chroniques) engendrent des obstructions énergétiques très dommageables pour la santé. Le même préjudice peut être provoqué par des causes matérielles comme les interventions chirurgicales, les accidents physiques, la prise de drogue ou de certains médicaments, le stress dû à une surcharge permanente de travail, un choc affectif soudain ou brutal, une alimentation médiocre, ou bien le maintien d’une posture corporelle inappropriée.

LivreCNTLe plexus solaire affecte tous les organes de la région abdominale. Lorsque le plexus solaire fonctionne bien, les organes ne souffrent pas du stress et des tensions. Mais lorsque l’équilibre est rompu, les problèmes se font sentir. Selon les théories taoïstes, cet équilibre sera perturbé lorsque, par le refoulement des émotions, le cérébral (l’esprit rationnel) se développera au détriment du viscéral. En niant leurs émotions, les humains entravent les fonctions du plexus solaire, ce qui a pour effet de perturber le fonctionnement des organes et d’écourter leur vie. Les véritables émotions s’expriment au niveau du plexus solaire plutôt que dans le cerveau. Ce dernier ne fait qu’enregistrer l’expression d’une émotion. Lorsque les organes qui maintiennent l’organisme en vie cessent de fonctionner normalement, les informations réfléchies dans le cerveau deviennent floues, confuses, et obscurcissent l’activité de la sagesse du ventre et de l’intelligence du cœur.

Si les émotions négatives sont bloquées et ne peuvent pas trouver de sortie, elles couvent dans les organes et finissent par se déplacer vers l’abdomen qui joue le rôle de dépotoir du corps.

« La libération des émotions négatives et des pensées toxiques vient avec la digestion » nous dit Gilles Marin – praticien de Chi Nei Tsang. « C’est un processus physiologique par lequel la charge émotionnelle se libère. Au niveau interne, une partie est éliminée et une autre intégrée. La partie éliminée est généralement la plus désagréable, elle passe par le gros intestin. Ce qui me fait dire que le gros intestin est l’organe de la conscience émotionnelle. Et c’est à cet endroit que parfois les blocages se manifestent comme par exemple la constipation. Nous enfermons quelque chose que nous ne voulons pas que les autres voient.»

Universal Tao SystemLe « Universal Tao System» est une pratique du corps, de l’âme et de l’esprit. Son créateur, Maître Mantak Chia, nous renseigne sur la façon dont nos organes internes contribuent à une physiologie du pardon et de la transformation. De son point de vue, la clé primaire de tout processus de transformation de soi est la volonté de se pardonner, car elle ouvre le cœur, met en mouvement et libère le flux du Chi à l’intérieur vers les organes et vers l’extérieur. Pourtant, le pardon n’est pas un acte à réaliser une fois pour toutes, c’est une nécessité dans un processus continu d’observation et de croissance intérieure.
Se pardonner à soi-même. Y a-t-il chose plus difficile ? Combien de temps, combien de fois pouvons-nous nous écorcher la vie sur des erreurs passées qui refont surface sans crier gare, nous prenant par surprise. Certains jours, la culpabilité nous envahit de ses démons, nous renvoyant une image de nous-mêmes que nous préférerions effacer. Comment alors réharmoniser sa vie et recréer cette unité intérieure ? Le pardon à soi-même est le premier pas sur le chemin de la réunification avec nous-même mettant fin à la fragmentation générée par la blessure ou le traumatisme.

Le refus ou l’incapacité à pardonner peuvent affecter l’ensemble de nos organes internes. Pardonner ne signifie pas que la blessure doit être fermée. Elle peut demeurer, mais elle n’est plus active et déterminante dans la génération de toxines et de ce fait elle ne gène en rien l’émergence d’émotions positives génératrices de compréhension et de croissance intérieure. Pardonner ne signifie pas que nous oublions. Dans un premier temps cela n’est pas nécessaire, seule la charge qui active la libération des toxines doit être désamorcée.

Pour conclure nous dit Gilles Marin : « Nous grandissons intérieurement en digérant nos émotions. Nous avalons les émotions, nous les déstructurons à l’aide de l’estomac, puis nous en retirons ce dont nous avons besoin pour croître et éliminons ce dont nous n’avons pas besoin. En assimilant nos expériences, nous grandissons, nous gagnons en maturité et devenons plus fort, plus sensible, ce qui nous permet de traiter les charges émotionnelles du passé qui n’ont pas été digérées.»
Notes :

Chi Nei Tsang – http://chineitsang.marin.free.fr/
http://www.generation-tao.com/centre/personnes/244
Livre : Guérir de l’intérieur avec le Chi Nei Tsang – Guy Tredaniel Editeur
Psychologie Biodynamique (voir le travail de Gerda Boyensen)
http://www.psychologie-biodynamique.com/
http://www.appb.org/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_biodynamique

Prière d’Artiste

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Article de Angeline Forster

130608 Angeline2

Ô grande Déesse Créatrice

Que ta joie, ta douceur, ta force coulent en moi

Que ta beauté m’éclaire, m’accompagne chaque jour

Afin que je me réalise et m’ouvre à ton inspiration sacrée

Que ta présence en moi me fasse vibrer, être vivante et présente à chaque instant

Que ton rayonnement balaye mes doutes, mes complexes,

mes insatisfactions et mes pensées négatives et destructrices

Que ta lumière m’éclaire, me montre le chemin,

Que ta grandeur d’âme me guide

Que ta tranquille sérénité m’inspire à chaque instant

Aide-moi à t’honorer en m’ouvrant à plus grand que mon petit moi,

Aide-moi à dépasser mes peurs et mes hésitations

Couvre-moi de ta puissance et de ta force créatrice

Comme d’un manteau sous lequel je serai à jamais en sécurité, protégée,

Disponible et libre de me laisser être traversée de toi et de ton inspiration sacrée

Habite en moi, remplis-moi, comble-moi de ta présence

Guide mes mains et mon cerveau droit lorsque je t’honore

Assiste-moi à chaque pas vers la réalisation de la divine parcelle de toi en moi…

Sois ma guérison

Et accompagne-moi de ta sagesse et de ton accès au Grand Savoir

Lorsque j’aide autrui à te connaître et à guérir en ton contact

Merci de ta beauté, merci de ta présence

La Joie

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Article d’Hélaine – faiseuse de fées, conteuse d’histoires
www.helaine-faiseuse-de-fees.com

Hélaine Charbonnier

La-Fée-des-bullesJe viens vers vous comme une fleur pour y déposer cette chronique qui a la Joie pour thème. Comme une fleur, oui. Une fleur fraîchement poussée – voire une fleur fraîchement cueillie.
Mais n’allez pas imaginer, en raison de cette ingénuité, que je sois née de la dernière pluie.
En fait, si je me sens légitime pour parler de la Joie, c’est précisément parce que j’en ai été très longtemps éloignée.
Disons-le autrement : je ne viens pas du monde des Bisounours, mais il se trouve que la Joie me réclamait et que j’ai fini par lui céder.
Car voilà, c’est comme ça : la Joie nous réclame. Tous. Toujours. Tout le temps.
La Joie nous réclame, parce que nos composants sont identiques. Ainsi va la Loi.
Voilà : c’est dit. La Joie est notre formule de base.

Au cœur de nos cellules, au cœur de chaque particule. Au cœur du vide qui n’est pas, il y a la Joie. Mais j’aurais pu tout aussi bien dire seulement : au cœur, il y a la Joie.
Et ajouter qu’il n’y a que notre oubli de cette vérité et notre oubli du cœur pour nous en maintenir éloignés.
On peut passer sa vie dans les marécages. On peut dormir dans des cartons, dans des cages d’escaliers inhospitalières, dans des lits d’hôpitaux de banlieues in-accueillantes. On peut faire n’importe quoi pour la contrarier, elle est là, encodée, et l’Univers nous demande de la libérer.

Nous aussi nous la réclamons bien  sûr. Mais même ça, on a tendance à l’oublier.
Pourtant, on peut vouloir n’importe quoi – une paire de chaussures bleues véganes, une maison « les pieds dans l’eau », un rosier grimpant du Japon ou même une chronique écrite par Bibi himself – le véritable motif derrière sera toujours le potentiel de Joie que l’on pourra en retirer.

Bon : je résume :
– La Joie est notre composante naturelle.
– Elle récapitule à elle seule tous les désirs que l’on a, ceux que l’on a eus et ceux que l’on pourrait avoir.

La-Source

La Source – La Faiseuse de fées

Reconnaissez que c’est pas mal déjà, pourtant ce n’est pas fini ! Et pourquoi ce n’est pas fini ? Vous le savez, bien  sûr… mais pourquoi priverais-je de la Joie elle-même de la Joie de le rappeler ?
Eh bien , il se trouve qu’elle est aussi le plus facile et le plus court chemin pour arriver jusqu’à la manifestation de ce désir grâce à quoi sera libéré tant de Joie.
Oui. La Joie est le meilleur chemin pour arriver jusqu’à la Joie elle même !
Euh… mais alors, comment faisons-nous pour passer si souvent à côté ?
Eh bien  il se trouve que nous avons pris une fâcheuse habitude.
Certes, on veut ce truc-là ou celui-là. Cette relation. Ce corps. Et jusque-là tout va bien.
Sauf que quand l’objet de notre désir tarde un peu à se manifester, on « s’arrange »pour en être contrarié.
On s’arrange, autrement dit on le CHOISIT.
C’est drôle non ?
C’est exactement comme si on disait : La Joie que j’attends ne m’arrive pas tout de suite ? Très bien , piskecéça je lui bloque l’accès !
Car en se conduisant ainsi, non seulement on se prive de toutes les autres sources de Joie qui pourraient nous arriver via d’autres canaux, mais on se coupe de l’essence de notre vœu lui-même qui a besoin de notre Joie pour acquérir toute sa densité.
Du coup, après, on s’est tellement éloigné qu’il faut tout réapprendre et trouver pas à pas des fréquences susceptibles de nous en rapprocher.

Mais la Joie est aussi pour toutes les raisons précitées la réponse concrète à toutes les vraies questions que l’on pourrait être amené à se poser.
Tu cherches ta mission de vie ?
Eh bien  : regarde à l’exact endroit où tu te sens dilaté.
Ne cherche pas là où ça coince. Ne cherche pas là où c’est compliqué. Ne cherche pas dans l’ancien monde une formation qui aurait pour libellé « apprenez à exercer la Joie ».
En revanche, comme le nouveau Monde est juste super-posé à l’ancien (Super, il est posé !), ne t’étonne pas si celle-là finit quand même par te trouver.
Ce jour là, n’oublie pas d’en faire une capture amoureuse un peu comme on fait une capture d’écran.
Fais-le pour toi bien sûr, mais fais-le aussi pour tout ce qui existe en chaque règne : si tu savais comme l’Univers jubile, chaque fois que tu laisses la Joie t’attraper.

Le mot de Patricia Buigné-Verron :
Hélaine est une vieille amie… Sa Joie est contagieuse. Puisse le Cercle des Cercles la diffuser largement…
A découvrir absolument : sa galerie des fées et de sirènes sur son site www.helaine-faiseuse-de-fees.com.
Et… bientôt disponible: son premier livre « Les Contes du Jour qui Vient ».

Je vous salue, la mer….

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Je souhaite partager avec vous ma récente découverte d’un poète trop discret…

Pierre MénoretPour l’état civil, Pierre Ménoret, est né à Brest le 28 juillet 1938. Il est auteur-compositeur-interprète, fils de l’écrivain Yves-Marie Rudel et frère du peintre Bernard Ménoret.

Mais pour le connaître de l’intérieur, écoutez-le plutôt « saluer la mer »… Vous percevrez sans doute la même authenticité poignante qu’en écoutant Jacques Brel célébrer son « plat pays » ou Jean Ferrat déclamer à quelle point « la montagne est belle »… Vous ressentirez sa voix chaude chevaucher la crête argentée des vagues dans un éclaboussement de mots de lumière… Vous suivrez ses accents modulés au mouvement des marées… Vous frissonnerez  avec la brise d’air marin qui semble parvenir d’espaces infinis…  Vous vous sentirez goutte parmi les gouttes dans l’immense océan… Vous vous sentirez grand et humble à la fois…

A travers d’autres textes, Pierre Ménoret chante aussi le vent, les amours, l’amitié, la mort, l’espoir, la prière… Son registre, puisant au plus profond de l’âme universelle, est celui du cœur…

Bonne écoute !

PBV

Je vous salue,  vous salue la mer.
On se sent bien ici,
Pour une paix entière,
C’est à vous que l’on vient
Quand les nuages passent,
Quand la lumière est froide,
Quand les amours s’effacent…
Roulée, votre clémence
Brisée, votre colère
Enfance retrouvée
Je vous salue la mer…

***

Je vous salue, vous salue la mer.
Le ciel est avec vous
Entre toutes les terres.
Dans les siècles des siècles,
Votre voix déferlante
Jamais ne se taira,
Cruelle ou bienfaisante.
Contre votre grandeur
Que semblent nos misères ?
A nous pauvres pêcheurs
Il reste la prière…

***
Ave Marée,  Ave Marée

***

Je vous salue,  vous salue la mer.
De vous,  je suis venu
Et en vous, je me perds.
Parmi les chants du monde,
Et entre tous ces bruits,
Celui de vos entrailles
Est profond et béni,
Tout orgueil englouti
Jusqu’à plaider coupable.
Même la mort par vous
Doit être concevable…

***

Je vous salue,  vous salue la mer,
Pleine d emportements
Immense, familière.
Vos flux et vos reflux
Comme le cœur du temps.
Au passage des hommes,
Votre balancement.
A l’heure de ma mort,
Et maintenant surtout,
Je vous salue la mer
Je vous salue, c’est tout !

***

Ave Marée, Ave Marée…

La Fontaine au secret

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Dans mon jardin, une fontaine a surgi…
Le site étant invitant, une Dame, séduite par la magie du lieu, est apparue…
Je me suis approchée et, entre nous, un dialogue s’est instauré…

la fontaine au secret

 

Fontaine-article 2-2Qui êtes-vous Madame ?

– Je suis Celle qui fut, qui est et qui sera…
Issue de la Souche et de la Source, je suis la gardienne de la fontaine…

J’aimerai connaître votre nom…

– Mon nom ? On m’en a donné tant et tant…
En cette Bretagne où les chapelles ont été édifiées en lieux et places des fontaines sacrées, on m’appelle Sainte Anne, Sainte Radegonde, Sainte Onenne, ou bien Notre Dame… Mais le plus souvent, les fontaines portent des noms de Saints guérisseurs. Vois comme le monde patriarcal m’a éclipsée !
Il fut un temps pourtant où la Vie était encore vénérée. On me nommait alors “la vouivre”, désignant ainsi ce courant tellurique d’eau et de feu mêlé, circulant comme une rivière souterraine invisible, et qui fait jaillir les sources en des lieux spécifiques hautement vibratoires. L’un de mes noms de vouivre devenu célèbre est Mélusine, Mère Lucine, la Mère Lumière…
Mais à quoi bon chercher à me nommer ? Retiens seulement que je suis l’une des manifestations de « l’énergie Source” et que les humains, dans leur souci de représentations, m’ont fait apparaître de maintes façons…

Parlez moi de vous encore

–  Te parler de moi ? Il suffit de contempler le lieu fleuri où j’ai été conviée…Fontaine-article 7 … La fertilité de la terre, c’est à moi qu’on la doit, même si on m’y a aidée…
Fontaine-article 3
 … Regarde ces fleurs multicolores et ces plantes luxuriantes qui viennent jouer ensemble…Fontaine-article 8 … Tout cela est “la partie visible” que j’offre volontiers à qui sait m’inviter, me respecter et m’honorer…Fontaine-article 4

Oh, c’est magnifique, mais… Y a-t-il donc aussi une “partie invisible“?

 – Il est un lieu sacré de fécondité où, dans l’humidité secrète de ma grotte matricielle, je concocte la Vie…Fontaine-article 10  …Qui y pénètre avec respect comprend la vérité d’un utérus de renaissance...Fontaine-article 9
…Mais j’ai aussi des portes d’entrées bien plus secrètes qu’il convient de ne pas déflorer ! Pour les protéger, l’araignée y a tissé sa toile…Fontaine-article 11  …Pierres  et  végétaux s’associent pour les préserver les portes des regards indiscrets…Fontaine-article 11-2
 … Les gnomes sont des gardiens attentifs…Fontaine-article 12 … Et  même l’Ibis sacré veille…!Fontaine-article 13

Quelles sont vos fonctions, chère Dame des fontaines ?

– J’invite qui le souhaite à boire de mon eau ! Faute d’en connaître davantage à mon sujet, on me prête des vertus de guérison du corps, selon les lieux où j’apparais… Tout cela est vrai mais on semble ignorer mes fonctions de guérison des âmes…

 …Qui a jamais entendu le vent filtrer à travers le bois de ma harpe, chercher l’harmonie avec le clapotis de l’eau et jouer une symphonie en gouttelettes de
notes ?Fontaine-article 16
  …Qui a jamais pu saisir mon image furtive par la fenêtre de son âme ?
Ce ne sont que des exemples, saisis sur photographies… juste pour dire que pour des guérisons plus avancées, il suffit de se mettre en
phase avec moi, sur la même fréquence vibratoire…Fontaine-article 17

Vient-on parfois vous célébrer ?

 – Oui… Pour me remercier de mes bienfaits, on me crée de toutes pièces cette fontaine où j’aime venir me délasser…Fontaine-article 18 …on emplit de belles fleurs les amphores abandonnées sur mon site.Fontaine-article 19
…On me fait aussi diverses offrandes : de jolies pierres blanches déposées sur mes autels…Fontaine-article 21 …des fleurs de la passion ajoutées à mon réceptacle…Fontaine-article 22

Et, pour couronner le tout, voilà même qu’on me réserve tout un article illustré dans “le Cercle des Cercles”…!
Alors, en retour, j’offre à toutes les personnes qui me célèbrent, des vibrations de sérénité, de Joie et de félicité…

Merci, merci, Dame des fontaines ! Je suis pleine de gratitude…

Henri-ClaudeMerci aussi à Henri-Claude Raoul d’avoir imaginé cette fontaine qui trouve naturellement sa place dans « le Cercle des Créateurs »…
Toute en matériaux naturels, elle est composée de souches, de pierres et de végétaux. L’eau, acheminée jusque dans un réservoir caché dans les fondements, est activée par une pompe. Des points de lumière viendront bientôt s’ajouter pour l’éclairer lorsqu’il fera sombre

Deux temps, une mesure…

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Je n’aurai pas le temps…

note-de-musiqueMême en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps,
Même en volant
Je n’aurai pas le temps, p
as le temps,
De visiter
Toute l’immensité
D’un si grand univers.
Même en cent ans
Je n’aurai pas le temps, De tout faire.

 

Chanson de Michel Fugain

Passeurs de temps

montre

Montre molle- Salvadore Dali

Les temps changent et nous sommes en mesure, aujourd’hui, de reconsidérer la chanson de Michel Fugain sous un angle nouveau…
Imaginons, en effet, que nous disposions de deux temps en même temps, mais que nous n’en sachions rien :

Dans ses livres que j’ai lus et ses formations que j’ai suivies, il explique avec une logique à toute épreuve que, dans notre temps à nous, nous n’avons pas le temps de savoir que nous faisons une immensité de choses dans un autre temps, puisque que, pour nous, ce temps n’existe pas ! Et pourtant… il existe bien et modifie notre mémoire instantanément sans que nous ayons le temps de nous en apercevoir !

Voilà qui explique toutes nos intuitions, prémonitions, instincts, idées nouvelles cueillies souvent au réveil. Prions ensemble, si vous le voulez bien Saint Chronicité, comme je l’ai fait moi-même pendant des années sans savoir ce qu’il cachait… J’ignorais encore que nous étions nous-mêmes des « passeurs de temps », des « voyageurs entre les mondes ».

Le dédoublement du temps

La théorie du « dédoublement du temps» n’a rien à voir bien sûr avec cette pathologie appelée « dédoublement de personnalité ». Elle est supportée par une vraie notion physique. Pour vivre, ai-je donc appris, il convient d’anticiper tout ce qui va arriver. Une particule sait faire cela très bien, explique JPGM. L’expérience la plus classique semble être celle où on observe une particule au bord d’un trou noir : l’unique particule se dédouble en particules A et B. La particule A entre dans le trou noir pour disparaître instantanément. Mais, tout se passe différemment si nous sommes l’observateur dans le trou noir. De ce point de vue, nous voyons alors que la particule A met un temps fou à entrer. Pourquoi donc d’un côté, elle entre instantanément et que de l’autre, elle prend son temps démesurément ? C’est que, explique JPGM, il y a bien deux temps différents et que la relativité du temps est rendue ainsi observable.

Si nous comprenions mieux ce dédoublement, nous apprécierons mieux son utilité. En effet, en prenant tout son temps pour faire une multitude d’expériences et vivre plein de choses nouvelles dans le trou noir où elle disparaît, la particule A enrichit sa mémoire. Tandis que la particule B, restée au bord du trou noir, conserve sa mémoire intacte. Vont-elles rester ainsi séparées ? Non ! Aussi rapidement qu’elle y est entrée, la particule A va ressortir et refaire l’union avec B, restée temporairement célibataire. Ce faisant, B enrichit considérablement sa mémoire grâce à l’échange d’informations entre elle et son double lequel, pendant un temps imperceptible pour nous, était allée se promener dans un temps différent. N’est-il pas temps de comprendre que, étant constitués de particules, cela se passe de la même façon pour nous-mêmes ? Il s’agirait même là d’un principe vital, insiste JPGM, à utiliser de façon consciente pour s’équilibrer.

Le double

templier

Le templier et son double, tel que son sceau le représentait…

Ainsi, nous vivons dans deux temps différents à la fois, avec deux niveaux de conscience aux fréquences vibratoires différentes selon le point de vue de l’observable ou de l’inobservable, du monde matériel ou du monde spirituel. Ce que d’autres traditions désignent par les mots Soi, noyau spirituel, moi supérieur, essence de l’être, ange gardien…, JPGM préfère dire que nous avons un double. Il est vrai que le mot est sobre, dépouillé de toutes connotations et que, à l’instar de l’exemple des particules, la notion devient davantage tangible pour nous. Cette notion était familière aux templiers qui se représentaient sur leur cheval avec leur double. Familière aussi à Lewis Caroll qui n’hésite pas à envoyer Alice de l’autre côté du miroir afin qu’elle reçoive les informations de son double.

Les échanges d’informations

Ainsi ce double évoque les échanges d’informations que nous entretenons avec lui. Un échange qui, selon la théorie du dédoublement, se fait de la façon suivante :

  • je me pose une question et je veux avoir une réponse le plus vite possible
  • pour supprimer le temps entre question et réponse, je me dédouble et c’est mon alter ego inobservable qui va répondre à ma question en même temps que je l’ai posée
  • il y a donc du temps pour de nouvelles questions et de nouvelles réponses
  • cela donne une évolution très rapide !

La caractéristique de ce processus de dédoublement, nous dit JPGM, c’est qu’il continue à se faire indéfiniment. C’est-à-dire que celui qui est dédoublé du premier temps se dédouble à nouveau de la même façon dans un deuxième temps et ainsi de suite…

Mais tout se passe finalement de façon à ce que nous ayons toujours une impression d’extrême liberté… Ce qui fait que celui qui est dédoublé ne le sait pas ; il a l’impression de vivre avec des idées qu’il fabrique tout seul avec son propre cerveau ; il se croit maître de ses pensées ; il n’imagine même pas que ses pensées sont fabriquées dans un autre temps par une part supérieure de lui-même ! N’est-il pas temps d’en prendre conscience ?

Les parasites

guiNe pas savoir comment cela fonctionne représente un grand inconvénient, précise JPGM. En effet, par ce même mécanisme d’échange d’informations entre un double et nous-mêmes, nous pouvons recevoir des informations qui ne proviennent pas de notre double. Nous courons le danger de dépendre de parasites que nous ne connaissons pas et qui nous font faire des choses qui ne sont pas faites pour nous ! Dans ses formations, JPGM nous renseigne davantage sur ce sujet délicat…

Mais prenons déjà l’exemple d’une femme dont le mari est en voyage à l’étranger pour plusieurs années. Elle est en relation téléphonique fréquente avec lui pour le soutenir et pour se sentir soutenue pendant son absence. Il y a échanges d’informations utiles pour les deux. Imaginons toutefois que quelqu’un d’autre brouille les ondes entre le mari et la femme  et utilise un téléphone de même type que celui du mari pour se faire passer pour lui. Il donnera des informations qui le serve lui-même et fera vivre à la femme des évènements que son mari ne lui aurait jamais fait vivre.

J’ai compris que pour faire la différence entre le double et les parasites, il est important de connaître la loi vitale, de savoir que nous avons un double, d’apprendre à entretenir des relations privilégiées avec lui en alignant notre fréquence vibratoire sur la sienne, de savoir aussi nous adresser au double de nos interlocuteurs à partir de notre double…

L’énergie infinie

Chaque fois que nous pensons quelque chose, nous donnons une énergie dans un autre monde qui dispose d’un autre temps et dans lequel se fabrique les conséquences de nos pensées. Or, ces conséquences de nos pensées, nous en prenons la synthèse en réponse. Si bien que la perte d’énergie au niveau de la demande correspond à un gain d’énergie avec le potentiel que nous recevons. Et, comme tout cela se fait dans un temps nul, l’énergie est infinie. Car Temps nul = Énergie infinie, selon le principe de Heisenberg, laisse échapper JPGM dont les références scientifiques de son discours sont pourtant extrêmement rares puisqu’il souhaite rendre son discours accessible à des non scientifiques.

Dans le monde quantique dans lequel j’ai un peu vadrouillé dans la mesure de ce qu’il était possible d’intégrer à la non scientifique que je suis, j’ai rencontré beaucoup d’écrits concernant le « Point Zéro »  ainsi nommé par certains. Il contiendrait une énergie illimitée, disponible pour tous, présente dans l’espace et la matière, et que quelques physiciens se risquent à qualifier « d’Esprit de Dieu ». Il m’a même paru plausible qu’il s’agissait là d’un équivalent de ce que les grands mystiques appellent le « Vide », pour qualifier cet espace neutre, dépourvu d’affects, auquel on se relie par la méditation. Celui qui fait l’expérience du « Vide » sait bien qu’il n’est pas si vide que ça… Il est empli de paix, de vie vibrante et de joie intérieure qui peut mener jusqu’à l’intense expérience vibratoire de l’illumination dont on ressort avec une énergie incroyable…

Temps imperceptibles

Garnier-MaletLe fait qu’il existe plusieurs temps à la fois change tout. Jusqu’à présent, nous nous croyions unique le monde dans lequel nous vivons. En fait, nous ignorons presque tout de l’univers, ne percevant que 5 % de ce qui existe. Il reste 95 % qu’on ne voit pas. La seule chose qu’on connaisse, précise le physicien JPGM en se laissant aller un peu encore à son langage, ce sont les relations de force entre ce qui est observable et ce qui est inobservable et qu’on appelle énergie noire ou matière noire, sans bien savoir où celle-ci se trouve. On le saurait si on avait compris ce qu’était le temps. Car, si celui-ci nous semble continu, il s’agit, en fait, d’une succession d’instants. L’imagerie médicale du cerveau montre que deux instants perceptibles sont toujours séparés par un instant imperceptible. Nous sommes donc comme dans un film, avec une certaine quantité d’images par seconde incorporant parfois des images subliminales. Or, dans notre réalité, il y a également des temps subliminaux, des temps imperceptibles nommés aussi ouvertures temporelles. Ce sont eux qui modifient notre mémoire.

Tout fonctionne selon un emboîtement des temps qui pourrait se poursuivre indéfiniment.

  • nous sommes dans une réalité perceptible et nous nous dédoublons dans un temps imperceptible
  • notre temps imperceptible devient le temps perceptible de celui qui s’y trouve
  • il se dédouble à son tour dans un temps imperceptible…

Les potentiels

Nous avons coutume de parler « d’inconscient collectif », mais la loi vitale est beaucoup plus simple : il suffit de penser quelque chose pour fabriquer immédiatement dans le futur la conséquence de notre pensée. Cette conséquence est une réalité potentielle. N’importe qui sur terre peut capter ce potentiel, modifier sa mémoire et se mettre à vivre la conséquence de notre pensée. Chacun est donc responsable !

Il semble que nous ayons oublié la loi suivante, pourtant enseignée pendant des siècles par Pythagore, Bouddha, Mahomet, Jésus… : « pense à faire à ton frère ce que tu voudrais que ton frère pense à te faire », ou bien, dit d’une manière différente : «  ne pense pas à faire à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ». Pourquoi cette loi a-t-elle été transformée par « ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse » ? Cela ne signifie plus rien car si je fais quelque chose à autrui, c’est déjà que j’ai actualisé un potentiel qui a été fabriqué avant !

Les actions sont visibles et les pensées ne le sont pas. Il convient donc de s’en méfier. Ces pensées pourraient bien fabriquer le potentiel correspondant qui demeurera dans la mémoire de l’humanité. Car c’est bien de cela dont il s’agit : une simple pensée modifie l’humanité. Un proverbe qui dit : « qui sème le vent, récolte la tempête ». Et si nous semions plutôt la paix ?

L’état de bienveillance

Pensons donc à faire aux autres ce que l’on aimerait que les autres pensent à nous faire ! Sans même aller chercher le mot « amour », rarement utilisé de façon complètement neutre, JPGM propose le mot de bienveillance, ce qui signifie littéralement : « veiller à être bien ».

Nous ne sommes pas naturellement bienveillants puisque nos pensées nous échappent ! A nous d’apprendre à contrôler notre pensée en nous demandant constamment si l’autre la trouverait correcte s’il avait la possibilité de lire en nous.  Si la réponse est « oui », alors nous sommes bienveillants…

Pour ma part, je me suis fabriqué une phrase bien pratique qui me met immédiatement dans l’état vibratoire adéquate : « Depuis le meilleur de moi, j’appelle le meilleur de X  afin qu’ils actualisent ensemble le meilleur pour la situation à vivre pour X … pour X et moi-même… »

Les ouvertures temporelles

Les mots « subconscient » et « inconscient » cachent l’absence de loi. Avec le dédoublement du temps, il est seulement question de temps perceptibles et de temps imperceptibles. Dans notre temps perceptible nous avons l’impression d’avoir des pensées conscientes. Dans les temps imperceptibles, nous avons les mêmes pensées mais nous ne les percevons (nous n’avons pas le temps de les percevoir). Mettons nos pensées en accord dans les deux temps grâce à la bienveillance !  Les fréquences vibratoires s’aligneront entre notre double et nous et permettra l’échange, dans notre temps (présent) des informations vitales entre le gardien de notre mémoire (passé) et nos multiples possibilités d’avenir (futur) créées par chacune de nos pensées.

Vivons pleinement les  « ouvertures temporelles » !

Pour tous renseignements sur la Théorie du Dédoublement du Temps, voir le site de Jean-Pierre Garnier-Malet

Songe

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SONGE

Elle dort mais son âme voyage dans le pays des songes…

Elle est une belle Dame. Collet montée et richement habillée, elle évente son visage.

Soudain, elle se sent enveloppée d’un souffle dans un bruit de battements d’ailes. Des notes s’élèvent sur le piano de son ciel intérieur. Les oiseaux musiciens improvisent pour elle un merveilleux concert…

Peinture à l’huile de Nicole Lefrène

Voir ses œuvres sur son site 

Résonances

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon troisième tableau, le second étant  « initiations » et le premier étant « Eveil »

Résonances1

Résonances5
C’était la fin d’un temps,
L’aube d’un autre temps…
L’espace entre les mondes
Laissait passer ses ondes,
Messages éternels.
Les portes temporelles
Lâchaient des potentiels
Tournoyant dans le ciel,
Délivrant un réseau
– Porté par les oiseaux –
D’énergies et de flux
Trop longtemps contenus…
Résonances3 Résonances4AMOUR et PAIX… LUMIÈRE…
La vibration première
Trouve des expressions,
Offre des partitions
A l’hymne de la Vie.
L’oiseau du Paradis
Des ailes applaudit…
La colombe irradie…
Le phénix se consume
En libérant des plumes…
L’onde dans leur sillage
Délivre les messages…

 

 

Résonances2

 

 

 

Dans l’espace invisible
D’un monde imperceptible,
On invoque. On reçoit.
On évoque. On prévoit.
La prêtresse masquée
La tiare enspiralée
Les deux bras grands ouverts
Est celle qui opère.
Les autres harmonisent
Ou elles canalisent
Une main vers le ciel
Tendue vers l’essentiel.

 

Elles s’en viennent  nombreuses,
Ces prêtresses passeuses
Servantes de la Source,
Pour offrir des ressources !
Aux yeux humains voilées,
Mais entre elles reliées
Par la même fréquence
D’une belle accordance,
Elles ouvrent les plans
D’un appel clignotant
Pour un grand Rendez-vous :
« Femmes, réveillez-vous ! »

             PBV

Les échos de l’ami Bran du

A propos des « prêtresses passeuses servantes de la Source »…
On ne connaît, ne sont relatés, dans la Tradition que deux collèges féminins :
l’un sur l’île de Sein ( les Senas) et un autre qui aurait été sur une île à l’embouchure de la Loire
sans trop savoir si nous sommes dans un légendaire ou un écho mythique car rien archéologiquement n’est venu confirmer cela…

Mais Morgane n’est elle pas elle aussi entourée d’un collège de 9 sœurs en son une île (Avallon) pour veiller sur la  « royauté » qui s’y trouve en sommeil ?
Quant à Brigit, elle est, dit-on en Irlande, à l’origine d’un collège de « sœurs », toutes veillant pendant plusieurs siècles sur un feu sacré,
au sein d’une église curieusement appelée « kildare » (l’Eglise des chênes !)

Collège de femmes consacrées
Ces femmes, vivant en communauté sur une île,
 dont font état les textes, sont des femmes consacrées qui ont fait le choix délibéré de servir le temple du Divin et d’entretenir le Foyer de Celui-ci….
Elles se rendent parfois sur le rivage proche afin de concélébrer l’acte d’amour et perpétuer la vie avec les hommes qu’elles choisissent à cet effet…
A chaque fin de cycle de la Roue de l’année, à la Samain donc, elles détruisent le temple et le reconstruisent en une nuit avant que ne pointe le jour….
Cette « opération » a tellement d’importance que les matériaux qui participent de cette reconstruction (une fois soulevés de terre ou prélevés) ne doivent pas retomber à terre faute de quoi de graves sanctions frappent celles qui par manque d’attention a fait tomber sa charge sur le sol !….

Que pouvons-nous déduire de cela ?
Peut-être ceci :
– Le Temple n’est pas figé une fois pour toute, mais participe lui-même des processus de renouvellement et de régénération qui caractérisent la loi, dite d’Evolution laquelle englobe toutes les lois de la Nature et de l’Univers visible et invisible…
– Le « Chant du Monde » est une partition que l’on « décompose périodiquement » afin de la recomposer, de la réécrire, de la réinterpréter, à partir des éléments nouveaux dégagés au sein des expériences réalisées ; des éléments apporteurs d’une nouvelle croissance, de nouveaux entendements, de nouvelles façons de dire, de créer, d’aimer, de croire, de comprendre, de vivre, de mourir, d’accompagner….
– Il nous appartient ainsi à chaque rituel de reconsidérer les bases, fondements, déroulés, contenus expressifs de celui-ci afin de l’inscrire dans la mouvance même de la Vie et de l’Univers et d’accompagner de cœur, d’esprit, de sens et d’intelligence, les transformations et métamorphoses auxquelles participent l’alchimie spirituelle du Vivant…
– L’acte charnel auquel s’adonnent ces femmes consacrées à valeur d’acte hautement et profondément initiatique car elles mettent en contact, en rapport, le corps de l’homme avec la Dimension Sacrée du féminin et cela éveille ou réveille en l’homme ses « correspondances » naturelles et aimantes avec Celui-ci….
– Elles sont « révélatrices » du fondement spirituel de notre humanité et nous enseignent « l’Ouvrage de Vie, de Don et d’Amour »….
– Le « rapport au Sacré » comporte des contraintes, des exigences et des obligations auxquelles on ne saurait déroger sans « profaner » l’Essence, le Principe ou l’Anima qui sont le cœur et le sein de la Manifestation divine…
– Servir ce « Sacré » demande attention et vigilance, compréhension et intelligence, connaissance et méthode, apprentissage et maîtrise, équilibre et harmonie, amour et dévouement….

Le Féminin est au cœur de ce Sacré, il en est autant l’Autel que le Servant et l’Offrant. Il nous invite à nous associer de cœur et d’esprit à ce Service qui transcende toute existence humaine afin qu’elle incarne le meilleur d’elle-même et dégage et développe ses potentialités d’éveil, de conscience, de création, de solidarité compassionnelle et d’amour…



Les échos de Bran Du

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Article de Bran du (le Corbeau Noir)

 En écho à « Initiation« 

20150310_105655Féconde la trame De la Femme faite ondes Et ruisselante son âme Qui serpente en ses rondes.. Le coeur est cette rosée déposée au centre de la fleur. Il la fait éclore en pétales d’aurore et de rouge clameurs… L’Amour est enlacement, tourbillon des amants Qui tressent en dansant une parure pour le vent… Un vent qui souffle sans faillir sur la braise du désir… Sacré est cet instant où se noue l’essentiel de la Terre et du Ciel, « amoureusement »…

En écho à « la Grande Tisseuse« 

« Je suis la  » Femme-Conscience » Le Vortex inépuisable de l’Essence Qui donne sens à votre Existence… Je suis ce qui, en vous, m’est semblable Et douces correspondances… Je suis la vasque, la cuve, la fontaine, le bassin D’où se répandent les fils et les brins De ma haute toile de lisse ; De celle qui, en l’univers, tisse Le manteau d’Or des matins… Pour toute Evolution véritable Un métier à « hisser » est indispensable… Celui-ci est situé dans les profondeurs… De là… on prend de la hauteur !… Le « cocon » est universel Dont nous tirons le fil divin Afin de transformation et de mutation… Ainsi, c’est certain… La chenille se fait « papillon » !

A propos des peintures intuitives de Patricia

          Patricia, passeuse de Lumière et d’espérance, oeuvre inlassablement à l’écoute de la Mère, de la Déesse des Origines, d’un Féminin « initiateur » gardien des sources et fontaines, des braises et des feux de l’Amour….           Elle « prend soin », accompagne et réalise, des processus de « guérison » qui tendent à rétablir les équilibres et les harmonies qui font défaut en l’organisme humain…           Elle pratique entre autres activités artistiques et spirituelles la peinture intuitive qui est une forme de « danse picturale » où la spirale créative développe ses orbes , soit des courbes généreuses qui épousent les oscillations et modulations de l’Energie Une….           Après « Éveil », elle nous offre un second tableau « Initiation » , enfant du Souffle, du Serpent sacré et de la Flamme alchimique…           Ruissellement de feu, ondes amoureuses et ondes dansantes, tourbillons de l’âme au berceau des naissances, fluides magiques qui oeuvrent aux mutations essentielles, aux transformations fondamentales…           Tout ici con-centre, fait centre avec l’unité et ses manifestations « arc-en-ciel »…           Tout est jaillissement et remise au(x) monde(s)….           Nous sommes appelés en cela aux circonvolutions de la Vie, à l’enlacement d’importance, aux noces mouvantes et émouvantes de ce qui s’épouse et s’épousant célèbre et concélèbre…           Patricia anime divers ateliers de mise ou remise en connexion, en conjugaison, en coordination au sein de fréquences vibratoires accordées et ajustées qui établissent ou rétablissent la mise en correspondance, en écho et résonance, en concordance avec ce qui Fût, Est et Sera….           Elle anime un espace informatique appelé le Cercle des Cercles qui rassemble ceux et celles qui marchent fraternellement et solidairement en lumière vers la Lumière…           Elle nourrit par ses pensées et réflexions un blog de rencontres et d’échanges qui regroupe de tels marcheurs et marcheuses dispensateurs généreux et féconds de dons, d’espérances, de connaissances et de talents….           Je vous invite à visiter la « salle des banquets du coeur et de l’esprit »…

Bran du (le Corbeau Noir)

ISIS

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon deuxième tableau, le premier étant « Eveil »
20150310_105655

 

Initiation4Issue de la Souche et de la Source, lien entre la Terre et le Ciel, l’Arbre de Vie est Sa demeure.

A côté d’Elle, se dresse de toute sa hauteur le serpent initiateur, l’onde de vie, l’énergie Kundalini. A lui, le serpent, d’ouvrir les sept portes du ciel aux couleurs arc-en-ciel de la lumière diffractée ! A lui aussi de conduire le chemin de l’Ascension et d’ouvrir dans les corps, les portes correspondantes [1] ! Depuis l’aube des temps, secrètement, il prépare une nouvelle peau à la Terre. Les temps sont prêts pour la mue…

Initiation5A travers les six brins colorés de leur queue, deux oiseaux, envoyés de l’Esprit, transmettent à l’Arbre de Vie des flux inspirateurs. Six brins complémentaires sont encore cachés dans le monde invisible. Douze brins au total pour évoquer le futur ADN de l’humain en préparation. Mêlés à ses racines, ils fournissent à l’Arbre les nutriments sacrés, irradiés par l’Esprit.

Initiation2Dans les racines, justement, un creuset alchimique s’active, transmutant inlassablement les ombres en or liquide. C’est là qu’Elle intervient. Les pieds dans le creuset, voilant pudiquement aux yeux profanes l’entrée du temple de la suavité, Elle vibre subtilement, élevant l’énergie brute, palier après palier, jusqu’au plus haut degré de sa forme sublimée… C’est alors qu’un soleil tourbillonne en Sa couronne déployant ses rayons alentour dans la danse tournoyante de la voilure du feuillage… Elle devient vaisseau d’or de la Vérité incarnée….

Initiation3

Initiation9
Elle habite l’Arbre de toute éternité, enspiralée par les deux brins des queues bleu et rouge, yin et yang, féminin  et masculin, que Ses amis ailés aimantent subtilement pour nourrir en Elle, l’essence CIEL, cet essentiel d’AMOUR répandant des ondes-cœur au-dessus de sa tête …

« Tout est dans tout » semble-t-Elle dire ! Le feuillage est un voile de danse tourbillonnant autour d’Elle. Il se mêle aux plans de l’Univers en forme de vitraux multicolores… Queues d’oiseaux, queue de serpent et extrémités des ondes colorées se mélangent aux racines de l’Arbre en sèves nourrissantes… Qui sait même si la queue du serpent et le brin vert de la queue de l’oiseau ne veulent pas se rejoindre dans l’amitié scellée entre la Terre et le Ciel ? Et d’ailleurs, s’agit-il de queues d’oiseaux, de brins d’ADN, de nadis [2] ou de simples rubans dont Elle joue dans l’envolée de Ses bras ?

Initiation10Autour d’Elle s’étend l’Univers multidimensionnel en ondes luminescentes. Les couleurs de l’arc-en-ciel  proposent les marches du chemin de l’humain, de plan en plan. D’un côté, le chemin descend dans la matière, et de l’autre,  il remonte vers la lumière ! Elle-même demeure au centre, le corps offert au couloir de feu de l’Ascension. Pont immuable entre le Ciel et la Terre, présente dans les deux mondes simultanément, Elle assure Sa fonction de Passeuse d’Amour entre le haut et le bas, le bas et le haut. Tout semble en ordre selon une volonté de Joie universelle, de Joie unie vers Elle

Mais qui est-Elle donc ? Sa parole est audible en nos cœurs :

« Je suis Celle qui fut, Celle qui est et Celle qui sera… Depuis l’aube des temps, je tisse et je lisse le tissu de l’humanité, je suis le Lys de la royauté et de la pureté, je suis ISIS, Reine de la Lignée d’IS. Mon nom de Déesse, d’I et d’S composé, je vous l’écris en lettres superposées par mon corps en I dressé, enveloppé de deux S ondulés. Je nomme ce symbole [3]maintes fois repris au cours de l’humanité (illustrations ci-dessous), le « Geste primordial »…

Initiation11

La dernière illustration est la couverture du livre « changez votre futur par les ouvertures temporelles » de J-P Garnier-Malet [4]

[1] Les sept chakras
[2] Canaux énergétiques dans lesquels circule le Prâna ou énergie vitale
[3] Première représentation connue de ce symbole sur un vase sumérien
[4] « Changez votre futur par les ouvertures temporelles », Jean-Pierre Garnier-Malet

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Cercles d’Êtres

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Article de Arzh Glaz
Erwan

 

Sur le plan d’eau qui s’offre à mon regard là où je réside en ce jour
il y a aujourd’hui des vagues que le vent plisse sous son souffle…

Le plus souvent ce sont des cercles que j’y admire
Cadeaux des oiseaux et poissons qui y vivent.

Petits spots d’abord, ils s’étendent peu à peu parfois s’entrecroisent…
Dans nos vies les relations font de même…
Les rencontres s’intensifient d’une réunion partage
d’une assemblée joyeuse où se tissent des liens comme des feuillages.

Un Cercle, des Cercles,cerclesUn CERCLE des Cercles
Un espace concret, virtuel ou Spirituel
où l’on cultive l’Art de l’Attention tout en sublimant la Tension !

C’est à cette découverte à fil nouveau dans la trame la VIE
La Tienne !!!
La Nôtre que je t’invite.
Patricia a étendu par notre rencontre une part de mes possibles

Dans la spirale de « Sa Vie » où luisent des écailles d’argent
Elle a ouvert de nouvelles voies qui partent d’un Mouvement Intérieur
pour aller à la rencontre des Autres…

Dans sa recherche en Attention et Poésie
elle a ouvert de Nouveaux Cercles

Moi joueur, j’ai trouvé un galet virtuel et sur ce plan d’eau qui nous compose
je fais des ricochets…

Et voici un autre texte que celui-ci m’a inspiré : Cantique des Sphères

Merci Patricia !

La Grande Tisseuse

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

 

Métier de haute lisse

Métier de Haute Lisse

Je suis la Grande Tisseuse, l’Art’tisse du Destin…
Celle dont l’Art de la Lisse (1) a pour dessein de guider la main des Trois Parques, des Moires ou bien des Nornes.
J’invite aujourd’hui votre conscience à éclairer mon art…

Baton-EsculapeFunambule de l’Univers, depuis l’aube des temps, je danse sur le fil de l’âme entre Ciel et Terre.
Ma perche d’équilibre est ma baguette magique en forme d’IS dont l’S enspiralé est le serpent qui siffle sur vos têtes…
De son extrémité, j’attire la poussière d’étoiles. Je l’assemble en boule, la pétris, l’étire et la file pour en extraire le Fil de l’UN…
J’en prends grand soin et l’enroule sur les trois fuseaux du Destin…
Je suis prête à utiliser mon métier à Lisser…

J’applique quelques règles d’usage :
– D’abord, tendre le Fil entre l’ensouple du Ciel (2) et l’ensouple de la Terre… Il est la chaîne (3) qui soutiendra l’ouvrage…
– Utiliser la baguette magique comme une navette cosmique…
– Tirer les fils de trame (3) où court le va et vient des incarnations humaines…
– Glisser aussi quelques Lys entrelacés… entrelissés… la fleur royale garante de la pureté du geste…
– Devenir Alys, l’Art’tisse de la Vie au Pays des Merveilles…

Et Tisse et lisse la navette…
Et court et glisse sur le vivant tissu qui infiniment défile…
Laisse se dessiner les singuliers motifs aux formes différentes selon la tâche impartie à chacun…
Selon aussi la trace laissée en traversant le feu, l’eau, l’air et la terre, aller et retour.

Voilà donc où s’inscrit le Destin !

Merci à http://artistelicier.free.fr/
Merci à http://artistelicier.free.fr/

Ne croyez pas pourtant qu’il soit prédéfini et immuable !
Les humains sont libres s’ils respectent les Lois.
Acteurs de leur vie mais inscrivant leur forme sur le tissu divin.
Responsables des répercussions si, en fabriquant des tissus de mensonges, ils provoquent une erreur dans le motif.

Quelqu’un a-t-il aujourd’hui a suffisamment d’étoffe pour me dire de quel tissu il  est issu ?
A-t-il cherché le germe dont vient le premier Fil ?
Pourrait-il répéter sur terre, à son humble manière, le geste créateur dont je donne recette ?
Libre  à chacun de écouter celle-ci comme une chansonnette ou bien de percevoir ce qu’elle reflète et puis de s’y soumettre :

Graines de lin

Qu’on commence par planter
Dans une terre fertile
La graine d’Unité
Qui donnera le Fil.
Qu’on laisse la plante pousser
Jusqu’à maturité
Puis, qu’on l’arrache et qu’on la décompose
Pour extraire les Principes de toutes choses.
Elle devra passer par différentes opérations (4)
Ou se succéderont
Rouissage, teillage et écochage,
Peignage, cardage, filage et bobinage.
Cela demande un peu de temps.
Puis vient le blanchiment,
Une opération à faire scrupuleusement
Et suffisamment,
Avant la Grande Aventure
de la Teinture.
Et quand tout sera prêt,
C’est à moi de chercher
Des bouches à utiliser
Comme métiers à tisser.
La langue sera parfaite
Pour faire une navette
Que je pourrai passer
– C’est évident ! –
Dans le peigne des dents (5).
Alors, comme une onde
Se tissera « la Parole du Monde »,
Le Verbe Créateur
Dont l’Amour est au cœur.

_________________________

Notes

(1) Deux techniques de tissage composent l’Art de la Lisse, utilisant deux métiers à tisser différents : le métier de haute lisse est composé de deux montants supportant deux cylindres mobiles (les ensouples), placées l’une dans la partie supérieure, l’autre dans la partie inférieure. Le tissage est ainsi réalisé à la verticale. Avec le métier de basse lisse, la chaîne se trouvant tendue sur un plan horizontal, le tissage se fait de façon horizontale. Voir ce site
(
2) Les deux parties du métier à tisser : l’un porte le fil de chaîne, l’autre enroule le tissu fabriqué. L’ensouple du haut porte le nom d’ensouple du ciel, celle du bas représente la terre. Ces quatre morceaux de bois symbolisent tout l’univers.
(3) Le tissage est le résultat de deux sortes de fils :  les fils de chaîne tendus sur le métier et provenant de l’ensouple. Ces fils sont disposés dans le sens de la longueur (ourdissage) et le fil de trame de couleur qui est passé à la navette entre les fils de chaîne. Ces fils de trame sont disposés dans le sens de la largeur
(4) Ces opérations sont décrites dans la documentation fournie sur le Portail de « Pitre de la Chesnaie »
(5) Evoque les mythes Dogons rapportés par l’ethnologue Marcel Griaule et sa fille, Geneviève Calame-Griaule

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Eveil

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Le tableau ci-dessous est une peinture intuitive selon l’enseignement de Nadyn Kuntz. Il n’y a aucune intention de départ. Tout commence par des tracés aléatoires avec une peinture de couleur rouge. Il s’agit ensuite de trouver des formes harmonieuses dans les « taches » qui se forment (comme ce qui peut apparaître parfois à travers les nuages qu’on contemple dans du ciel) et d’aller dans leur sens, à pinceau levé, en faisant des choix. Dans ce lâcher-prise, tout se transforme continuellement. Il est bon de se laisser surprendre et même « enseigné » par ce qui veut se mettre à jour… Le tableau ci-dessous est mon premier tableau, le second étant « Initiation »

eveil

La voici, la divine représentante de la Mère des Univers…

Projetée dans le Vide insondable par le puissant mouvement d’un vortex incandescent,  elle a franchi le seuil de la porte du rêve et elle a traversé les plans, transportée sur le tapis magique d’un souffle indigo se déroulant en plume lègère en direction de la terre.

Des eaux d’en haut qu’elle vient de parcourir au cours de sa descente, elle a gardé l’empreinte ondoyante et la couleur bleutée, toutes deux imprimées dans sa céleste robe qu’elle offre en miroir aux eaux d’en bas qui l’accueillent.

Sa tâche ? Déployer sur terre, en couches successives, l’aura de l’aube incandescente dans les infinis aspects d’une riche matière qu’elle transporte en elle-même.

Femme de la Souche, son bras est le sésame qui ouvre le tronc de l’Arbre de Vie tout juste esquissé pour les yeux humains et pourtant si présent de toute éternité.

Femme  de la Source,  dépositaire des eaux d’en haut et des eaux d’en bas, elle libère sur terre son onde d’amour fertilisante. La voilà prête à inviter le feu à irradier le silence des mondes. Elle sait qu’il est la clé des portes flamboyantes de l’extase d’où est issue la vie.

De l’union du feu et de ses eaux, une vie embryonnaire prend forme, reliée par un cordon d’amour à l’embrasement des cieux. Le germe de lumière au creux de sa matière est contenu dans un écrin secret. En attendant d’être éveillé, il propage, encore discrètement, ses effluves dorés dans le labyrinthe du chemin intérieur à parcourir…

PBV

En écho à cette peinture… 

…cette poésie  de l’ami Bran du (le Corbeau Noir)

Femme d’eau

La Femme* en son Cercle
La Femme d’eau…
L’eau est son cocon, là se tisse le Soi
Le Soi, se papillon, ce butineur de l’Ame !…
L’eau coulante, l’eau glissante sur l’émoi ;
Cela qui enveloppe, qui s’enroule de joie…
Cela qui se déverse, s’écoule et s’épanche ;
Cela qui comme saule, en la flexion d’amour, se penche puis se ploie…

La Femme en son cercle, en ses eaux,
Spiralant sur ses hanches et s’immergeant le dos…
La Femme en sa branche, la Femme-roseau…
La Femme en son bain de belle insouciance…
La Femme source de son propre ruisseau !…

La Femme navigante, le féminin vaisseau ;
Cela qui sur la peau se fait tendre et glissante…
Les algues de ses bras, son herbe consentante
Et la pierre arrondie au brassage de ses flots…

La Femme en son Cercle, la Femme en ses eaux ;
La Femme passant l’anneau au doigt de l’Homme,
En Elle et par elles, révélé et nouveau !…

* La fonction féminine originelle ne se limite pas à mettre au monde, à enfanter la vie, elle a, pour mission essentielle aussi, d’initier l’homme aux mystères de celle-ci, aux mondes infinis, à l’âme éternelle…

Bran du
26 05 2011

Portrait de Femme

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Poésie d’Henri-Claude Raoul

Pour écouter cette poésie en musique, CLIQUER ICI

Forme transfigurée du monde en devenir
Qui cherche à travers toi un guide à sa mesure,
Laisse ta mélodie descendre et attendrir
Les cœurs trop endurcis par de graves blessures… !

Véritable fleuron de grâce et de beauté
En qui fut déposée la douceur infinie,
Rapproche-toi du ciel où tes rêves sont nés
Et chante à pleine voix la splendeur de la vie… !

Ferme pilier vivant sur lequel se construit
Le bonheur de l’enfance et d’une vie plus sage,
Ancre-toi dans le monde inspiré par l’esprit
Et permets à la joie d’éclairer ton visage… !

Gardienne désignée d’éminentes valeurs
Qui germent dans ton cœur quand la vie s’y prélasse,
Montre à qui veut la voir cette insigne candeur
Qui brille dans tes yeux comme un éclair fugace… !

Rien n’est plus fort que toi quand l’éclat de l’esprit
Investit ton vouloir de force irrésistible !
Rien n’est plus pur que toi pour l’ombre qui frémit
De te savoir si proche et presque inaccessible… !

Rien n’est plus beau que toi quand ton amour ardent
Comme un brasier en feu transforme l’ordinaire
En moments délicieux, en parfums enivrants,
En chemins jalonnés de fleurs et de lumière… !

Deviens ce que tu es depuis la nuit des temps :
Un flambeau destiné à éclairer la Terre !
Une image aboutie planant comme un aimant
Au-dessus des projets conçus dans la matière… !

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L’éveillé

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Article de Bran du (le Corbeau Noir)
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Depuis fort longtemps il se tenait là le dos contre la verticale du tronc, sous l’arbre à l’immense ramure et à l’ombre accueillante….

Il pouvait sentir derrière lui la respiration même de l’arbre, et son sang, circulant en ses veines devait lui aussi se sentir en correspondance, en affinité de flux avec la sève irriguant branches et feuilles…

Il s’adonnait à la méditation concentrant tout son esprit sur le souffle sortant de ses lèvres, de son nez et chassant régulièrement les tentatives du mental aspirant sans cesse à occuper une place qu’il n’avait plus…

Ce fut un long temps de privations qui le conduisit peu à peu aux limites de la mort… Mais une jeune fille vînt vers lui qui lui tendit de la nourriture et il accepta celle-ci en se rendant compte que les « privations » n’avaient pas opéré chez lui la « révélation » qu’il attendait avec humilité et ferveur…

Il reprit donc de la nourriture et cessa de négliger ce besoin et c’est alors que les ombres et les brumes qui entouraient sa personne et hantaient toutes ses profondeurs se dissipèrent d’un seul coup laissant place à une pluie de douce lumière, à un vent de tendre clarté… Tout devint clair, limpide, transparent comme une eau de source s’écoulant du marbre bleu d’une fontaine…

Cela mit fin à sa souffrance, à toutes les souffrances qui agitaient son corps et ses pensées… Il eu alors la Connaissance, la Mère des Connaissances ; celles dont découle toute compréhension, tout entendement….

Il voyait parfaitement les articulations et les mécanismes d’une pensée à l’oeuvre et les phénomènes, causes, origines ainsi que leurs effets bienfaisants ou destructeurs… Il comprenait de l’intérieur le fonctionnement et les enchaînements de ce qui conduit de la joie à la peur et de la peur à la joie… Il sut que parmi tous les fléaux du genre humain se tenait au premier rang la Souffrance ; une souffrance alimentée au biberon de la peur et de l’ignorance et qui faisait se cailler la moindre parcelle de bonheur…

Un autre jour, regardant passer un groupe de jeunes femmes musiciennes, il entendit l’une d’entre elles dire aux autres : – « Si la corde de ton instrument est trop tendue elle cassera et s’il elle est trop distendue alors ta musique ne sera pas de la musique… »

Il comprit aussitôt que le contenu de ce propos allait devenir un axe majeur de sa pensée : la recherche du plus juste    milieu !…

(Où encore l’art de s’accorder, d’accorder l’instrument de son être afin qu’il sonne le plus juste possible et donc sans parasiter les hautes et basses vibrations de la vie… Ou encore et dans le même sens, dans la même idée, comment instaurer la concorde, la juste mesure en tout rapport et relation ?)

Il déduit de tout cela des lois fondamentales pour mieux connaître l’être humain, l’aider et le soigner en lui exprimant sa compassion :

Reconnaître que la souffrance ou dissonance existe, remonter à la source de cette souffrance, à ses causes, étudier et comprendre celles-ci..

S’ouvre alors le chemin et les voies de la guérison, une fois cette souffrance et son origine bien identifiées…

La dite guérison passant par de bonnes « pratiques »; des pratiques « justes » et parmi ces bonnes pratiques ; celles faisant l’économie du « désir » ; du désir charnel entres autres désirs, mais aussi celles luttant contre toutes formes d’ignorance ; de celles qui suscitent la peur et la crainte, l’angoisse, la servilité et la dépendance… La souffrance pouvait être vaincue, là, ici et maintenant… Quelle révélation !…

Son être frémissait à cette pensée comme les feuilles accrochées à leur branche agitées par le vent espiègle…

Etre libéré de la peur, là était, résidait le véritable bonheur, la sérénité, l’apaisement, la fin des tourments…

Le feu destructeur qui le rongeait depuis si longtemps s’était éteint en lui remplacé par une autre flamme, ou autre braise, toute spirituelle celle là…

Il s’était éveillé à la pure clarté, il buvait des yeux le lait blanc du ciel, sa peau respirait tous les parfums et senteurs de la terre…

Un nuage passa très cotonneux. Il suivit sa course puis le nuage se transforma en pluie… Il pensait ne plus voir le nuage, mais il vit celui-ci dans la pluie qui tombait pour abreuver les lèvres de la terre…

Il comprit qu’il en était de même de la mort, des apparences de la mort ; elle aussi n’était qu’une transformation à venir !… Alors des larmes de joie vinrent se conjoindre aux gouttes tombées de l’arbre…

Il s’était éveillé après une très longue nuit passée à se perdre dans les dédales d’une pensée obscurcie et détournée du chemin de la vraie vie…

Eveillé, comme chaque nid au matin, chaque fleur sous la rosée matinale…

Lui aussi, il voulait maintenant danser avec les feuilles, chanter avec les oiseaux, rire avec les fleurs…

Et c’est cela qu’il fît !….

De la Danse

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Article de Bran du (le Corbeau Noir)
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« Sans nom » est le premier et le plus grand comme le plus mystérieux de tous les chorégraphes…

Sans nom, mais non sans alphabets car « pour être au monde, il faut y être nommé »…

La Création ne sera formulée comme telle que par l’art et la science du langage et donc des lettres assemblées de diverses manières et en diverses formes propres à un entendement spécifique…

Notre corps résume et condense un alphabet singulier fonction de son appartenance « ethnique », sociale, culturelle….

Nous sommes la totalité de cet alphabet, nous en sommes toutes les voyelles et toutes les consonnes ainsi que toutes les articulations et conjugaisons…

Quand nous dansons, c’est cet ensemble que nous mettons en branle à travers divers traductions gestuelles silencieuses ou sonores, savantes, architecturées ou improvisées…

Nous sommes réellement un alphabet qui danse et, sensiblement, émotionnellement, sensuellement, voluptueusement, plus encore, la danse d’un poème

Notre sang danse dans sa circonvolution infinie au rythme d’une cadence vitale qui est celle du cœur… Quelles-sont en nous les cellules, les atomes, les particules, qui ne dansent pas ?

La danse bat et se meut au cœur même de notre vie…

Femme danseA l’origine la danse n’est qu’un point, qu’un condensé d’univers et de possibilités, mais la danse grandit et ajoute sans cesse, en son entour, un cercle plus large que le Cercle Originel, que le Cercle précédent, pour créer une périphérie et investir au maximum de son expansion le temps et l’espace… Tout le temps, tout l’espace…

Le danseur ou la danseuse sont ce Point D’Origine et leurs danses nous content Celle-ci ; le retour à celle-ci et son redéploiement dans le Corps de Vie qui fait ainsi mémoire de sa lointaine appartenance et perpétuelle résonance…

La danse, lorsqu’elle s’incarne en toutes ses dimensions, exprime et manifeste à la fois une origine, une présence eu monde et un devenir…

Il se peut en effet qu’en chaque danseur ou danseuse se reformule, en conscience ou à son insu, une cosmographie, une genèse initiale, revêtue autant de mémoire que de devenir…

La danse que nous mettons en oeuvre sur la terre répond aux danses du ciel…

Elle établit, instaure, restaure, entretien une suite de correspondances, de dialogues, d’échanges à travers des mouvements analogues et « universels » qui autorisent et favorisent la communication Terre-Ciel et Ciel-Terre….

L’arbre, le roseau, la plante, tout cela qui dansent « terrestrement » dans les souffles ne fait pas autre chose que de nourrir ces échanges à leur façon…

Tout mouvement conçu ainsi est une « reliance »… Ainsi l’alphabet des corps et des sens se fait « correspondance » épistolaire…

La vie se manifeste « essentiellement » par le mouvement ; danser, c’est mettre la vie en mouvement et la manifester à travers un Fragmentaire d’expression qui aspire à se conjoindre à un Tout… (A retrouver ce Tout dont il est issu.)

L’Amour est sans doute la plus magnifique et la plus extraordinaire manifestation de la Vie à l’oeuvre au sein du don et de l’offrande…

Quand l’amour réunit deux corps dans la danse unitaire et fusionnelle, il devient l’ambassade majeure, ultime, absolue, infinie de l’Energie Originelle et de la Vibration première…

La danse élève le corps dans les hauteurs, abat les limites corporelles de l’enveloppe charnelle, propulse dans l’espace au-delà même du visible, fait de nous un accord, une résonance, un écho, un retentissement unique et singulier au sein d’une chorégraphie plurielle et universelle… consiste à

Quand la danse s’éprend de l’être et que l’être se prend à danser, nous sommes à la fois le poème vivant et sa parfaite enluminure…

L’avenir est en nous

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Par  Marie Clainchard

Avenir-plat1Toutes les certitudes sur lesquelles reposait notre vision du monde se trouvent ébranlées et nous assistons, en direct, à un processus de mutation sans précédent à l’échelle de notre humanité. Nous allons devoir tout réinventer. En ce moment, de par le monde, des personnes explorent de nouveaux modes de vie, de reliance aux autres et à la nature. Cette époque est « nôtre », et personne d’autre que nous ne peut la rendre meilleure. Chacun peut agir dans son espace de vie. Ne sommes-nous pas tous des inaugurateurs d’aurores ?… »

Quarante-trois aventuriers de l’existence et amoureux de la sagesse ont accepté de s’ouvrir en toute authenticité, simplicité et humanité profonde. Ils évoquent leurs expériences et leurs vécus, leurs découvertes, partagent leurs espérances, transmettent leurs valeurs…

Ces témoignages vont raviver votre propre flamme, éveiller ou réveiller en vous l’aventurier, l’inventeur, le sage et le poète. Ils vont vous permettre de vous affranchir de certains conditionnement pour réinventer d’autres possibles, réorienter votre regard et vous laisser emporter dans le courant de la vie et de la créativité.

Marie Clainchard, ancienne journaliste, a désiré faire contrepoint au pessimisme ambiant en se mettant à l’écoute de philosophes, d’écrivains, de chercheurs, thérapeutes, poètes, artistes, économistes…., tous aventuriers enthousiastes de l’existence.

Un partage d’intelligence, de créativité, de vie et de sagesse pour ré-enchanter le monde…

À paraître en librairie, le 17 février 2014

Le Grand Corps de la Danse

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Article de Bran du (le Corbeau Noir)
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Ce sera à l’aube, au moment du grand passage,
Lorsque s’ouvrira, pétale après pétale, la fleur du jour…
Je serais là, avec l’écorce de ma chair, la branche de mes bras…

Je serais là, avec le Souffle caressant… mon Arbre de Vie.
Souple se fera mon tronc…
Un rythme lent et presque sourd montera dans l’aubier de mes sens…

Il frappera régulièrement, obstinément, à la porte de mon coeur,
Appellera au seuil de ma conscience,
M’invitera à ceindre l’air, à épouser les flux et les ondes…

Alors j’avancerai sur le tertre, dans le cercle d’ajoncs et de genêts et, devant mes yeux,
Un long serpent déroulera ses sept anneaux formant comme une majuscule en mouvement,
Celle-là même qui est l’initiale de tout son et de tout langage, celle-là même qui est la partition de toute partition…

Au large, devant l’horizon renaissant de la Mère,
Mouettes et goélands reprendront la spirale première et, l‘élargissant sans cesse,
L’emmèneront sous leurs ailes couronner toute chose en attente du Mouvement des Origines…

Et je serais là parmi ces choses,
Faisant venir en mes muscles un sang de désir, un sang volontaire,
Un sang de force et d’effort pour ébranler l’attelage de mon corps et de mes pensées…

De mes talons, je ferais sonner la terre de bruyère sans bouger de place
Je rependrais mesure du sol, du terreau, de l’humus
Liant mes fibres à celles tissées dessous cette terre de mémoire…

Progressivement, j’imprimerai le rythme afin qu’il fasse écho
Et que soit la résonance entre le plus bas et le plus haut…
Je trouverai ainsi peu à peu ma place dans la Ronde, ma place dans le Cercle…

Je réglerais ainsi ma fréquence
Afin de pouvoir transmettre et relayer les magiques substances naissant de cette mise en contact
En vibration de mes moindres atomes avec toutes les cellules animées par le coeur de Mère…

Le son, quand il est porteur d’intention et que cette intention s’ajuste dans les flots et les énergies de l’échange,
Porte loin, si loin que vous ne sauriez en imaginer le parcours et la distance…
C’est un incroyable ambassadeur qui part de l’intérieur le plus profond vers un extérieur des plus élevés…

femme

Ce qui vous entraîne dans le tourbillon,
C’est tout ce qui, après réception, vous revient en retour…
Alors sur vous-mêmes vous faites un premier tour, puis un second, puis…

…Vous dansez aux bras de l’Amour !
Alors le soleil tourne autour de la terre
Entraînant avec lui la roue des saisons…

Je serais tour à tour, de neige et de feu, de glace et de miel…
J’aurai en moi tout le ciel, tous les vents, toutes les flammes, toutes les étincelles
Et tous les voeux que des lèvres aimantes et ferventes font jaillir de leur généreuse corbeille…

Goûtez lors, le dense et l’intense,
La sensation, l’émotion, l’instant d’éternité tout cela qui vous projette dans l’immense,
Dans l’infini, dans l’absolu, dans l’inconnu connu et dans l’immortalité !…

Vous n’êtes plus que le Grand Corps de la Danse…
Ce Grand Corps, et il n’est rien de plus !


 

Parole d’Yggdrasil

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

Cher Ódhinn,

Mon époux, mon père, mon enfant, mon frère,
Petit-fils de Buri, le premier Dieu que j’ai créé !
Je suis la Grande Mère à l’origine de toutes choses.

Dans mon Arbre-Monde, on vénère ton courage de guerrier,
Ta magie de sorcier, ton inspiration de poète et ta frénésie de savoir.
On t’appelle le Père de Tous et toi, tu crois tirer les fils de l’invisible.

Oublies-tu que c’est à travers moi

Que tes Nornes gravent en Runes les forces créant vos destinées ?
Et d’abord, que connais-tu de mes Mystères ?
Es-tu seulement capable de me sacrifier ce que tu es devenu ?
Au défi que je lui lance, Ódhinn ne dit mot.
Il demande aux Dieux de l’attacher par un pied à ma plus haute branche.
Il a toujours su, au fond, qu’il devait se mettre en suspension,
Opérer ce retournement et modifier son angle de vision.

Merci à Turgis de Normandie

Puis, il brandit sa lance flamboyante et,

Dans un geste inscrit dans la mémoire universelle, il se transperce le flanc.
Feu d’En Haut qui libère le Feu d’En Bas.
Ouverture essentielle d’où s’écoule l’Essence du Ciel.
Retrouvant l’inscription en moi-même de ma béance originelle,
Je me fais vase pour recueillir le sang d’Ódhinn.
Il infuse mes racines, rejoint la Fontaine de Mímir,
Se distille dans mon tronc,
Et rejaillit dans mes bourgeons qui saignent à leur tour des larmes d’or.

Je ressens la souffrance et la solitude d’Ódhinn.

Elle est devenue ma douleur.
Elle dure neuf jours et neuf nuits…
Ou peut-être neuf mois, je ne sais plus.
Temps infini pendant lequel, Ódhinn, je t’ai bercé dans mon aura et enveloppé de mon Amour.
Et puis un jour… les vents arrivent.
Ils soufflent puissamment dans ma ramure de Frêne, et je m’agite frénétiquement.
Mes racines gémissent.
La nature entière gronde.

Alors, au plus fort de la tempête,

Dans une ultime contraction de mon tronc,
Tandis que, abandonné enfin, tu ballottes au bout de la corde qui te rattache à moi,
C’est ce moment que je choisis, Ódhinn, pour marquer ton corps du sceau de l’indicible
Et lui communiquer, à travers la palpitation vibrante de mes feuilles émues,
Mes secrets les plus éternels.
Tu es devenu Moi.
Nos points « comme Un » réunis, pour la nuit des temps.

Je sais que je fus pendu,
suspendu à l’arbre tordu par le vent,
neuf nuits entières,
blessé par une lance,
consacré à Ódhinn,
moi-même offert à moi-même,
sur cet arbre dont nul humain ne sait
sur quelles racines il s’appuie
(Havamal, strophe 138)

Tu ouvres alors les yeux et,

De la terre « d’Ases île » qui t’accueille,
Tu vois jaillir les Runes du sol, inscrivant leur reflet dans le ciel.
Tu les prends et tu es délivré.
Maintenant, tu connais le langage secret de l’Autre Monde.
Te voilà initié à la Connaissance suprême
Et dépositaire du Verbe portant le Fruit de Vie.
Par toi, désormais s’écoulera la Source.

Va, mon fils !

Je devins alors créatif et savant,
Et je grandis et  devins prospère,
Mes mots se préparaient depuis un mot
Jusqu’à un (autre) mot,
Mon action se préparait depuis une action
Jusqu’à une (autre) action.
(Havamal, strophe 141)

La Création du Monde vue par le Renard

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

J’ai rencontré un Renard…

Renard roux / Red fox / Vulpes vulpes

Photo RichardDumoulin.com

Il y a quelque temps de cela, dans la Forêt de Brocéliande, je surpris une conversation entre le Renard et le Petit Prince, à proximité de l’arbre sous lequel je méditais.

Si tu m’apprivoises avait dit le Renard au Petit Prince, je te confierai un secret.
– Alors, je reviendrai chaque jour pour t’apprivoiser, avait répondu le Petit Prince, ce qui sous-entendait qu’il avait envie de connaître le secret.

Je suis, moi aussi, revenue chaque jour et, cachée derrière mon arbre, j’ai tout écouté. Voulez-vous que je vous répète ce que j’ai entendu ?

« Les humains sont un peu bêtes avait dit le Renard, sais-tu qu’ils cherchent le Graal dans la Forêt de Brocéliande ? Ah, s’ils savaient qu’il suffisait de manger un peu de soupe ! »

Et le Renard était parti d’un grand rire…

J’avais alors tressailli, car c’est bien ce que j’étais venue faire  dans cette forêt. Il était donc évident que je me sentais concernée au plus haut point. Mais que voulait dire le Renard avec sa soupe ?

« Et si je créais un monde ?»

Dieu_Michel-Ange

Dieu par Michel-Ange

Le Petit Prince, lui aussi, voulait en savoir plus. Alors, le Renard reprit :

« Je vais te raconter la version officielle. Et je te raconterai, un autre jour, la version celtique où le personnage principal est remplacé par la Grande Mère Kerridwen ou Cerridwen. Un jour – il y a 15 milliards d’années de cela – Dieu, qui s’ennuyait dans le Néant,  fut saisit d’une idée géniale, laquelle le remplissait de jubilation : « Et si je créais un monde ? » s’était-il écrié dans le Vide, tout en souriant dans sa barbe (oui, oui, Dieu a une barbe, j’ai une photo !). Et l’écho lui avait répondu : « si je créais un monde…un monde…un monde… ? »
Il n’en n’avait pas fallu plus pour qu’il se mette à la tâche.

Sans mot dire, le Petit Prince écoutait, fasciné…

Un poil dans la main

« Donc, Dieu arracha l’un des poils de sa barbe et, avec cet unique poil, contenant son ADN, il se dit qu’il pourrait bien faire des boutures… Il paraît que les humains appelle cela des clones, ajouta le Renard.
Mais il lui fallait une éprouvette et il n’en avait pas. Alors, il disposa ses mains en coupe et y plaça son poil de barbe, d’où l’expression un poil dans la main. Mais curieusement, ses mains se mirent à chauffer, à chauffer… Une brume s’en dégagea et, tandis qu’à l’intérieur des mains, le poil s’était consumé, il apparut à la place un liquide incandescent, bouillonnant, incroyablement chaud et rouge comme de la lave. Les mains de Dieu, pourtant, n’en semblaient pas affectées le moins du monde. »

Mains

mains dessinées par Marie-Françoise

La coupe cosmique

« C’est alors qu’il se passa quelque chose d’extraordinaire. Dieu écarta ses mains pour en dégager une coupe admirablement façonnée. Mais ce n’est pas tout ! Il lui donna ensuite une impulsion pour la retourner dans l’autre sens afin qu’elle déverse son contenu dans le Néant. C’est à ce moment là que le temps a commencé à s’écouler… »

graal

Le calice d’Ardagh, trouvé à Ardagh en Irlande au VIIIe siècle et apparenté au Saint Graal

Dieu « planqué » au-delà du temps

montre

Montre Molle, Salvadore Dali

« Car, j’ai oublié de te dire, Petit Prince, avait ajouté le Renard, qu’avant ce moment là, il n’y avait pas de temps mais un espèce de mur infranchissable en deçà duquel certains  scientifiques disent qu’on ne peut accéder, car c’est de la pure information. Ce mur temporel, ils l’appellent : le temps de Planck, du nom de celui qui l’a trouvé. »

Le Petit Prince, qui voulait toujours en savoir plus, demanda :

–          Mais avant le temps de Planck, où était Dieu ?
–          Oh, à mon avis, dit le Renard, il était sûrement planqué quelque part… mais, si tu veux bien, continuons notre histoire…

GraalLes deux coupes

« Donc, avec la coupe retournée, le liquide incandescent s’écoulait dans le Néant… Curieusement, tout en s’écoulant, il se solidifiait et devenait matière, formant un réceptacle de forme similaire mais plus grossier. En fait, la coupe d’en bas n’était autre que l’ombre projetée, devenue matérielle, de la coupe d’en haut et on devinait que toutes deux devaient pouvoir s’emboîter parfaitement. La coupe d’en bas n’était autre que  la moitié visible de l’oeuf cosmique.
Bref, Dieu disposait maintenant d’un chaudron et il était prêt à commencer une drôle de cuisine…  Veux-tu quelques éléments de la recette ? »

Chaudron

Le chaudron de Gundestrup trouvé en 1891 dans une tourbière du Jutland au Danemark. Il s’agit d’un chaudron celtique datant du 2e siècle av. J.-C.

Gravement, le Petit Prince acquiesça…

« Le poivre est l’élément important, reprit le Renard. En effet, un grain de poivre, jeté dans le chaudron, avait provoqué à Dieu un gigantesque éternuement. Les spirituels appellent cela le Souffle Divin et les scientifiques le Big Bang. A la suite de cet événement, des ingrédients apparurent magiquement dans le chaudron et celui-ci, en se remplissant, grandissait… grandissait… Il grandit toujours à l’heure actuelle et les scientifiques, dont les mots savants sont l’apanage, disent que l’Univers est en expansion… »

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Jaune d’Oeuf Soleil, Salvadore Dali

Des grumeaux dans la soupe

–        Mais c’est une soupe magique, s’exclama le Petit Prince ! Je comprends pourquoi j’ai vu écrit MAGGIE sur certains sachets !
« Le chaudron était encore très chaud, reprit le Renard, sans relever cette réflexion incongrue. Quand il commença à refroidir, Dieu vit qu’il y avait des grumeaux dans la soupe. Les scientifiques appellent cela des galaxies. »
–        Et ensuite ? Et ensuite ? dit le Petit Prince qui trouvait que le Renard se perdait un peu dans les détails…
« Ensuite, reprit le Renard tranquillement, Dieu touilla la soupe dans le chaudron cosmique et certains grumeaux éclatèrent, s’agglutinant en sous-ensembles qu’on appelle systèmes solaires. Des noms ont même été donnés à chaque élément de ces sous-ensembles comme, par exemple : Soleil, mercure, Vénus, Mars, Terre… »

Un judicieux assaisonnement

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–        Alors le Graal qu’on recherche dans la Forêt de Brocéliande, c’est quoi finalement ? demanda le Petit Prince qui ne perdait pas le fil de l’histoire.
–        Attend un peu, dit le Renard. Je continue…

« Dieu a goûté la soupe cosmique mais il trouva qu’elle n’était pas assez relevée. Alors, il inventa une nouvelle recette qu’il l’expérimenta sur la planète Terre. Il rajouta quelques ingrédients : une pincée de Terre, un soupçon d’Air, une once d’Eau et mit le tout sur le Feu. Peu à peu, on vit apparaître des yeux dans cette nouvelle soupe. C’étaient de drôles de bestioles qu’on appelle des  bactéries et dont nous sommes tous originaires. Les hommes appelleront cette recette « soupe primitive » »

Une infinité de recettes

–        Sois plus clair ! insista le Petit Prince qui trouvait que la recette de cuisine cosmique finissait par devenir comique à force de se compliquer…
–        Eh bien, Dieu n’a cessé de faire évoluer les recettes avec de multiples variantes. Les yeux dans la soupe ont grandi, se sont recouverts d’écailles et se sont mis à nager, puis ils se sont aventurés en rampant hors du chaudron, certains se sont envolés, d’autres se sont munis de fourrure comme moi, et d’autres sont devenus des drôles de petits bonshommes, comme toi…

La soupe de l’UN

« Bon, c’est pas le tout, dit le Renard au Petit Prince, on se la mange cette soupe ? »

Puis, comme s’il avait toujours su que j’étais là, le Renard vint me chercher à l’ombre de mon arbre pour m’inviter à partager avec eux la soupe de l’UN*…  Je su alors que le Petit Prince l’avait apprivoisé.

* Soupe de l’UN : Rajouter quelques cuillerées de graines de lin fraichement  moulues dans la soupe est d’un très grand bénéfice pour le coeur ! Voir article « les atouts de la petite graine de lin ».

Une fusée pour la Planète Quantique

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

« Mais quel est donc le lien entre physique quantique et développement personnel ? » et « Comment peut-on développer une Conscience Vibratoire du Toucher » ? Voici des questions qui me sont souvent posées…

Il est vrai que si l’on considère la physique quantique comme un ensemble d’équations, il n’y a pas vraiment de rapport ! Mais si l’on perçoit qu’au-delà de ces équations, se dégage une possibilité d’explication « rationnelle » du monde invisible, alors science et sagesse ancestrale sont susceptibles de trouver un terrain d’entente. Et dans ce cas, pourquoi ne pas prendre de suite la première fusée pour la planète quantique ?

Attention : TROIS, DEUX, UN, ZÉRO, PARTEZ !

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Trois

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Grâce à la physique quantique, nos perceptions intérieures, si longtemps jugées suspectes, deviennent légitimées dans les trois principaux domaines suivants :

  • La nature profonde de la réalité. Couramment considérée comme uniquement matérielle, il est acceptée aujourd’hui qu’elle soit également vibratoire,  « composée de particules aussi bien que d’ondes », dirait la physique quantique…
  • Le rôle de la « conscience. Le pouvoir de l’intention nous met en face de notre capacité innée à être des cocréateurs de l’univers. En des mots de physiciens, nous dirions : « l’observateur-expérimentateur influence le système qu’il observe ».
  • L‘accès à l’information. S’il était déjà clair que nos cinq sens  nous permettaient un accès local à l’information dans le cadre de l’espace-temps, « l’intrication quantique », « le principe de non séparabilité » et « la téléportation quantique » (laquelle préfigure nos ordinateurs de demain),  justifient aujourd’hui notre aptitude non locale d’accès à l’information, au-delà des limites de l’espace-temps, de la matière et de l’énergie. Ainsi s’expliqueraient plus aisément les phénomènes de télépathie, clairvoyance, précognition qui puiseraient leurs données dans un champ d’information primordial : « champ akashique » selon le philosophe Ervin Laszlo,  « champ morphogénétique » selon le biologiste Rupert Sheldrake, ou « champ du Point Zéro ». Ce champ, comparable à une mer d’énergie fluctuante, vibratoire, n’est-il pas finalement celui de la Grande Matrice de l’univers à partir de laquelle tout émerge : galaxies, étoiles, êtres vivants, atomes et même la conscience ? Il s’ouvrirait aux quêteurs de Sens qui entrent par la Voie du Cœur.

Deux

Finalement, à la lumière de tout ce qui précède, nous voyons que les éléments, jusque là séparés, ne l’étaient que pour créer la tension nécessaire à cette « jonction des opposés » chère à Carl Gustav Jung. Ainsi en est-il des domaines ci-dessous :

SAMSUNG

  • Science et mysticisme
  • Matière et Esprit
  • Structure et créativité
  • Corps et âme
  • Terre et Ciel
  • Conscient et inconscient
  • Ombre et lumière
  • Bien et mal
  • Féminin et masculin
  • Anima et animus
  • Lune et soleil
  • Culture et Nature
  • Humanité et dieux
  • Libre arbitre et destin
  • Intention et lâcher-prise
  • Passé et futur

Un

yinyangAu plus fort de la tension se développe la « fonction transcendante », cette fonction organisatrice dont parle encore Carl Gustav Jung.
L’unité apparaît alors comme une danse dynamique entre le yin et le yang.
Une danse qui permettrait aux « fous de dire sagement ce que les sages font follement (Shakespeare) ».
Une danse au service de l’œuvre alchimique de « spiritualisation de la matière et de matérialisation de l’esprit ».
Une danse par laquelle le UN s’exprimerait dans la diversité du multiple.
Une danse du SOI, unificatrice, où il semble que les deux moitiés de l’Univers trouvent l’emboîtement parfait de l’œuf cosmique primordial.
Une expérience totale et incommunicable du Sacré et du sentiment de divinité intérieure.

Zéro

aimantDans cet équilibre dynamique, les charges négatives ne sont plus destructrices car elles sont utilisées en force créative. En jouant ensemble, les deux pôles de l’Aimant Divin dégagent une énergie phénoménale : « l’énergie libre » ou « énergie du Point Zéro » déclarent les nouveaux physiciens pour qualifier l’énergie électromagnétique de l’Univers, illimitée et disponible pour tous, présente dans l’espace et la matière. Certains osent même parler de « l’Esprit de Dieu »… Cette énergie incroyable occuperait tout le Vide de l’univers, un Vide qu’ils évaluent à 99,99999 %. Mais n’est-ce pas ce même Vide auquel les grands mystiques se relient à travers la méditation ?  Un Vide empli de paix, de vie vibrante et de joie intérieure… Un Vide, pas si vide donc, et dont l’énergie qui le sous-tend s’appelle « AMOUR », se vit dans un éternel Présent et dans l’expérience vibratoire intense de  l’illumination…

C’est à cette énergie du Point Zéro que tend à se relier la  Conscience Vibratoire du Toucher tout en développant des qualités de Présence, d’Attention et d’Intention.

Partez !

Laissons maintenant la fusée quantique percer l’espace-temps dans l’éclaboussement de myriades d’étincelles d’Amour…

Coeur

Pour en savoir plus…

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Une brève histoire du temps : l’Arbre le Serpent et le Féminin

Par défaut

Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

Au commencement, le vide

Au commencement était le vide, gouffre insondable, vacuité sombre et profonde, dépositaires d’infinies « possibilités », de l’infime à l’immense, de l’atome à l’étoile. Indissociable  de l’espace vide, le Temps ! Temps impossible à voir, à saisir ou à photographier. Temps illusoire peut-être ? Temps de l’éternel présent où coexistent le passé et le futur dans le tourbillonnement fondamental [1]  ? Ou bien Temps-Père qui tempère les inestimables potentialités de l’Espace-Mère par l’inéluctable geste séparateur dont découle la manifestation créatrice [2] ?  Temps créateur ouvrant sur la différenciation et la conscience par la naissance de la forme dans la matière. Matière solide de texture définie ? Ou bien condensé d’énergie au sensible assemblage ?

L’Arbre et le Serpent

Contenu dans les potentialités des formes, l’Arbre Cosmique ! Il est là depuis toujours, hors du temps. Il n’a pas conscience de lui-même, porté dans la béatitude du bercement vibrationnel du chant de l’Univers… un chant qui sonne comme un appel au Grand Serpent du Temps. Le voici le Serpent, monstrueuse forme ondulante. Il vient de s’extraire du chaos primordial de la Divine matrice déployant un à un ses innombrables anneaux dépositaires d’informations. Il danse autour de l’Arbre, et sa danse génère des courants énergétiques. Deux flux antagonistes simultanés traversent l’Arbre de part en part. Des fontaines jaillissent de ses racines d’en bas et de celles d’en haut. Baigné dans un champ d’énergie vibrant d’éclaboussures de vie, l’Arbre sort d’un long sommeil. Maintenant, il perçoit la terre, ressent le ciel et « sait » qu’il est le pivot de l’Univers pour les cycles des cycles.

L’hologramme cosmique

Sous l’archet enspiralé de l’onde serpentiforme, l’Arbre libère dans le cœur de l’aubier une sève d’Amour, vectrice de souveraine transcendance. Communication avec l’Univers…

Tout va alors très vite. Le cosmos se condense en son point originel. Il bascule dans un trou noir [3]  absorbé par l’intensité d’un champ gravitationnel inconnu. Au-dessous, l’Arbre l’accueille, sensible réceptacle en double vortex [4]  émetteur et récepteur… En un instant, l’Univers tout entier est en lui. Sans commencement, ni fin… Dehors est au-dedans mais toujours au dehors. Dans le Grand  Hologramme Cosmique, la partie contient le Tout. Le Tout reste plus grand que la somme des parties. Tout est relié au Tout [5]. L’éternité dans un arbre…

Le Treillis énergétique

Tout étonné de sa perception d’être, l’Arbre regarde autour de lui. Tel un pont divin, des fils ou « cordes »[6] se dessinent, tendues entre le haut et le bas. Subtile trame où le Serpent circule telle une vibrante navette tirant le fil de l’onde de vie pour tisser l’Espace-Temps. Bientôt apparaît un maillage vibratoire constitué de grilles entremêlées. Des grandes mailles divisées en petites mailles. Dans les petites mailles, un treillis plus fin. Un ordre implicite règne dans ce désordre fréquentiel où s’enchevêtrent les fils des vies. Celles du passé et du futur, celles de chaque individu et celles des ancêtres, celles de l’histoire du monde et de l’univers, celles des univers parallèles dans d’autres dimensions, celles disponibles en probabilités pour l’observateur selon le regard qu’il pose. Tout cela en simultané et dans l’interactivité, tout en respectant la hiérarchie des fréquences complémentaires. Vision multidimensionnelle. Symphonie vibratoire aux notes personnelles. Le Serpent ? Inlassablement, il active les lignes du temps, collecte des informations et harmonise chaque fréquence de l’immense réseau vibratoire de la Divine Matrice. Il s’est infiltré dans l’ADN humain et niche dans le cerveau reptilien. Il vibre à tous les flux, au-dedans et au-dehors. Il en assure la connexion  en un seul instant synchrone qui génère les synchronicités [7] qui nous étonnent.

La Sorcière et la Fée

Retour dans la Divine Matrice, l’incubateur quantique où se concocte la Vie dans la magie de ses infinies possibilités, le réceptacle sacré où bouillonnent les éléments de la soupe primitive. C’est le chaudron de la sorcière Kerridwen (voir le mythe au bas de cette page)…  Que l’observateur pose son regard sur le contenu et soudainement les ingrédients s’agencent selon la forme proposée par sa conscience. Dans ce chaudron sacré où tout est disponible, le Serpent – en forme de cuillère – vient créer le mouvement spiralé du tourbillonnement fondamental. En trois gouttes essentielles dépositaires de l’essence du ciel, il extrait les briques élémentaires choisies par l’observateur. Il les assemble ensuite en fréquence vibratoire selon le modèle désiré. Derrière le Serpent, veille la fée Mélusine (voir la légende au bas cette page), l’infatigable bâtisseuse – serpente, de son état – à l’élan créatif. Sorcière et Fée, au service de la création de l’observateur. Ombre et lumière, unies dans un seul et même espace pour perpétrer le Grand Mystère de la Vie.

Le Féminin guérisseur

Confondue à l’Arbre, la Femme, Sorcière et Fée à la fois. Depuis la nuit des temps, elle contient, porte, berce, caresse, enveloppe, vibre, touche et guérit, utilisant la connaissance de la magie, celle où l’âme agit…  On s’adosse contre son tronc. On se dépose entre ses branches. On vient demander, parfois prendre ou encore partager. Elle est sensible aux flux énergétiques des corps qui la côtoient. Elle vibre à certaines fréquences, est perturbée par d’autres. Elle ressent, énergétiquement, émotionnellement… Ici, la santé n’est plus. Là, les croyances sont erronées. Là encore, un événement douloureux est enkysté. Elle perçoit les distorsions d’informations, sent lorsque la vie est figée, si le mouvement intérieur est bloqué. Elle sait alors qu’à cet endroit précis du corps, le Temps s’est échappé. Alors, la Femme pose ses mains, libère le serpent vibratoire. A la vitesse de la lumière, l’onde du Temps recherche la fréquence perdue dans l’immense treillis des vies simultanées de l’hologramme cosmique. Influx électromagnétique dans le champ énergétique. Influx électrique synaptique entre les neurones du cerveau. La connexion se fait, la vie figée se remet en mouvement et cherche le chemin du temps présent…


[1] Ce « tourbillonnement » est une manière d’évoquer le « spin », propriété quantique intrinsèque associée à chaque particule. Le spin c’est « comme si » la particule tournait sur elle-même sauf que concrètement elle ne tourne pas.

[2] Dans beaucoup de mythologies, le geste créateur est un geste séparateur

[3] « black hole » sur le dessin. Selon certaines théories, notre monde consistance physique serait un trou noir à la dimension zéro (condensation d’énergie dans la matière en un point précis de l’Espace-Temps). Il s’agirait alors d’un monde virtuel. Le monde réel, de nature quantique, serait dans les autres dimensions. Théorie de Nassim Haramein.

[4] L’univers en tore bidimensionnel (« torus » en anglais) est un modèle cosmologique créé pour comprendre certains aspects de la relativité.  Le tore bidimensionnel est un objet de taille finie mais qui n’a pas de bord car il se boucle sur lui-même. Franchir un bord, c’est se retrouver de l’autre côté du tore.

[5]  Il s’agit là d’une des caractéristiques d’un hologramme

[6] La Théorie des Cordes, une théorie unifiée de l’Univers qui jette un pont entre la physique quantique et la physique gravitationnelle.

[7]. Voir « la physique de l’information » : http://www.doublecause.net/index.php?page=presse.htm#page7

Inanna, Monde d’en Bas et Mariage Sacré

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Article de Patricia Buigné-Verron
www.mouvement-interieur.org

 

 

Inanna est une déesse sumérienne dont on a retrouvé trace sur des tablettes d’argile gravées en écriture cunéiforme. Les deux extraits ci-dessous sont une « adaptation libre » de sa mythologie. Ils constituent deux passages d’un texte plus complet qui souhaite explorer, à travers diverses mythologies, un Féminin authentique oublié.

 

Descente dans le Monde d’en Bas

Je descends dans l’obscurité de l’humanité…
Je dois passer sept portes, toutes gardées par un portier
Qui veille à ce que la règle antique soit respectée.
A chaque porte, je dois décliner mon identité :

« Je suis Inanna, de là où le Soleil se lève ! »

Mais dans ce pays d’ombre, le portier n’en n’a cure,
Et chaque fois, il me demande de me défaire d’une de mes parures.
Je m’incline et lui laisse successivement ma couronne, mes bijoux de front, mon module de lazulite, mon collier, mes perles-couplées, mes bracelets, mon cache-seins et mon manteau royal…

Et pendant tout ce temps, inexorablement,
Je descends… je descends…
Je suis le grain qui meurt et je suis la terre qui intègre le grain.
Tandis que le portier me déshabille de mes enveloppes,
Au cœur du grain, le germe se développe.
Et si, d’une certaine façon, j’agonise,
Progressivement, je me végétalise.
Dépositaires de mes rituels, vos évangiles déclarent :
« Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ;
Mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits »

Et toujours, je descends… Je descends…
Mes sept étapes sont mon chemin de joie.
Chacune d’elle me plonge en émoi
Tandis que se dissout tout doucement mon « moi ».
Ma descente devient danse décente
Où je dévoile ma pudique nudité
Tout en jouant avec mes voiles :
Voilée… dévoilée…
Je suis celle que vous voulez… Je suis celle que je suis…
Je suis celle que vous voilez… Je suis celle que voilà…
Et ma danse des sept voiles me fait voyager dans sept niveaux de conscience,
Sept planètes, sept couleurs ou sept chakras, comme vous voilez…
Où chaque fois, je laisse une vieille identité pour mettre à nu ma Vérité.

Et encore, je descends… Je descends…
Progressivement, je me rêve-Elle.
Qui ça Elle ?
Je sais qu’il est question de ma sœur d’ombre.
De la matière originelle dont est faite la matrice profonde.
Là où beauté et laideur extrêmes s’unissent et se confondent.
Où fécondité et pourrissement, harmonieusement mêlés,
Constituent ensemble un Processus Sacré.
Où deux sœurs, de douceur et de force, d’Amour et de Guerre, de Lumière et d’Ombre
S’offrent comme les deux faces d’une même entité.

Ma descente est terminée.
Me voici arrivée.
Dans le Royaume des morts, Ereshkigal m’attend depuis longtemps.
Nue, face à elle, dans le noir regard ma sœur d’En-Bas,
C’est moi-même exilée que je vois dévoilée.
En un instant, dans le miroir de ma profondeur mystérieuse,
Je me réapproprie la part ténébreuse
Que l’on m’avait ravie.
La déesse fragmentée, adaptée aux normes collectives,
Dans la négation d’une force instinctive primitive,
Retrouve soudain son entièreté.
Sauvée des âges, je redeviens la déesse sauvage !

Alors, autour de moi, tout se met à danser :
Il n’y a plus ni Inanna, ni Ereshkigal,
Ni haut, ni bas, ni vie, ni mort, ni cosmos, ni chaos,
Ni masculin, ni féminin, ni blanc, ni noir, ni passé, ni futur…
Il n’y a que l’Instant Présent,
La Grande Aventure de la Nature et son cycle des transformations.

Naturellement, je me soumets.
J’entends les Sept Juges du monde d’En-Bas m’annoncer leur sentence,
Et je sens le regard de ma sœur pénétrer ma substance.
Il me lit et me lie tandis que son cri me détruit.
Je suis le grain qui meurt en rêvant à l’épi.

La brillante Ereshkigal prit alors place sur son trône
Et les Anunna, les Sept Juges, articulèrent devant elle leur sentence !
Elle porta sur Inanna un regard : un regard meurtrier !
Elle prononça contre elle une parole : une parole furibonde !
Elle jeta contre elle un cri : un cri de damnation !
La femme ainsi maltraitée fut changée en cadavre
Et le cadavre suspendu à un clou !

Mon corps, en cadavre déshabité
N’est plus que vacuité.
Le clou est le croc du labour
Qui pénètre ma terre en sa Source d’Amour.
Dans mon obscure profondeur,
L’écoulement sanglant est Lumière
Tout autant que liqueur de douceur.
Il répand sa semence
En ma terre de clémence.
A l’instant où je meurs,
Voilà donc que j’épouse le Grand Taureau fécondateur !
Un échange subtil
Vient de s’opérer
En ma terre fertile.

Je me sens unifiée…

Trois jours et trois nuits – ou peut-être trois mois, je ne sais –
Me seront nécessaires
Pour vivre mes Mystères
Selon le Processus Sacré de pourrissement…

Descente dans le monde d’en bas d’Inanna

 

Le Mariage Sacré

Chaque année, dans ma cité d’Uruk, on célèbre le Mariage Sacré.
Il s’agit d’un rituel de fécondité
Par lequel la Grande Prêtresse, ma divine représentante,
Va s’unir au Roi, le « taureau fécondant ».
Par cet acte, il s’agit d’assurer à la cité,
Abondance et prospérité,
Tout en donnant au souverain sa légitimité pour une année.
Après quoi, le Roi sera sacrifié pour la communauté.
N’ayez crainte ! Il s’agit là d’une métaphore
Pour dire que le blé dont la graine est enfouie,
Devra être coupé lorsqu’il sera levé.

Pour l’instant, je veux vous raconter
Comment mon histoire est jouée,
Chanté et même dansée,
Afin que la hiérogamie
– ainsi désigne-t-on l’union d’un humain et d’une divinité –
Puisse être accomplie
Dans une divine chorégraphie.

Nous sommes au Printemps,
Le jour du Nouvel An.
C’est le temps des semailles et de l’allégresse,
Celui d’une nouvelle jeunesse.
Mon sanctuaire est en fête.
En son centre, on a dressé deux trônes et une Couche Sacrée.
Sur cette dernière, des brassées de joncs frais ont été disposées,
Recouvertes d’un couvre-lit en lin, spécialement confectionné.
Au sol, des copeaux de cèdre,
Parsemés ça et là pour exalter les sens
Répandent dans l’atmosphère leur subtile fragrance.

Je suis prête,
Incarnée dans le corps de ma Première Prêtresse.
On vient de me baigner, me parfumer, me parer.
J’attends le Roi, dans le rôle de mon amant Dumuzi.
Le voici justement qui arrive.
Il porte ses rituels atours avec, sur sa tête, la perruque couronnée.
A mes pieds, il dépose les cadeaux dont ses bras sont chargés.
Je suis séduite d’être ainsi célébrée.
Des trônes nous sont offerts.
Selon la liturgie établie, l’assistance entonne des chants d’amour dans un refrain scandé.
L’époque est sans tabou et les mots sont directs :

O mon Amant, cher à mon cœur,
Le plaisir que tu donnes est doux comme le miel !
O mon Lion cher à mon cœur,
Le plaisir que tu me donnes est doux comme le miel !

De plus en plus puissantes, les voix s’élèvent vers les cieux,
Tirant de leur transport des accents mêle-aux-dieux.
Les lyres et les flûtes se mettent à jouer
Invitant les prêtresses à danser pour les dieux.
Alors le Serpent, transparaissant dans leur corps ondulant,
S’enroule et se déroule
Jouant avec leur voile qui vole et les dévoile.
Du ciel à la terre et de la terre au ciel, l’onde d’amour circule.
Le moment est intense.
Transportée par la cadence,
L’assistance bascule dans une  transe-en-danse.
Je me sens enfiévrée.
J’entraine le Roi vers la Couche Sacrée
Pendant que le chœur continue à chanter :

«Epoux laisse moi te caresser. Mes caresses sont plus douces que le miel.
Dans la chambre nuptiale, laisse-nous jouir de ta beauté généreuse.
« Déesse, j’accomplirai pour toi les rites qui me confèrent la royauté.
Je suivrai pour toi le modèle divin ».

Alors l’invitation se fait plus claire et plus directe :

« Viens labourer ma vulve, homme de mon cœur » !

Amoureux sumériens

Bientôt en grand émoi,
J’attire le Roi vers moi.
Nous échangeons des caresses,
D’ivresse et d’allégresse.
Ma vulve est labourée et la graine déposée.
Mon corps-terre est comblé
Et mon âme, embrasée.
La végétation va pouvoir pousser.

Je souhaite à mon Roi-Dumuzi
Belle souveraineté et longue vie
Et lui remets les royaux insignes,
L’anneau et la baguette,
Comme gage de l’union du féminin et du masculin.
Bien sûr, j’y ajoute sa couronne et son sceptre.
Par ce geste, je l’investis dans son viril pouvoir et le consacre Roi de statut divin.
Qui donc sait encore que la monarchie « de droit divin » provient de ce rituel ancien ?

Cette joie que j’apporte n’est pas que pour le Roi.
Tout le monde y a droit.
Ainsi, j’envoie ma fidèle servante chercher les hommes aux champs.
Ils entonnent mes chants
En cheminant jusqu’à mon temple, ce lieu sacré.
Là, des Prêtresses d’Amour qui leurs sont réservées
Vont les aimer
Activant dans le cœur de ces fiers laboureurs,
L’étincelle qui jaillit dans le ciel lorsque s’unissent les corps
Et dont l’éclat perdure dans l’abondance de leur future récolte.
Ces Prêtresses d’Amour, si dévouées à mon culte,
Vos historiens les ont, moins joliment, nommées
« prostituées sacrées ».

De mes chants liturgiques, je n’ai livré qu’une parcelle.
Le « Cantique des Cantiques » les reprend, en plus édulcorés.
Inspirés par Celle qu’on a fini par oublier
Et par Dumuzi, son bien-aimé,
Ils n’évoquent plus que l’amour de Yahvé pour son peuple d’Israël
Ou bien l’amour du Christ pour son épouse l’Eglise…

Si je vous fait le récit du Mariage Sacré
C’est qu’en chaque être, je voudrais réveiller
La vivante expérience de l’Amour humain
Transcendée par l’Amour divin.

je suis chant

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paroles : Véronique Thomas-Caudal

je suis chant
enraciné

je suis chant
verticalité

je suis chant
accordé

je suis chant
ressenti

je suis chant
énergie

je suis chant
harmonie

refrain:

voix-ci, voix-là
résonnent en moi
voix d’ici, voix de là
enchantent-moi
j’écoute ma voix
et c’est moi !

Véronique Thomas-Caudal est musicienne intervenante, chanteuse dans le trio polyphonique Izvan, chef de choeur, pédagogue de la voix certifiée « Roy Hart Theatre ».

Contact pour cours individuels : veronique.caudal@cegetel.net